samedi 19 mai 2012

Lille après la passation de pouvoir

Dimanche à Montpellier, Lille a perdu son titre et une partie de ses dernières ambitions. Son destin est scellé. Le LOSC terminera sur la dernière marche du podium et sera condamné à disputer le tour préliminaire de la Ligue des champions. Cette C1 qui a en partie plombé le parcours des Lillois en Ligue 1 cette saison. C'est en tout cas le sentiment de Mickaël Landreau à l'heure de faire le bilan : "Dans un championnat, il faut de la régularité. On en a manqué", note le portier du LOSC. "Il nous a fallu gérer la Ligue des champions. Or on a eu beaucoup de blessés."
Un effectif trop limité pour courir deux lièvres à la fois ? C'est la thèse défendue par Landreau : "Oui, on a parfois manqué de banc et de ressource. On a perdu beaucoup de points en fin de match parce qu'on avait un effectif moins fourni que l'an passé." A l'heure des comptes, les nuls concédés à domicile dans les arrêts de jeu face à Sochaux (2-2), Lorient (1-1) ou Nice (4-4) au coeur de l'automne, quand la Ligue des champions pompait les énergies, coûtent très cher. C'est sans doute là que s'est joué le destin lillois cette saison. "A domicile, on a été beaucoup moins performant que l'an dernier. Nous n'avons pas perdu le titre à Montpellier mais bien avant", constate justement Landreau alors que Lille a cumulé 12 points de moins que Montpellier et 7 de moins que le PSG sur ses terres.
"On sait ce qu'on perd avec Eden..."
Lille l'a bien compris et pour tenter de récupérer sa couronne l'an prochain, il lui faudra muscler son effectif. Or, il est d'ores et déjà acquis qu'Eden Hazard n'en fera plus partie. Une perspective qui inquiète Rio Mavuba. Le capitaine du LOSC conditionne d’ailleurs son avenir dans le Nord à l'ambition de ses dirigeants cet été : "Il va falloir gérer l'après Eden, il faut étoffer notre effectif si on veut faire bonne figure en Ligue des Champions. On sait ce qu'on perd avec Eden..." Mais Hazard rapportera gros : autour de 40 millions d'euros.
De quoi bâtir un effectif compétitif. Pour remplacer le Belge, Lille devrait recruter deux joueurs. Un meneur de jeu et un attaquant : Marvin Martin est la priorité absolue de Rudi Garcia alors que le Rennais Jirès Kembo est également annoncé dans le Nord. L'entraineur du LOSC rêve d'attirer Kevin Gameiro pour donner du volume à un secteur offensif trop souvent dépendant du bulletin de santé de Tulio De Melo. Une chose est certaine, les dirigeants lillois ne veulent pas s'exposer à une nouvelle saignée. Si Aurélien Chedjou, qui bénéficie d'un bon de sortie, ou Mathieu Debuchy (Valence, Newcastle ?) pourraient aller voir ailleurs, ils seront les seuls.
Les difficultés du LOSC cette saison et les adaptations sinusoïdales de Pedretti ou Payet laissent à penser que Rudi Garcia ne veut pas une nouvelle fois chambouler son onze. En bon capitaine, Rio Mavuba a lancé un message clair à ses dirigeants dimanche soir dans les couloirs de la Mosson : "On aura un tour préliminaire de Ligue des Champions à jouer. Il faudra recruter le plus tôt possible." Et s'éviter les tâtonnements qui lui ont coûté le titre cette saison

http://fr.sports.yahoo.com/18052012/70/ligue-1-lille-apres-la-passation-de-pouvoir.html

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vendredi 18 mai 2012

Deschamps agacé par Labrune

Ce midi, lors de la dernière conférence de presse de la saison à La Commanderie, Didier Deschamps a encore laissé planer le doute sur son maintien à la tête de l’équipe, alors qu’il lui reste encore deux ans de contrat.
L’impression qui s’est dégagée de son intervention est que l’entraîneur ne peut plus masquer son agacement au sujet des déclarations qu’effectuent son président Vincent Labrune à une partie de la presse.
Le coach paraît en avoir un peu marre de lire que ce qui se passe en privé, entre Margarita Louis-Dreyfus, Vincent Labrune et lui-même. Il a pris pour exemple le dernier entretien que les trois ont connu dimanche soir, suite à la venue de Mme Louis-Dreyfus contre Auxerre au Vélodrome...
Une nouvelle entrevue fixée
Ce matin, toujours, Deschamps a confirmé qu’une nouvelle entrevue avait déjà été fixée avec Margarita Louis-Dreyfus et Vincent Labrune, la semaine prochaine, à Marseille. Une entrevue à l'issue de laquelle il espère avoir «une feuille de route pour la prochaine saison» a-t-il fait savoir ce matin, afin de se prononcer sur la suite et son avenir au club.
Mais, à la sortie de son intervention médiatique, ce matin, son envie de rester à l'OM - avec une telle voie sans issue, pour le moment, en raison de son inimitié avec le directeur sportif José Anigo - était vraiment de moins en moins évidente. C'était le moins que l'on puisse dire.

http://www.ledauphine.com/sport/2012/05/18/deschamps-agace-par-labrune

Le PSG s'intéresse à Daniel Alves et Sebastian Giovinco

Alors que l'arrivée de Kaka serait «quasiment acquise»...
Le Paris Saint-Germain a bien l’intention de faire ses emplettes le plus vite possible cet été. Dans son édition de vendredi, l’Equipe dévoile les cinq joueurs suivis par le club parisien. Si certains noms sont déjà cités depuis quelques jours (Ezequiel Lavezzi) ou même plusieurs semaines (Gonzalo Higuain et Kaka dont le transfert serait «quasiment acquis» selon certaines sources en interne), deux nouvelles pistes sont à l’étude. Elles mènent à Daniel Alves et Sebastian Giovinco.
Parme demande 25 millions pour Giovinco
Sous contrat jusqu’en 2015 avec Barcelone, Alves pourrait bénéficier d’un bon de sortie. Sur ce dossier le PSG serait en concurrence avec l’AC Milan, mais possède un avantage: le Brésilien adore Paris où il se rend souvent entre deux matchs.
Moins connu, l’Italien Sébastian Giovinco (ancien espoir de la Juventus) est l’un des joueurs les plus demandés de la Serie A. Ce petit meneur de jeu de 1,64m a explosé cette saison à Parme avec 15 buts inscrits. Plutôt gourmand, son club demande pas moins de 25 millions pour son départ. Une somme qui ne semble pas refroidir Leonardo et ses collaborateurs. Un rendez-vous serait prévu la semaine prochaine avec les dirigeants de Parme.

http://www.20minutes.fr/article/936287/psg-interesse-daniel-alves-sebastian-giovinco

Les Lyonnaises sont impériales

Les féminines de l'Olympique Lyonnais ont remporté jeudi soir leur deuxième Ligue des champions en dominant en finale Francfort (2-0). Les filles de Patrice Lair réalisent un retentissant doublé puisqu'elles avaient déjà mis la main sur le trophée la saison dernière après une victoire sur Potsdam.
Jean-Michel Aulas n'a pas fini de pavoiser. Quand on lui demande un bilan sur ses hommes (c'était encore le cas après la défaite de l'OL face à l'OM en Coupe de la Ligue cette saison), le président de l'Olympique Lyonnais ne manque jamais de fuir les questions qui fâchent en soulignant l'exceptionnelle réussite de ses féminines. Son moulin a fait le plein d'eau jeudi soir : les filles de Patrice Lair ont décroché pour la deuxième fois d'affilée la Ligue des champions, en prenant le dessus sur Francfort (2-0) en finale.
Au Stade olympique de Munich, les Rhodaniennes ont été maîtresses du ballon mais un peu moins de l'adversaire. Malmenées en début de match, elles s'en sont remises à un penalty obtenu par Shirley Cruz et transformé par Eugénie Le Sommer pour prendre les choses en mains (15e). La victoire allait se construire en un quart d'heure puisque les Lyonnaises sonnaient une deuxième fois les Allemandes lorsque Wendie Renard se heurtait au poteau (25e) avant d'enfoncer le clou par l'intermédiaire de Camille Abily (28e). La milieu de terrain internationale profitait d'une sortie trop téméraire de Schumann, la gardienne adverse, pour distiller une superbe reprise de volée qui scellait déjà le score.
Bouhaddi excellente
Francfort pourra justement regretter l'absence de leur dernier rempart, Angerer, titulaire dans le but de la sélection allemande et blessée, tout comme leur meilleure joueuse Bajramaj. Les Allemandes se sont surtout heurtées à une Sarah Bouhaddi des grands soirs, la gardienne lyonnaise se montrant impériale pour soigner l'excellent bilan comptable des Rhodaniennes dans cette compétition (39 buts marqués, un seul encaissé).
Mais c'est bien l'Olympique Lyonnais qui était plus fort jeudi soir. Les filles de Patrice Lair ont progressivement étouffé Francfort tout au long de la seconde période et il s'en est fallu très souvent de peu pour qu'elles ne corsent pas l'addition. Face à la solidité et l'application des partenaires de Shirley Cruz, peut-être meilleure joueuse du match, les Allemandes ont fini par abdiquer et l'issue de cette finale de Ligue des champions, la troisième de rang pour les Olympiennes, ne faisait déjà plus guère de doute dans le dernier quart d'heure. Les voilà qui rejoignent Umea dans les annales de la compétition, les Suédoises ayant déjà réalisé le doublé en 2003 et 2004.
Il leur reste désormais à coiffer Juvisy au poteau en Championnat pour réaliser un retentissant triplé, quatre jours après leur sacre en Coupe de France aux dépens de Montpellier (2-1). Il faudra pour ce faire remporter leur match en retard avant de résister dans l'Essonne lors du choc de cette fin de saison. Mais sur le podium avec le trophée qui passait de mains en mains, y compris celles de Jean-Michel Aulas monté en tribunes avec ses joueuses, les esprits étaient sûrement loin d'être déjà tournés vers le Sud de l'Île-de-France.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/17052012/70/ligue-des-champions-feminine-les-lyonnaises-sont-imperiales.html

