On a longtemps cru que Lille allait passer de la L1 à la C1 sans problème. Face au CSKA Moscou, le Losc a affiché la même maîtrise collective qu'en championnat pendant 70 minutes. Une domination très nette traduite par deux buts de Sow (45e) et de Pédretti (57e). Mais la Ligue des Champions interdit tout relâchement, et les hommes de Rudi Garcia l'ont appris à leurs dépens. Seydou Doumbia s'est chargé de la sanction en inscrivant un doublé (72e, 90e) qui permet au club russe de prendre un point inespéré face aux Nordistes (2-2). Une unité qui fera peut-être la différence au classement d'un groupe dont Trabzonspor a pris la tête en signant le coup d'éclat de la soirée à San Siro face à l'Inter (0-1).
Les Lillois ont longtemps semblé à l'abri de cette contre-performance. Après une domination aussi nette que stérile (17 tirs en première période, record de la soirée), ils ont trouvé l'ouverture au meilleur moment, juste avant la pause, grâce à une subtile talonnade de Moussa Sow (1-0, 45e). Un signe qui semblait suffisant pour annoncer des retrouvailles réussies avec la compétition reine des Coupes d'Europe. Mais Lille ne s'est pas arrêté là. Toujours aussi supérieurs à la reprise, les Dogues ont logiquement doublé la mise par un excellent Pédretti à la conclusion d'un mouvement collectif abouti (2-0, 57e). Oui, tout semblait définitivement parfait pour Lille à ce moment du match. Même la réussite était du côté des Dogues, à l'image du poteau qui a sauvé Landreau sur un tir de Tosic (54e) juste avant le deuxième but nordiste.
Soudain incapables de tenir le ballon
Mais Lille n'a pas su afficher la même maîtrise sur la totalité du match. En Coupe d'Europe, ça ne pardonne pas et Moscou s'est chargé de sanctionner les errements des Dogues dans les vingt dernières minutes, avec Seydou Doumbia dans le rôle du bourreau. Après avoir battu Mickaël Landreau d'un petit pointu à bout portant (2-1, 72e), l'Ivoirien avait déjà jeté un grand froid sur les tribunes de Villeneuve-d'Ascq. Et semé le doute dans les têtes des hommes de Garcia, soudainement incapables de tenir le ballon comme ils le font pourtant si bien habituellement. La crainte a gagné les rangs lillois.
Elle s'est transformée en abattement quand le même Doumbia a offert le point du nul à son équipe d'une frappe puissante dans la dernière minute du temps réglementaire (2-2, 90e). Le scénario peut paraître cruel pour Lille. Mais il traduit surtout l'écart de niveau qui existe entre la L1 et la C1, où le relâchement est totalement interdit. Le champion de France en titre devra prouver qu'il a tiré les enseignements de la leçon russe dans deux semaines, sur la pelouse du leader Trabzonspor.
Mercredi soir, l'OL a débuté sa douzième campagne consécutive de Ligue des Champions en ramenant un nul d'Amsterdam (0-0), face à l'Ajax. Malgré quelques relâchements, Lyon a résisté à l'ambiance surchauffée de l'ArenA. Le Real Madrid, vainqueur à Zagreb (1-0), est leader de ce groupe D.
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