«Les Lyonnais méritent une belle fessée», poursuit encore le site du club.
Son président Jean-Michel Aulas n'a pas caché son agacement après la déroute de son équipe. Une performance désastreuse qui relègue au second plan la qualification acquise malgré tout par le club pour les 8es de finale de l'épreuve pour la 8e fois consécutivement, grâce à la victoire des Israëliens d'Hapoël Tel Aviv sur Benfica Lisbonne (3-0).
«C'est plus un problème de joueurs avant d'être un problème d'entraîneur ou de dirigeants», affirme désormais l'homme fort de l'OL évoquant ainsi «un décalage entre les vertus mentales et la qualité technique des joueurs».
«Nous avons été nettement en dessous de ce que nous devons normalement délivrer», estime-t-il. «Cela doit être un déclic, sinon on sera loin de ce que on peut faire».
Une équipe à l'équilibre déjà précaire
Outre celles de l'arrière gauche Aly Cissokho, de retour de blessure mais déjà dépassé lors de la victoire à Lens (3-1) dimanche et sorti à la mi-temps du match à Gelsenkirchen, les performances du milieu défensif Jérémy Toulalan sont inquiétantes. Dépassé physiquement, il commet beaucoup de fautes et ses maladresses techniques en relance sont handicapantes.
Après des débuts encourageants, le défenseur central Pape Diakhaté, recruté dans l'urgence fin août, a laissé filtrer certaines limites face à des clubs de premier plan.
Dans le domaine offensif, certains n'ont pas répondu à l'attente mercredi, comme Yoann Gourcuff, en difficulté face à l'engagement physique de Schalke 04 avant sa sortie sur blessure, ou encore Lisandro Lopez, loin de s'impliquer sur le front de l'attaque. L'entrée de ses deux joueurs avait été déterminante à Lens, dimanche.
Mais plus globalement, le club a aussi sa part de responsabilité sur le comportement des joueurs autour desquels il a, au fil des années, mis en place une surprotection vis-à-vis du monde extérieur, des supporteurs et des médias notamment, et un style de vie qui ne les incite pas à l'effort.
L'OL a aussi fait signer à des prix très élevés, réservés aux grandes vedettes internationales, des joueurs qui n'ont peut-être pas le talent et/ou le mental pour assumer ce statut et former la grande équipe voulue par Jean-Michel Aulas.
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