jeudi 17 mai 2012

"Mapou, c’est du fiable, du solide"

La sélection de Yanga Mbiwa ne surprend ni Louis Nicollin ni René Girard qui nous ont confié toute leur admiration pour le jeune défenseur.

La nouvelle les a ravis. Pas forcément surpris. René Girard et Louis Nicollin connaissent à merveille Mapou Yanga-Mbiwa. Le président de Montpellier est sans doute celui qui a le plus milité pour voir son défenseur central en équipe de France. Depuis deux ans quasiment. Alors forcément, il a accueilli sélection sur la préliste de l'Euro 2012 de son jeune protégé avec bonheur. "Je suis vraiment très heureux. Ça fait des années qu'il ne cesse de progresser", a constaté Loulou quelques minutes seulement après la sélection de son défenseur. "Il mérite sa place."
Même son de cloche chez René Girard : "Il monte crescendo depuis plusieurs saisons. Cette année, il a signé un exercice d'exception. Sa sélection est une juste récompense. Il a acquis la maturité nécessaire pour être en équipe de France." Voilà cinq saisons que Mapou Yanga Mbiwa est indiscutable dans le onze du MHSC soit depuis l'âge de...17 ans. La saison de Montpellier, sur le point d'être sacré champion de France, n'est sans doute pas étrangère à sa sélection même si Laurent Blanc l'a affirmé : sa convocation est avant tout "une affaire de circonstances".
169 matches de championnat à 22 ans
C'est la blessure de Younès Kaboul ce week-end qui a précipité le choix du sélectionneur. Sakho relégué en tribunes et manifestement en crise de confiance avec le PSG, Yanga Mbiwa s’est imposé aux yeux de Blanc. "On pense qu'avec la saison qu'il a faite et le contexte qui fait qu'il risque d'être dans un environnement très positif, il est peut-être plus apte à occuper ce rôle", a ajouté le sélectionneur. Alors pourquoi Yanga-Mbiwa plutôt qu'un autre ? Girard détaille : "C'est un vrai défenseur, dur sur l'homme et agressif. Il peut apporter de la vitesse et de la puissance à la charnière de l'équipe de France", juge son coach. "Mapou, c'est le défenseur dans toute sa splendeur."
Un défenseur et un leader. A 22 ans, il s'est imposé comme le capitaine des leaders du championnat de France devant quelques briscards comme Jeunechamp ou Hilton. Il faut dire qu'il compte déjà 169 matches de championnat. "Je l'ai nommé capitaine pour plusieurs raisons : il est pailladin jusqu'au bout des ongles, il est irréprochable sur et en dehors du terrain et ça lui a fait un bien fou dans sa communication", se justifie Girard. "Il est droit dans ses bottes, ce n'est pas un voyou qui vous la fera à l'envers", renchérit Louis Nicollin. "Il est honnête et droit. Ce gars est exceptionnel et si un club nous donne ce qu'il faut, je ne me mettrais jamais en travers de ses souhaits." Mais à quel prix ? "Lorient a vendu Koscielny à 13 millions d'euros alors qu'il n'était pas international. Imaginez pour Mapou", continue un Loulou opportuniste. Voilà bien longtemps que Montpellier a fait confiance à celui qui fête ses 23 ans ce mardi. La sélection lui tend désormais les bras et Réné Girard ne s’en fait pas : "Je peux le dire à Blanc : Mapou, c'est du fiable et du solide."


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mercredi 16 mai 2012

Margarita ne ferme aucune porte

Margarita Louis-Dreyfus était dimanche à Marseille où elle a assisté à la dernière de l'OM cette saison au Vélodrome, dans la loge du club, aux côtés des deux présidents, de l'OM et de l'AJA, Vincent Labrune et Gérard Bourgoin. Elle en a aussi profité ensuite pour discuter avec Didier Deschamps et lui réaffirmer qu'elle comptait sur lui. D'ici une semaine, l'entraîneur aura sa "feuille de route", celle qu'il a longtemps réclamée l'an dernier.

