Alors que ses attaquants sont muets, le PSG cherche des solutions. La première, qui sera sans doute celle retenue, est de maintenir le duo Hoarau-Erding en espérant que la roue finisse par tourner. La seconde serait de changer l'un des deux éléments du tandem. Mais, dans ce cas de figure, les options du club de la capitale sont limitées. Jean-Eudes Maurice ne s'est pas imposé et Mateja Kezman vient de quitter le club. "C'est embêtant, ça fait un joueur en moins mais, c'est la vie", a d'ailleurs regretté Antoine Kombouaré, même si le Serbe ne faisait pas particulièrement partie de ses plans. Reste donc Peguy Luyindula. Pour le moment, l'ancien Lyonnais doit se contenter de la Coupe de la Ligue et de la Ligue Europa comme terrains d'expression. En Ligue 1, il n'a été titularisé qu'une seule fois. Le reste du temps, il doit se contenter de bout de matches.
Comme à chacune des cinq sorties européennes du PSG cette saison, Luyindula sera une nouvelle fois titulaire face à Dortmund. Aux côtés d'Erding, sans doute. L'occasion de montrer qu'il peut constituer une alternative, même s'il n'est pas du genre à tirer la couverture à lui. "On s'entraide entre attaquants car on a tous connu ces périodes-là, dit-il pour soutenir Hoarau et Erding. C'est embêtant mais le vrai problème c'est que personne n'a la réponse et un jour il y a le déclic. On en discute pour qu'il essaie d'évacuer la tension. Il n'y a pas de vérité absolue. Il faut repartir sur des choses simples". Et quand on lui fait remarquer que ce sont surtout les ailiers, Nenê (6 buts) ou Giuly (1 but), qui marquent à Paris, il rétorque : "Aujourd'hui, les buts viennent des côtés mais la roue va tourner et demain ça viendra de l'axe. Savoir qui marque, ça n'intéresse que vos rubriques".
"Je n'ai pas de problème d'ego"
La saison dernière, l'attaquant avait profité des blessures à Guillaume Hoarau pour disputer 23 matches de championnat dans le costume du titulaire. Et il avait trouvé les filets à six reprises. Alors se sent-il prêt à bousculer la hiérarchie ? "Je n’aime pas ceux qui disent dans un club qu’il y a une hiérarchie établie par poste, répondait-il récemment. Ce n’est pas très sain de fixer une hiérarchie, c’est ce qui crée justement les petits accrocs et les incompréhensions entre les joueurs dans la saison. Ça ne sert à rien de vouloir forcer le destin pour devenir le héros du club. C’est ce genre de comportement qui peut faire trébucher une équipe justement". Le sens du collectif, Luyindula l'a aussi sur le terrain. En Ligue Europa, il n'a marqué qu'un seul but, lors du barrage aller lors face au Maccabi Tel-Aviv. En revanche, il affiche trois passes décisives au compteur toutes compétitions confondues. Au moins offre-t-il un profil différent en attaque.
Le problème de Luyindula a souvent été la régularité. Mais il explique cette inconstance par le rôle de joker qui lui est dévolu depuis le début de saison et qui ne semble pas le déranger. "Moi, je n’ai pas de problème d’ego. La seule chose qui m’importe, c’est de retrouver du rythme quand je joue. Rien ne remplace la compétition. Je me bats comme un fou pour reprendre ce fameux rythme. Et c’est beaucoup de souffrance physique", dit-il. La réception de Dortmund lui donnera l'occasion de se dégourdir les jambes. Avant sans doute de laisser une nouvelle fois sa place pour le clasico face à l'OM, dimanche. "Sans langue de bois, il y en a qui jouent la coupe d'Europe et d'autres en championnat. Pour moi, qui ne suis pas sûr de jouer dimanche, ce sera (jeudi) le match le plus important", assure-t-il avant de plaisanter : "Mais pour le club, je promets de répondre à la question quand je deviendrais président du PSG..."
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/04112010/70/ligue-europa-luyindula-l-alternative.html
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