DIDIER DESCHAMPS, ce succès replace l’OM à un point de Lille. C’est une victoire très importante ?
D.D : Content, heureux, car ce n’était pas un match évident. On a eu une première mi-temps difficile. On était mené devant un public qui s’est réveillé. C’est ça aussi le football. Alors ce soir on rigole car on a réussi à renverser la situation. Le fait d’égaliser, ça nous a donné confiance. C’est une victoire avec le cœur car Montpellier a très bien défendu. Quand ça se termine bien, c’est toujours super. A 25 minutes de la fin, vous auriez tous dit que l’on était des tocards. Et 25 minutes après, on est dans la course.
Vous ne donnez pas l’impression d’être satisfait après cette victoire…
D.D : Si je le suis. Mais je ne vais pas sauter au plafond. Dans le vestiaire, j’ai sauté un peu plus (rires)…
Cette victoire est pourtant essentielle dans la lutte pour le titre ?
D.D : Après le résultat de Lille contre Bordeaux (1-1), on savait qu’en gagnant ici on pouvait se rapprocher de la tête et prendre plus de distance sur les autres. On conforte notre deuxième place. C’est une bonne opération pour nous.
Est-ce que le vent n’est pas en train de tourner en faveur de l’OM ?
D.D : A Marseille, il y a beaucoup de vent. Beaucoup de mistral (rires). Il tourne souvent. Tout le monde a des matches difficiles. Ce n’était pas simple de prévoir que Lille aurait des difficultés face à un Bordeaux diminué avec beaucoup d’absents. On s’attendait à un match difficile contre Montpellier. Je ne vais pas dire que nous avons maîtrisé notre sujet. Mais à ce moment-là de la saison, le plus important, c’est de prendre des points. Après le nul à Toulouse (2-2), c’est vraiment très bien d’être parvenu à s’imposer ici.
Votre équipe a-t-elle un ascendant psychologique sur Montpellier avant la finale ?
D.D : Je ne crois pas trop à cet ascendant psychologique… D’avoir gagné ici ça nous donne encore un peu plus de confiance sans perde toutefois notre humilité. Car Montpellier nous a créé quelques problèmes, notamment sur les coups de pieds arrêtés. Mais samedi, c’est autre chose, un autre match. Et c’est d’abord un titre à gagner. Il n’y a pas de point en jeu. Le contexte est différent car ça va se jouer au Stade de France. Personne n’évoluera à domicile. Malheureusement pour eux comme pour nous, deux jeunes joueurs ne pourront pas participer à cette finale (El Kaoutari et Rémy, ndlr). C’est dommage qu’ils puissent être privés d’une finale. On n’est jamais sûr d’en jouer une autre…
Vous avez évoqué avec Loïc Rémy son coup de sang ?
D.D : J’ai parlé avec lui. Je n’ai pas vu les images. Mais apparemment il y a eu des paroles un peu déplacées de la part du Montpelliérain. Il y a eu un coup de tête et Loïc a réagi. Mais il ne doit pas réagir à ce genre de choses. La provocation fait partie du jeu. Il n’a pas à répondre. Mais je ne vais pas l’enfoncer ce soir car il est très triste. Je lui souhaite de jouer beaucoup de finale…
Votre équipe est souvent menée au score. Comment expliquez-vous les difficultés de l’OM à prendre le jeu à son compte ?
D.D : On peut avoir le verre à moitié plein ou à moitié vide… Moi je vois qu’il y a du caractère dans l’équipe. Et de la volonté. On ne fait pas tout bien. Mais les autres équipes non plus. Tous les matches sont difficiles. Ce n’est pas évident de prévoir les scores entre ceux qui veulent des points pour se sauver et les autres qui jouent les premiers rôles. Il y a de la tension. Chaque point peut compter. On a été plus dans la réaction. Mais on est là, toujours vivant. On ne domine pas les débats mais on prend des points.
http://fr.sports.yahoo.com/17042011/70/ligue-1-deschamps-une-victoire-avec-le-coeur.html
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