Soit les objectifs à atteindre et les moyens qui seront mis en oeuvre dans ce but. Il sera alors temps de savoir ce que désire l'entraîneur, en matière de joueurs et s'il est intéressé par ceux qui sont déjà suivis par la cellule de recrutement depuis quelques mois. Mais le recrutement dépendra évidemment du budget du club et on sait que c'est le gros problème et l'axe de travail du président Vincent Labrune, qui est resté à Marseille.

Aussi, quelques mots prononcés par l'actionnaire, Margarita Louis-Dreyfus, à la fin d'une longue interview accordée au journal économique "Les Échos" (consacrée pour 90% à son groupe spécialisé dans le négoce de matières premières), ont-ils interpellé. Elle dit : "Je veux rester actionnaire de l'OM, mais je veux garder mes options ouvertes." Dans l'entourage de MLD, on nous a bien précisé hier que "garder mes options ouvertes" ne concernait ni la vente du club, ni l'appel à de nouveaux actionnaires.

Les options ouvertes, ce sont donc plutôt "les solutions alternatives" comme la recherche de partenariats pour aider à combler les pertes de l'actuelle saison... Pour juin 2013, il manque 35 millions. Pas de Ligue des champions, des droits télé en nette baisse (la 10e place rapporte moins que la 2e) et un stade Vélodrome encore amputé, plombent en effet les finances. 
http://www.laprovence.com/article/om-a-la-une/margarita-ne-ferme-aucune-porte

La surprise Mbiwa, la tentation Gourcuff

Deux noms se dégagent dans la deuxième pré-liste que Laurent Blanc a publiée, mardi, pour préparer l'Euro 2012. Le premier est celui de Yoann Gourcuff, retenu par le sélectionneur en dépit d'une saison à nouveau pauvre, entre blessures et retour à la compétition sur courant alternatif. La dernière des 26 sélections de Gourcuff remonte au 29 mars 2011 contre la Croatie. Le second, plus inattendu, est celui du défenseur montpelliérain Mapou Yanga-Mbiwa, qui constitue au final la seule et unique surprise du groupe de 26 constitué par le sélectionneur si on additionne les deux pré-listes qu'il a publiées, le seul à n'avoir jamais été convoqué en équipe de France jusqu'ici.
Le jour même de ses 23 ans, c'est un cadeau inespéré fait au polyvalent joueur d'origine centrafricaine, qui a toutes les chances de faire partie de la liste finale car le forfait de Younès Kaboul (blessure au tendon rotulien d'un genou) a été annoncé par Laurent Blanc. Mercredi dernier, en présentant ses douze premiers noms (joueurs évoluant à l'étranger), Laurent Blanc avait érigé la continuité en principe de base de son action, écartant, parfois avec ironie, toute idée de nouveauté dans la dernière ligne droite. Mais l'extinction du talent de Sakho en 2012 et le forfait de Kaboul ont conduit Blanc à assurer la promotion-express de l'international Espoirs montpelliérain dans un secteur, la défense centrale, où Rami, Mexès et Koscielny sont les autres joueurs retenus.
Deux attaquants de pointe à l'Euro ?
Comme la semaine dernière, cette liste nous dit surtout qui n'ira pas à l'Euro. Aucune certitude sur la sélection finale, puisque le sélectionneur va réunir à Clairefontaine un groupe auquel il faudra soustraire quatre éléments avant le départ pour l'Europe de l'Est. La douche est froide pour les internationaux du PSG avec lesquels Blanc avait travaillé ces deux dernières saisons : Mamadou Sakho donc, mais aussi Kévin Gameiro et Guillaume Hoarau.

Les deux Parisiens ne font pas partie de la liste de quatre attaquants publiée ce mardi. Elle compte pourtant un seul buteur (Giroud), un pur joueur de couloir (Valbuena), et surtout un blessé, qui a selon Laurent Blanc une très faible chance d'être remis à temps : Loïc Remy, qui aura besoin de trois à quatre semaines pour panser la blessure musculaire à la cuisse contractée dimanche contre Auxerre (3-0). Si Remy ne peut pas être disponible pour le premier match, Blanc prépare un Euro avec deux attaquants de pointe, Benzema et Giroud, même si le polyvalent Ménez peut aussi, sous conditions, dépanner dans l'axe. Car Gomis ne fait pas non plus partie des pré-sélectionnés.
Remy mis à disposition des Bleus dès vendredi
Aux autres postes, Blanc a effectivement fait primer la continuité : Lloris, Mandanda et Carrasso seront les gardiens des Bleus, Réveillère est bien retenu pour le rôle de latéral droit plutôt qu'un Jallet, Alou Diarra ne paie pas sa mauvaise saison marseillaise et fait la paire avec l'inamovible Yann M'Vila (pas de Gonalons, Mavuba ou Capoue), Matuidi est bien là pour concurrencer Malouda, et Martin accompagne Gourcuff même si l'un des deux devrait rester à quai (pas de Bodmer...). Ni Payet ni Amalfitano, retenus cette saison avec les Bleus, n'ont eu assez d'arguments pour contester la forme de Ménez et les gages donnés par Valbuena.
Vingt-six joueurs dont trois traînant des blessures plus ou moins sérieuses ont rendez-vous à Clairefontaine vendredi. Ces trois-là sont Remy, Malouda et Matuidi, même si le cas du premier nommé est de très loin le plus sérieux. Leur état de santé sera peut-être le juge suprême avant le "cut", ce qui ferait les affaires indirectes de Valbuena, Diarra et Martin par exemple. Sur le papier, les duels qui se dessinent pour une place dans les 23 sont Matuidi/Malouda et Martin/Gourcuff au milieu, Valbuena/Ben Arfa pour une place d'animateur offensif... si Remy est jugé apte à jouer. Remy sera mis à disposition des Bleus par l'OM dès vendredi pour entamer sa course contre la montre.

