dimanche 12 mai 2013

OL - PSG ce soir 21heures. Avec l’ambition de laisser Paris en plan

Sauf à avoir suivi un stage commando en plein Larzac cette semaine, les joueurs lyonnais ne peuvent faire comme s’ils allaient disputer ce soir, un match classique de Ligue 1. Qu’ils le veuillent ou non, ils sont entraînés dans le tourbillon médiatique du passage du PSG ce week-end.
Puisque Marseille a fait son devoir face à Toulouse hier après-midi, empêchant l’équipe parisienne d’être championne à l’hôtel, c’est ce soir à Gerland, qu’elle tentera de gagner un titre de champion de France attendu depuis dix-neuf ans. Si elle y parvient, c’est qu’elle aura réussi une belle perf en remportant la victoire. Une victoire qui plomberait du même coup son adversaire, club français le plus titré du 21e siècle, accroché à la branche fragile de la 3e place, puisque la 2e serait définitivement hors d’atteinte aussi.
Ce serait un symbole fort, révélateur surtout de l’énorme différence de braquet entre les deux clubs désormais. Mais si l’OL n’a pas pu lutter sur la durée de la saison, c’est un enjeu aussi maintenant de repousser d’une semaine, le sacre attendu du PSG, en ne perdant pas ce match capital et prestigieux.
L’essentiel de cette fin de saison est de s’accrocher au podium pour espérer retrouver la Ligue des Champions en septembre prochain, et il faudra bien passer encore des obstacles pour y parvenir.
Avant de se rendre à Nice samedi prochain pour un dernier voyage de Ligue 1, classé à risques, l’équipe de Rémi Garde se prépare donc à cette soirée parisienne, comme si une bonne partie de son avenir en dépendait.
A Gerland, le PSG n’a pas spécialement brillé depuis l’année de son dernier titre de champion en 1994, n’obtenant qu’une victoire (en 2005), pour 7 nuls et 10 défaites, mais le souvenir de son dernier passage est presque celui d’une défaite pour les Lyonnais, rejoints à 4 partout, tout au bout du temps additionnel.
Un nouveau résultat nul ce soir laisserait à l’OL, l’assurance de garder son destin en mains, mais avec une marge de plus en plus réduite. Mais au moins, l’équipe de Rémi Garde resterait concernée dans le sprint final.
Après son gros passage à vide de mars-avril, elle vient d’enchaîner trois victoires et un nul et a repris des couleurs. Bien sûr il ne faut pas oublier que début mars, l’OL était encore à la lutte avec Paris pour le titre et pouvait imaginer une « finale » à Gerland en cette soirée du 12 mai. Ce rêve-là est passé, et il faut aujourd’hui bien ouvrir les yeux sur une réalité un peu moins flatteuse. Lyon s’est fait une raison, tout en gardant un certain niveau d’exigence.
Au cours de cette longue saison, trop vite tronquée de ses aventures dans les Coupes, européenne et nationales, l’OL a sans doute gâché ses chances, ses joueurs n’ont pas tous répondu présent au bon moment, ou se sont égarés en s’écartant parfois du seul projet qui comptait, le collectif. Mais il est encore temps d’envoyer un message, de marquer les esprits, en battant par exemple ce PSG invaincu sur le terrain depuis deux mois (défaite à Reims le 2 mars dernier), si l’on ne tient pas compte de ses éliminations en Ligue des Champions et en Coupe de France après des résultats nuls, voire des tirs au but.
L’ambition de l’OL se mesure aussi à ce challenge de gagner et de séduire. La Ligue des Champions a un prix.

http://www.leprogres.fr/sports/2013/05/11/avec-l-ambition-de-laisser-paris-en-plan

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