Auréolé de son statut de champion du monde et de technicien adepte d'un jeu plus spectaculaire, le nouveau sélectionneur en a conscience. Il a toutefois prévenu : la France n'est pas redevenue d'un coup de baguette magique une terreur du football international et le chantier de sa reconstruction est des plus vastes. "Ou les joueurs comprennent vite ou alors ça prendra du temps mais la compétition est dès vendredi et on va s'apercevoir qu'il va falloir aller chercher des points", a-t-il dit, invitant tout le monde, joueurs, encadrement, fédération, public et médias à l'"humilité".
Sa tâche est compliquée par de nombreuses absences. S'il a fini de pester contre les sanctions prises à l'encontre de certains grévistes de Knysna, qui le privent notamment de Franck Ribéry pendant trois matches, Laurent Blanc doit se passer de deux autres créateurs, Yoann Gourcuff suspendu et Samir Nasri blessé. Il ne pourra donc pas adopter son système favori avec un meneur de jeu, comme il l'a pratiqué avec succès à Bordeaux.
Manque d'expérience
Après les avoir tous "punis" pour le match amical contre la Norvège en août, le nouveau sélectionneur a tout de même récupéré neuf des mutins de la Coupe du monde, au premier rang desquels Florent Malouda, le Français en forme de ce début de saison. Le Guyanais devrait occuper le flanc gauche d'un milieu de terrain où la principale inconnue porte sur le côté droit.
En attaque, la paire Guillaume Hoarau et Loïc Rémy devrait être associée dans un système à deux attaquants, par conviction mais aussi parce que Blanc s'attend à affronter une Biélorussie repliée sur elle-même. La défense ne devrait connaître aucune surprise avec la reconduction de la charnière centrale Philippe Mexès et Adil Rami. Le sélectionneur a prévenu qu'il leur accorderait du temps pour parfaire leur entente d'autant que le calendrier des Bleus lui semble favorable avec trois matches à domicile lors de leurs quatre premières rencontres dans le groupe D.
Sous l'impulsion de Laurent Blanc, l'équipe de France s'est donné l'enthousiasme de la jeunesse. Revers de la médaille, elle manque aussi d'expérience. "Avoir une équipe de jeunes joueurs, c'est bien mais pour être compétitif au plus haut niveau, ça ne suffit pas", a rappelé le sélectionneur. Pour montrer la voie aux jeunes, Laurent Blanc a invité mercredi Zinedine Zidane à venir partager son expérience. L'ancien meneur des Bleus a souhaité à ses successeurs de connaître les mêmes bonheurs que lui. L'optimisme est général et même la défaite 2-1 en Norvège ne l'a pas tempéré. Contre la Biélorussie, l'équipe de France ne pourra toutefois pas se contenter de promesses.
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