Dès le coup d'envoi, la Bosnie annonce la couleur : elle est là pour se qualifier et Edin Dzeko, l'avant-centre de Manchester City, le fait savoir en tentant d'entrée sa chance de loin, mais sa frappe est contrée. Les Bosniens monopolisent le ballon et cherchent à marquer d'entrée, eux qui ont besoin d'une victoire pour éviter les barrages, contrairement à leurs adversaires. Et les hommes de Safet Susic sont bien prêts d'ouvrir la marque après cinq minutes de jeu, lorsque le tir à bout portant de Senad Lulic échoue sur le petit filet extérieur. Alors que la pression bosnienne est intense, les Bleus se créent sur contre-attaque la première grosse occasion du match. Après une bonne combinaison entre Florent Malouda et Loïc Rémy, l'attaquant marseillais se présente seul devant Kenan Hasagic mais pousse trop loin sa balle dont s'empare le portier adverse.
La Bosnie reprend sa domination face à des Bleus fébriles, qui éprouvent de grosses difficultés à poser le pied sur le ballon. Dzeko fait encore des siennes en éliminant Adil Rami et en obligeant Lloris à se coucher sur sa frappe. Dzeko, qui avec sa technique en mouvement et ses 192 centimètres pose de gros problèmes à la défense française, a un peu plus tard l'occasion de donner l'avantage à son équipe sur un contre, mais son tir part tout droit dans les tribunes. Petit à petit, les hommes de Laurent Blanc commencent à desserrer l'étau bosnien et à faire circuler le ballon au milieu de terrain, mais le danger vient surtout des Blancs. Et il se concrétise à la 40e minute, quand Dzeko fait cettefois mouche aux seize mètres d'un tir du droit qui finit dans le petit filet des buts de Lloris. Les nombreux supporters bosniens exultent.
Penalty salvateur
Les hommes de Susic entament la seconde mi-temps avec un nouveau gardien, Asmir Begovic, qui remplace Kenan Hasagic. Les Français, qui n'ont pas cadré un seul tir en première période, n'ont désormais plus le choix et sont contraints d'attaquer, à l'image de Florent Malouda dont le centre tendu ne trouve pas preneur. Laurent Blanc décide à l'heure de jeu de donner plus de rapidité à une formation qui en manque singulièrement et fait rentrer le Parisien Kevin Gameiro et le Sochalien Marvin Martin à la place de Yohan Cabaye et Florent Malouda. La pression française, bien que brouillonne, se fait plus intense, obligeant la défense bosniaque à concéder corner sur corner. Mais les Bleus peinent à trouver l'ouverture.
Il faut un coup franc provoqué par une faute sur Jérémy Ménez pour que Marvin Martin oblige Begovic à détourner la balle en corner. Sur un nouveau coup franc, Samir Nasri est bien près de qualifier son équipe mais sa frappe est déviée sur la transversale par le gardien bosnien. Le coéquipier de Dzeko à Manchester City prend une revanche éclatante quelques minutes plus tard. Accroché à l'entrée de la surface par l'ancien Montpelliérain Emir Spahic, il transforme lui-même le penalty pour son troisième but en sélection qui envoie les Bleus à l'Euro (1-1, 78e). Blanc renforce immédiatement son milieu en sortant Loïc Rémy pour le remplacer par Alou Diarra et s'accroche à son résultat malgré les dernières offensives bosniaques.
http://lci.tf1.fr/sport/france-bosnie-un-billet-pour-l-euro-gagne-dans-la-douleur-6758898.html
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