Jusqu'au bout, Arsenal aura animé la dernière journée du mercato, mercredi. Après avoir signé André Santos et surtout Per Mertesacker pour remédier à leurs problèmes défensifs, obtenu le prêt de Yossi Benayoun pour étoffer l'effectif sur les ailes, les Gunners étaient encore à la recherche de la pièce manquante du puzzle : le meneur de jeu qui allait remplacer Cesc Fabregas. A 22h45 (heure anglaise), soit un quart d'heure avant la clôture définitive du marché, la signature de Mikel Arteta est venue combler ce manque. Au grand dam d'Everton, l'Espagnol a choisi de répondre favorablement au défi proposé par Arsène Wenger en signant pour quatre ans à Arsenal.
Après six années passées chez les Toffees, Arteta n'a pas hésité à mettre la pression sur ses dirigeants pour qu'ils acceptent l'ultime offre d'Arsenal, estimée à 10 millions de livres (11,5 millions d'euros). "Mikel m'a fait savoir qu'il voulait rejoindre Arsenal si une offre arrivait. Je suis déçu de le perdre, mais je ne pouvais pas lui offrir la perspective de disputer la Ligue des Champions", déplorait David Moyes, le manager d'Everton. Le problème, c'est que le joueur a fait part de sa décision mercredi à... 19h00, alors qu'il était au courant depuis quelques jours déjà qu'Arsenal s'intéressait à lui. "Moyes en a parlé avec le président, Bill Kenwright, pour lui dire qu'il ne conserverait pas un joueur qui ne voulait pas jouer pour le club. Arteta, qui était le joueur le mieux payé dans l'histoire d'Everton (75.000 livres par semaine), a même accepté de baisser son salaire pour rejoindre Arsenal", précisait Don Roan, le correspondant de la BBC à Liverpool.
Il touchera 20.000 livres de moins par semaine
Wenger a su tirer sur la bonne corde pour faire avaler à Arteta une diminution de salaire de 20.000 livres par semaine. Arsenal représente le plus beau défi de la carrière de l'Espagnol. Formé au FC Barcelone, il n'avait jamais intégré un club européen de premier plan malgré des prestations remarquées au Paris Saint-Germain, aux Glasgow Rangers ou à Everton. A 29 ans, la perspective de remplacer Cesc Fabregas au sein d'une équipe qualifiée pour la Ligue des Champions représentait une opportunité unique qu'il ne pouvait pas laisser passer. "Fabregas est un excellent joueur, l'un des meilleurs qui soient passés en Premier League, et ce serait beaucoup me demander que de faire comme lui. Je veux juste montrer de quoi je suis capable. J'ai eu la chance de jouer la Ligue des Champions avec le PSG et les Rangers, donc je sais ce que c'est. Je veux en faire partie, cette compétition me manque depuis longtemps et j'ai maintenant la chance de pouvoir la disputer à nouveau. Je suis impatient", a reconnu l'ancien Parisien en conférence de presse.
L'Espagnol aura à coeur de se montrer à la hauteur du défi proposé. Il n'était pas forcément le premier choix d'Arsène Wenger, qui a notamment relancé Lyon pour Yoann Gourcuff, comme l'a laissé entendre le président lyonnais Jean-Michel Aulas. L'expérience d'Arteta et sa faculté à s'adapter rapidement au système des Gunners, au même poste que Fabregas, ont aussi influé sur la décision de Wenger. "Remplacer Fabregas est une grande responsabilité. Mais je connais la philosophie d'Arsenal, qui a la réputation de posséder souvent le ballon et de le faire circuler. C'est le type de jeu que j'aime", se réjouit l'Espagnol. Il devra aider le club londonien à sortir d'une situation difficile. Arsenal se traine à la 17e place de la Premier League, après avoir été battu à domicile par Liverpool (0-2) et surtout humilié à Old Trafford par Manchester United (8-2). Et les blessures de Jack Wilshere et Abou Diaby, ainsi que la suspension d'Alexandre Song, ont montré la nécessité pour les Gunners de se renforcer au milieu. Dans ce contexte, le challenge proposé à Arteta est d'autant plus grand.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire