mardi 6 septembre 2011

Un horizon à éclaircir

Quatre jours après son succès étriqué en Albanie, la France affronte la Roumanie ce soir (20h30). Un succès à Bucarest serait un pas presque décisif vers l’Euro 2012. Mais les Bleus essayeront aussi de faire taire les critiques. Pour cela, Blanc pourrait faire des choix radicaux. Les clés du match
LA DERNIERE LIGNE DROITE
Jusque là, sur le plan comptable, tout va bien. A trois rencontres du terme de la phase qualificative, les Bleus comptent trois points d'avance sur leur nouveau dauphin, la Bosnie, et semblent bien partis pour décrocher leur billet pour le Championnat d'Europe. Mais une victoire à Bucarest permettrait d’éviter de relancer le suspense dans le groupe D et de faire des deux rencontres contre l'Albanie (7 octobre) et la Bosnie (11 octobre) au Stade de France de véritables finales. "On sait qu'en cas de victoire, on se rapprocherait d'une qualification pour l'Euro, on est venus pour ça", a conscience Hugo Lloris. Après les quelques jours de tempête qui ont suivi la victoire étriquée en Albanie (2-1), Laurent Blanc n’a pas perdu des yeux l’objectif prioritaire de son équipe : "Qu'elle fasse la même chose au niveau du score, ce serait déjà pas mal. C'est la première des choses. Je le répète, on est dans une compétition et l'important, c'est de se qualifier (…) Moins il y a de matches plus les points valent très chers et deviennent très importants. On avait deux déplacements, on a fait la moitié du chemin ".
NOUVELLES TETES, NOUVEAU JEU ?
Laurent Blanc a promis du changement. D’abord, parce que l’adversaire est différent. "Il faudra jouer d’une autre manière, a-t-il expliqué lundi. Pour la contrecarrer on va peut-être proposer autre chose contre la Roumanie. On va essayer d’avoir le ballon. La Roumanie est beaucoup plus joueuse que l’Albanie. Elle nous proposera moins de combat. L’équipe de France devra être bonne pour gagner ce match-là." Sur la base de son 4-3-3, jusqu’à cinq changements devraient donc être opérés. Si le sort de Réveillère et Kaboul ne faisait pas de mystère, le sélectionneur pourrait choisir de mettre sur la touche Diarra, son capitaine à huit reprises, Malouda et Nasri. Trois cadres qui devraient payer leur rendement à Tirana. Histoire ne pas faire de jaloux. Seul Ribéry pourrait donc en sortir indemne et être conforté dans son désir de jouer à gauche. Mais difficile de penser que le flot de critique qui s’est abattu sur la qualité du jeu des Bleus en Albanie n’a pas poussé Blanc à réfléchir. En Roumanie, il voudrait voir son équipe montrer un visage plus séduisant, si possible. "Certains entraîneurs vous diront: ‘On se fout de la manière, l'important c'est de gagner’. C'est vrai. Si on peut y ajouter des séquences de jeu, cela nous ferait plaisir mais c'est la chose la plus difficile", a-t-il néanmoins prévenu.
LA VIE SANS NASRI
Principale victime du remaniement préparé par le Président, Samir Nasri devrait prendre place sur le banc. Officiellement, le meneur de jeu de Manchester City a reçu un coup au pied, vendredi puis dimanche lors de l'entraînement effectué à Tirana. Mais sa manie de ralentir le jeu en Albanie ne sied pas avec la philosophie de jeu que souhaite mettre en place Laurent Blanc, lequel adresserait du même coup un message dans sa chasse aux ego. Malgré son inexpérience (4 sélections, dont une seule en match officiel), Marvin Martin sera donc lancé dans le grand bain. Et il aura la lourde tâche de montrer qu’on peut lui confier les clés de l’équipe. Son ancien entraîneur Francis Gillot, même s’il estime que le Sochalien est "plus performant derrière deux attaquants, dans un milieu en losange" (ce qui ne sera pas le cas mardi soir), ne se fait pas de soucis. Mais Martin, comme d’autres, jouera gros. "En équipe de France, tu joues gros à chaque fois, il faut que tu sois performant dans tous les secteurs de jeu ", a prévenu le sélectionneur.
LA DEFENSE A L’EPREUVE
En Albanie, le problème de la défense a sauté aux yeux de tous sur le but de Bogdani. Une épine dans le pied de Laurent Blanc qui avait fait de ce secteur le socle du redressement des Bleus. Une nouvelle fois, le sélectionneur va d'ailleurs devoir bricoler après l'expérience catastrophique tentée avec la charnière Kaboul-Abidal. Près de la moitié de sa défense devrait bouger. Adil Rami, l'un de ses deux titulaires en défense centrale (Mexès est forfait sur blessure), revient de suspension et Blanc devrait donc logiquement éjecter Kaboul, aux abois à Tirana, pour lui substituer le joueur de Valence, devenu un cadre en quelques mois (11 sélections). Avec le risque de voir Rami et Abidal, alignés côte à côte à une seule reprise (70 minutes lors de Pologne-France, 1-0, le 9 juin en amical), manquer cruellement d'automatismes. D’ailleurs, la Roumanie, seulement 54e nation au classement Fifa mais vieille connaissance des Bleus, a prévu d’appuyer là où ça fait mal. Pour l'inauguration du tout nouveau Stade National, Victor Piturca a demandé à ses joueurs de miser sur l’attaque. Même sans Adrian Mutu, exclu à vie, Ciprian Marica (blessure), qui a mis trois buts à la Bosnie (en deux matches), et Gabriel Torje (suspension), auteur des deux buts de la victoire au Luxembourg vendredi. "Nous essayons d'attaquer n'importe quelle équipe", a annoncé le sélectionneur roumain.
Les équipes probables
Roumanie : Tatarusanu - Samunaru, Goian, Chiriches, Rat - Bourceanu, Lazar, Nicolita, Tanase, Bucur - Stancu
France : Lloris - Sagna, Rami, Abidal, Evra - M'Vila, Cabaye, Martin - Valbuena, Ribéry, Benzema
 Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/06092011/70/qualif-euro-2012-un-horizon-a-eclaircir.html
hebergeur image

Aucun commentaire: