FRANCE - ALBANIE : 3-0
Buts : Malouda (11e), Rémy (38e) et Réveillère (67e)
A ceux qui craignaient qu'octobre 2011 ait des faux airs de novembre 1993, l'équipe de France a délivré un premier élément de réponse en s'imposant vendredi face à l'Albanie (3-0). Avec entrain, les Bleus de Laurent Blanc ont déjà fait mieux que ceux de Gérard Houllier. Eux sont certains d'être encore vivants après la Bosnie, mardi soir. D'ores et déjà assurés de disputer les barrages, ils seront même directement qualifiés pour le grand rendez-vous de juin 2012 s'ils prennent un point face à Dzeko et ses copains. Compte tenu de la copie rendue face aux Albanais, on peut être raisonnablement confiant. Même amputés de près de la moitié de leurs titulaires habituels, les Bleus n'ont jamais donné l'impression d'être perdus. Bien au contraire. Tout le monde a pris ses responsabilités, Loïc Rémy et Samir Nasri en tête.
Face aux Bosniens, qui ont cartonné le Luxembourg (5-0), on devrait donc retrouver une grande partie des vainqueurs de l'Albanie. Avec un gros point d'interrogation planant au-dessus des têtes d'Adil Rami (cuisse), de Patrice Evra (cuisse) et de Yohan Cabaye (cheville). Les deux derniers nommés n'ont d'ailleurs pas tenu la distance et ont dû quitter leurs partenaires à la pause pour le défenseur de Manchester, juste après pour le milieu de Newcastle. A ce moment-là, l'équipe de France avait déjà fait la différence. Depuis un bon bout de temps d'ailleurs puisque le 4-4-2 décrété par un Laurent Blanc n'a pas mis longtemps à trouver la faille dans l'arrière-garde albanaise. Après un premier avertissement de la doublette Nasri - Gomis (7e), Florent Malouda, 71 sélections au compteur, a marqué son 7e but sous le maillot bleu en reprenant un centre de Loïc Rémy (1-0, 11e). Le Marseillais, aligné en pointe, en a remis un coup (de rein) juste avant la pause. Parfaitement servi par un Samir Nasri transformé, Rémy a cette fois terminé le travail comme un grand. Un centre que le pauvre Ujkani a dévié au fond de ses propres filets (2-0, 39e). Malheureux et moyennement inspiré sur le coup, le portier albanais ne l'a pas été plus au retour des vestiaires quand Anthony Réveillère, entré à la place d'Evra, est venu le battre du gauche et dans un angle plutôt fermé (3-0, 66e). Le revenant Bafé Gomis aurait bien aimé imiter son coéquipier lyonnais. Il a bien essayé. Mais jamais réussi (62e, 72e). On dira qu'il a gardé ses munitions pour mardi.
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