http://fr.sports.yahoo.com/15052012/70/la-surprise-mbiwa-la-tentation-gourcuff.html

mardi 15 mai 2012

Suivez l'annonce des joueurs de L1 présélectionnés dès 18h

Gourcuff or not Gourcuff? Valbuena ou Martin? Gameiro, Rémy ou Gomis? Et quid de Sakho? Voilà les grandes inconnues de la pré-liste que Laurent blanc dévoilera ce mardi en fin d’après-midi. Le nombre de joueurs annoncé est encore incertain, puisque le sélectionneur pourrait brasser un peu plus large que prévu afin de pallier les nouvelles blessures (Malouda, Kaboul, Rémy). Quoi qu’il en soit, un contingent de 11 à 15 joueurs issus de la L1 devrait compléter le groupe annoncé par Laurent Blanc la semaine dernière, composé exclusivement d’expatriés. Il devrait donc encore y avoir quelques déçus. Et sûrement de bonnes surprises.
Suivez l'annonce des joueurs de L1 présélectionnés dès 18h en direct en cliquant sur ce lien .....
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"C'est ça l'esprit de la Paillade"

Montpellier est sans doute moins talentueux que Lille mais le MHSC a ce supplément d'âme qui l'a installé sur les cimes de L1.
Montpellier n'a pas fait dans le scintillant ce dimanche face à Lille (1-0). Pas de strass ni de paillette mais un onze qui sent la sueur. Pour le match le plus important de son histoire, le MHSC s'est appuyé sur son héritage. Celui d'un club à la réputation sulfureuse qui entretient un esprit. Celui de la Paillade qu'on pourrait résumer en trois mots : solidarité, engagement et détermination. "Ce sont des valeurs que je revendique", nous confiait René Girard il y a quelques mois. Plusieurs anciennes figures emblématiques personnifient cet esprit : Michel Der Zakarian, Gérard Bernardet, Jean-Claude Lemoult ou Pascal Baills. Tout sauf des enfants de choeur.
Rio Mavuba avait prévenu avant la rencontre : "ça va être très chaud sur le terrain." Ça l'a été. Des tacles à broyer de la pierre, des fautes, beaucoup de fautes (20 pour Montpellier et trois cartons jaunes) et un ascendant physique pour les locaux qui leur a permis de s'imposer (1-0). "On a pris le dessus par rapport à nos qualités. Physiquement, on a plus d'impact qu'eux", synthétise Benjamin Stambouli. "Ils utilisent mieux le ballon que nous. Ce soir, c'était avant tout un combat. On l'a remporté."
Les Héraultais ont mis le pied quand il le fallait et l'absence de leur créateur, Younès Belhanda, les a privés d'audace et d'inspiration offensive. "Aujourd'hui (ndlr : dimanche), nous n'avions pas nos atouts habituels. On aurait pu être plus consistant. Les gars sont capables de grands matches mais on a eu d'autres arguments", notait justement René Girard à la fin du match. Ces mêmes arguments qui ont permis la montée en Ligue 1 et deux saisons tout à fait honorables parmi l'élite. Cette année, Montpellier a quelque chose en plus. Mais dimanche, c'est en convoquant ses fondamentaux que la bande à Giroud s'en est sortie.
"On n'oubliera jamais d'où l'on vient"
"C'est l'esprit club, l'esprit de la Paillade", résume parfaitement Garry Bocaly. "On donne tout les uns pour les autres. Nous sommes dans un club à taille humaine. Ici, on ne nous met pas la pression, chacun donne le meilleur pour le groupe. C'est la formule qui nous a menés là où on est aujourd'hui. C'est ce qui peut nous permettre aussi d'y croire jusqu'au bout et de renverser le cours d'un match dans les arrêts de jeu." Cette volonté de ne rien lâcher, de se battre sur chaque ballon a permis au MHSC de décrocher la lune au bout du temps réglementaire. Ce fut déjà le cas face à Nice (0-1), Sochaux (3-1) ou Saint-Etienne (1-0) cette saison.
Karim Aït Fana est l'un des symboles de cet esprit. Lui qui a tout connu avec Montpellier, qui a frôlé le National en 2007. Lui qui a passé une saison gâchée par les blessures, lui l'ancienne matière grise du onze cantonnée au banc de touche cette saison. Il n'a jamais étalé ses états d'âme. Ce but face à Lille, le plus important de sa carrière, couronne aussi cet état d'esprit, ce dévouement total au projet collectif : "J'ai tout connu avec ce club. On est quelques joueurs à avoir frôlé le pire. On n'oublie pas, on sait d'où on vient. On ne l'oubliera jamais." Alors, Montpellier n'est sans doute pas l'équipe la plus brillante individuellement mais, au niveau de l'esprit qui soude le collectif, les Héraultais sont imbattables. Stambouli de conclure : "Les Lillois ont su nous poser de grosses difficultés. Collectivement, on a su très bien défendre car potentiellement, ils sont plus forts que nous. Mais notre solidarité a fait la différence
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lundi 14 mai 2012

