A l'heure où l'Olympique de Marseille joue sa survie européenne à chaque sortie et essaie de rattraper les points perdus, Steve Mandanda, lui, remonte le temps. Le portier olympien, qui avait explosé à son arrivée sur la Canebière en 2007 avant de rentrer dans le rang au fil des saisons, a repris son envol en ce début d'exercice 2010/2011. Steve Mandanda ressemble de plus en plus à l'impétueux portier qu'il était lorsque Albert Emon l'a jeté dans le grand bain pour suppléer Cédric Carrasso, blessé. C’était en août 2007. Mandanda avait 22 ans à peine. L’âge de l’insouciance.
Trois ans plus tard, de l'eau a coulé sous les ponts. Steve Mandanda est passé par tous les états et tous les statuts. Désigné gardien numéro 1 de l'équipe de France après l'Euro 2008, le Marseillais avait un boulevard devant lui. Mais il s'est pris les pieds dans le tapis. Des sorties bleues ratées, douze buts encaissés lors de ses dix premières sélections ainsi que la montée en puissance d'Hugo Lloris ont eu raison de lui. Steve Mandanda est retombé de son piédestal.
"Tout est arrivé très vite"
Pas assez décisif avec l'Olympique de Marseille et jugé trop taciturne par les observateurs, même en 2009/2010, saison du triplé pour l'OM, Steve Mandanda a encaissé les critiques. Sans rien dire. Et, aujourd'hui, répond enfin sur le terrain. Après un démarrage en demi-teinte, à l'image de ses coéquipiers, l'ancien Havrais a passé la surmultipliée, à l'image de sa prestation à Lille il y a dix jours (1-3) ou à l'aller face à Zilina (1-0).
"Tout est arrivé très vite pour lui ici. Pour un jeune joueur, ce n'est pas toujours aisé à assimiler, et il a connu un peu plus de difficultés l'an dernier. Il en a eu conscience, mais il a su affronter la réalité et se remettre en question pour repartir sur d'autres bases", tente d'analyser son agent Etienne Mendy. Cette remise en question s'est accompagné d'un cadeau, empoisonné pour certains, le brassard de capitaine de l'OM. Plébiscité par ses coéquipiers pour succéder à Mamadou Niang l'été dernier, Steve le taiseux a assumé. Et cela lui a fait le plus grand bien. "Steve n'est pas quelqu'un de très expansif. Porter le brassard l'oblige à l'être, à forcer sa nature, alors qu'il a une certaine forme de nonchalance. Cela le fait gagner en agressivité et en concentration", ne peut que se réjouir Didier Deschamps.
L'arrivée de Nicolas Dehon, celui qui fut son formateur au Havre, n'est évidemment pas étranger dans le retour au premier plan du gardien. Chipé au PSG, où il officiait jusque-là, Dehon a retrouvé son poulain. Et lui a redonné confiance. "Nous avons des affinités, il connaît bien mes méthodes. Et notre relation dépasse celle du cadre entraîneur-entraîné. Nous nous voyons aussi à l'extérieur, où on ne parle pas que de football", assure l'actuel coach des gardiens de l'OM. Steve Mandanda est de nouveau sur les rails. L’avenir lui appartient de nouveau.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/03112010/70/ligue-des-champions-on-a-retrouve-mandanda.html
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