Actuellement huitièmes avec 29 points, les Verts ne sont sûrs de rien. C’est l’une des particularités du championnat cette saison. Excepté Arles-Avignon, condamné à descendre avec ses huit petits points au compteur, aucune autre équipe n’est suffisamment décrochée pour être éliminée de la course au maintien.
En abandonnant trois points à Lens, les Verts ont relancé les Artésiens qui ne pointent plus désormais qu’à sept points de l’ASSE, après leur succès en match de retard face à Caen samedi soir (2-0). Est-ce insurmontable ? Sûrement pas à dix-huit journées de l’arrivée.
Il ne faudra sans doute plus laisser échapper de telles opportunités qui mettent aujourd’hui les hommes de Galtier dans l’obligation de battre Toulouse à Geoffroy-Guichard et dilapident les points arrachés avec courage à Nancy, Valenciennes et Lille. Et montrent en même temps la faible marge de manœuvre de l’ASSE sur le plan de l’implication. Si elle n’est pas totale, le talent manque pour compenser les absences de concentration et de maîtrise.
Autre remarque : pour faire face aux critiques, les joueurs devront cesser de faire valoir leur première partie de saison, brillante dans un premier temps, laborieuse mais courageuse par la suite. Au risque d’être rattrapés par la réalité d’un championnat qui oblige à se remettre en question et à assurer une certaine régularité dans les performances.
Après avoir mis fin à une série de sept matches sans défaite par deux échecs consécutifs qui interpellent sur la forme et le fond, un nouveau départ s’impose rapidement.
Ça ne paraît pas simple quand au rang de vos prochains adversaires figurent Toulouse, Montpellier, Lyon et Marseille. Mais les Verts avaient signé trois succès et un nul probant face à ces équipes lors de la phase aller. C’est bien la preuve qu’ils ont le potentiel pour demeurer dans la première partie du tableau jusqu’au bout. Plusieurs millions d’euros, des primes d’objectif et une part de l’avenir de chacun sont en jeu.
Question de confiance et de travail sans doute. Par exemple pour un garçon comme Emmanuel Rivière qui devrait s’inspirer de son prédécesseur sous le maillot vert Bafé Gomis. Sifflé par Gerland après l’avoir été parfois par Geoffroy-Guichard, il dit avoir réussi à inverser la tendance à force de travail. C’est peut-être une piste à creuser pour le Martiniquais s’il veut retrouver le chemin du but …et le sourire.
On peut penser aussi que le fait de n’avoir plus qu’un objectif simplifiera les choses. En terme de gestion d’effectif tout au moins. Car que ce soit sur le plan de l’image et de l’intérêt purement sportif, un bon parcours en coupe de France, depuis si longtemps attendu, aurait donné du piment à la deuxième partie de saison.
Clermont étant passé par là, le groupe de Galtier ne va pas être surbooké ces prochains mois. Cette donnée peut interférer dans la volonté des dirigeants de recruter, ou non, au mercato. L’argent ne coule pas à flots, N’Daw et Bergessio n’attirent guère les convoitises. Du coup, ils peuvent estimer disposer d’un groupe suffisant en quantité. Sachant tout de même qu’il compte plusieurs néophytes comme Néry, Sagna, Saadi, Ghoulam, Cros et quelques autres, lourds en salaire mais légers au niveau du rendement comme Bergessio, N’Daw, Landrin et Sanogo dont Galtier a certainement des raisons objectives de penser qu’il ne sera pas le sauveur.
Le casse-tête est assez complexe et invite plutôt au statu quo. Christophe Galtier devra peut-être s’en contenter et, à défaut, se rappeler qu’une hirondelle d’hiver fait rarement le printemps et que le vert est la couleur de l’espoir.
L’entraîneur des Verts en caresse plusieurs : celui de voir son équipe retrouver sa fluidité de début d’exercice, Payet et Rivière le sens du but, Sanogo sa plénitude physique, Perrin son second souffle, sa défense une certaine sérénité après les quatre buts encaissés lors des deux derniers matches officiels.
En attendant, il y a du pain sur la planche…
http://www.leprogres.fr/fr/article/4508726/Du-pain-sur-la-planche.html
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