Montpellier fait un pas vers le titre, Auxerre relégué

En s'imposant face à Rennes dimanche grâce à un triplé, le Paris Saint-Germain a entretenu le suspense dans la course au titre, puisque le club reste à trois longueurs de Montpellier, vainqueur face à Lille grâce un but à la dernière minute (1-0).
Tout n'est pas joué. En s'imposant face à Rennes dimanche grâce à un triplé, le Paris Saint-Germain a entretenu le suspense dans la course au titre, puisque le club reste à trois longueurs de Montpellier, vainqueur face à Lille grâce un but à la dernière minute (1-0).
Les deux derniers prétendants se disputeront donc le sacre dimanche prochain lors de la toute dernière journée qui promet un dénouement plein de surprises. Les joueurs de Montpellier gardent leur destin en main, puisqu'une victoire ou un match nul face à Auxerre suffira à leur offrir le premier titre de champion de France de leur histoire, quel que soit le résultat du PSG à Lorient.
En réalité, seul Auxerre a vu son sort scellé au soir de la 37e journée: les Bourguignons, dominés par l'Olympique de Marseille (3-0) redescendent en Ligue 2 après 32 années passées dans l'élite et un titre de champion empoché en 1996.
Avec un bilan de 34 points, les hommes de Jean-Guy Wallemme n'ont plus aucune chance de revenir à égalité avec le premier non relégable, Caen, 17e avec 38 points.


http://lci.tf1.fr/sport/ligue-1-montpellier-fait-un-pas-vers-le-titre-auxerre-relegue-7241251.html

dimanche 13 mai 2012

Ligue 1 en live ici ce soir à partir de 20h

Suivez le multiplex de la 37e journée en direct en cliquant sur ce lien à partir de 20h00...........
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Enjeux à tous les étages


Dimanche soir (21h), pas moins de cinq matches concerneront la lutte au maintien lors de la 37e journée de Ligue 1, dont l'affiche opposera Montpellier et Lille à La Mosson. Le club héraultais sera sacré champion s'il fait mieux face au LOSC que le PSG face à Rennes.
ENJEUX: TITRE ET PODIUM
Montpellier (1er), Paris (2e) et Lille (3e) ont déjà réservé leurs billets pour la Ligue des champions la saison prochaine, reste à savoir pour chacun lequel: tous trois entendent éviter le troisième, qui contraint de passer par un tour de barrage fin août. Pour être sacré, le leader doit faire mieux que son dauphin, et tout autre scenario prolongerait le suspense jusqu'à la dernière journée. Lille pour sa part doit absolument l'emporter dans l'Hérault pour espérer conserver son titre national. René Girard comptera sur l'international Espoirs Cabella, à son avantage à Rennes (victoire 2-0) à la place du meneur Belhanda, suspendu jusqu'à la fin de la saison. Ce sera d'ailleurs aussi la rencontre du meilleur buteur du championnat, Giroud (21 buts), et du meilleur passeur, Hazard (15 passes décisives), tous deux en lice pour le titre honorifique de meilleur joueur de L1.
Côte PSG, on aborde un moment de vérité. Son directeur sportif, Leonardo, qui a admis vendredi auprès de l'AFP que Montpellier avait "une balle de match", a aussi lancé: "Si on ne gagne pas c'est un échec", en réponse à une question sur une éventuelle 3e place finale... Carlo Ancelotti s'appuiera à nouveau sur son trident magique Ménez-Pastore-Nene, mais devra recomposer son bloc défensif, avec les titularisations probables de Bodmer, Camara et Ceara à la place de Motta (suspendu), Bisevac et Jallet, a priori indisponibles. Rennes, où Erding ne pourra fêter son retour au Parc (entorse), veut pour sa part préserver sa 5e place, qualificative pour la C3.
ENJEUX: C3
Outre Rennes, trois clubs sont encore concernés par la lutte pour la petite Europe: Saint-Etienne (6e), Bordeaux (7e) et Toulouse (8e). Les Verts, qui n'ont pris qu'un point en deux matches, semblent les mieux placés, en déplacement chez une équipe de Nancy (11e) qui n'a plus rien à jouer. Batlles, de retour de suspension, réintègre le groupe à point nommé.
En cas de faux-pas de Rennes et Saint-Etienne, Bordeaux peut aussi rêver d'arracher un billet pour la C3, ce qui semblait saugrenu à l'automne lorsqu'il se morfondait dans la zone rouge. Les Girondins, portés par quatre victoires consécutives, accueillent une formation de Lorient qui s'est donné de l'air avec quatre points d'avance sur le 18e. Toulouse est le dernier candidat à l'Europa League même s'il paraît avoir abdiqué (quatre matches sans succès). Ce sera d'autant plus délicat que le Téfécé se rend à Dijon, qui joue sa survie dans l'élite et où le buteur Jovial est forfait (hanche).
ENJEU: MAINTIEN
Cinq matches concernent des clubs visant encore le maintien. Les arbitres en seront Marseille et Lyon, grosses cylindrées qualifiées pour la C3 par les coupes nationales et qui n'ont plus rien à jouer en championnat: l'OL est quasiment assuré de sa 4e place, tandis que l'OM (10e) cherchera simplement à achever sa saison médiocre par une dernière victoire au Vélodrome et une place dans le top 10. Marseille justement reçoit Auxerre, la lanterne rouge, à peine remise d'une grosse claque face à Bordeaux à domicile (2-4). L'AJA serait reléguée en L2 en cas de défaite conjuguée à des victoires d'Ajaccio (16e) et Sochaux (17e).
Mais Ajaccio reçoit Lyon, tandis que Sochaux se rend à Caen (15e) qui n'est pas encore sorti d'affaire. Dans ce match de la peur, les deux précieux créateurs font leur retour de part et d'autre, Hamouma au Stade Malherbe et Martin chez les Lionceaux. Brest, en fâcheuse posture (18e), doit réagir face à Valenciennes (12e). Nice (14e) aussi cherchera les trois points qui lui permettront de se mettre définitivement à l'abri, face à Evian (9e).
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/12052012/70/ligue-1-enjeux-a-tous-les-etages.html
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samedi 12 mai 2012

Reims et Troyes sont en L1, Metz presque en National

Reims et Troyes ont validé leur retour parmi l'élite. Reims s'est imposé 2-0 à Amiens et l'ESTAC est venu à bout de Monaco (0-2). S'ils ont fait le travail, les Aubois profitent aussi du revers de Clermont à Guingamp (3-1). Boulogne descend en National. Le FC Metz est aussi quasiment relégué
Destins croisés vendredi lors de la 37e de L2: Reims et Troyes, vainqueurs respectifs d'Amiens et Monaco, joueront en L1 la saison prochaine, tandis que Boulogne battu à Angers est relégué, probablement bientôt rejoint par Metz au bord du gouffre, après sa défaite à Arles-Avignon. Trente-trois ans après, Reims, club mythique du football français, retrouve donc l'élite. Les Champenois, qui n'avaient besoin que d'un nul pour retrouver le haut du panier hexagonal, sont allés battre 2 à 0 Amiens, la lanterne rouge déjà reléguée, grâce aux inévitables Fauré et Ghilas qui ont signé leurs 14e buts de la saison, ce qui leur permet de trôner en tête du classement des buteurs de L2.
Les hommes d'Hubert Fournier rejoignent le leader et champion Bastia, dont la montée en L1 est déjà assurée et qui ont battu à Furiani, Nantes 2 à 1, grâce à deux buts de Rothen et Suarez malgré l'ouverture du score de Pancrate pour les Canaris. Le duo sera accompagné par Troyes, un autre ancien pensionnaire de première division, qui s'est imposé à Monaco (2-0). Les Troyens grillent la politesse aux Clermontois, champions d'automne mi-janvier mais auteurs d'une deuxième partie de saison cataclysmique.
Metz, c'est impossible
Les Auvergnats, qui avaient l'obligation de s'imposer face à Guingamp au Roudourou pour préserver leurs chances, ont été une nouvelle fois battus (3-1) sous les yeux de Florent Malouda et Didier Drogba, venus assister aux festivités du centenaire du club costarmoricain, en compagnie de plus de 15.000 spectateurs. Dans le bas du tableau, l'heure n'est, en revanche, plus à la fête pour Boulogne, officiellement relégué à la suite de sa défaite (2-1) face à Angers, et Metz, dont les chances de maintien paraissent bien illusoires, après une nouvelle déconvenue à Arles-Avignon (1-0).
Avec trois points de retard sur Le Mans, défait (2-1) à Tours, et Le Havre, vainqueur (2-0) à Laval, les Lorrains, vice-champions de France en 1998, ne sont pas encore mathématiquement relégués mais leur très mauvaise différence de buts (-14 contre -2 aux Sarthois et +1 aux Normands) semblent les condamner à rejoindre d'autres vieilles gloires de L1 tombés dans l'anonymat du football amateur comme Grenoble ou Strasbourg. Dans les autres matches, sans enjeu, de cette avant-dernière journée, Lens a dominé Istres 1 à 0 et Sedan s'est imposé face à Châteauroux 2 à 0.
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vendredi 11 mai 2012

Trois dossiers chauds, une ligne de conduite

Florent Malouda retenu, Gaël Clichy plutôt que Jérémy Mathieu, Raphaël Varane laissé sur le bord de la route : Laurent Blanc a tranché au cas par cas mais privilégié le vécu... parfois relatif.
CLICHY AU COUP DE REIN
Gaël Clichy s'était fait rare en équipe de France ces derniers temps. Le latéral gauche, passé à Manchester City l'été dernier, faisait partie des meubles au début de l'aventure Blanc et avait petit à petit disparu des radars pour ne réapparaitre qu'en cas de besoin, comme face au Chili en août 2011. Depuis, il n'avait plus été convoqué à Clairefontaine. Grâce à sa fin de saison, il est repassé devant Jérémy Mathieu (Valence), qui avait connu sa première sélection face aux Etats-Unis. Longtemps suspicieux quant à ses qualités défensives, Blanc a finalement été convaincu par Clichy, qui remplace numériquement Eric Abidal. "Il a fallu faire un choix et rappeler des joueurs que l'on avait vus. Il a fallu choisir entre Jérémy et Gaël. On a pesé le pour et le contre et on a tranché", s'est expliqué le sélectionneur. Les onze capes de Clichy ont également pesé plus lourd que l’unique sélection de Mathieu.
MALOUDA A L'ANCIENNETE
Quand il a été question du cas Malouda et de sa saison en cours, Laurent Blanc n'y est pas allé par quatre chemins, mercredi. "Je ne l'ai pas sélectionné pour ses performances de la saison. Si j'avais préféré ou mis en avant d'autres critères, Flo Malouda n'aurait pas été dans cette pré-liste", a-t-il lancé. Avant d'expliquer les raisons profondes d'un choix pas si évident que cela sur le papier. Le joueur de Chelsea est tout simplement le plus expérimenté du groupe France (74 sélections) et a disputé trois grandes compétitions (Coupes du monde 2006 et 2010, Euro 2008). Dans l'état actuel des choses et compte tenu de l'avancement de l'histoire commune de cette équipe, ça compte. "On travaille ensemble depuis 17 mois, je lui ai toujours fait confiance. Ce n'est pas aujourd'hui que je vais la lui retirer. (...) On est une équipe jeune. On fera la moyenne. Je peux m'avancer, elle sera très très jeune avec cette fameuse génération 87. Mais il faut quelques tauliers et de l'expérience pour diriger et tempérer le groupe." Florent Malouda sera probablement l'un de ceux-là.
VARANE A DE L’AVENIR
Raphaël Varane à l'Euro ? Non. En équipe de France ? Sans doute bientôt. Laurent Blanc a été très clair quant au cas du jeune défenseur du Real Madrid. Il était hors de question de l'intégrer dans une pré-liste. Trop jeune (19 ans) et pas assez indispensable en club (9 matches de Liga) pour espérer mieux. A vrai dire, Blanc n'y a même pas pensé. "Il a joué entre 10 et 12 matches au Real Madrid. Il a beaucoup de qualité. Mais il faut qu'il construise sa carrière. Je n'y ai pas pensé pour la liste mais on avait failli le prendre pour un des matches éliminatoires. Il n'est pas loin mais il doit augmenter son temps de jeu. Cela n'aurait pas été une bonne chose de l'emmener", a-t-il conclu. Le sélectionneur national a opté pour deux solutions plus expérimentées, Laurent Koscielny (Arsenal) et Younes Kaboul (Tottenham).
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jeudi 10 mai 2012

Ben Arfa gagne au sprint

Il n'y a pas de surprise majeure dans la première des deux listes que Laurent Blanc a livrée, mercredi, pour l'Euro 2012, réservée aux joueurs évoluant à l'étranger. Douze noms, tous plus ou moins attendus : Clichy, Evra, Kaboul, Koscielny, Mexès, Rami - Cabaye, Malouda, Nasri - Ben Arfa, Benzema, Ribéry. Tous les cadres des années Blanc sont là, notamment Mexès et Rami, défenseurs centraux titulaires depuis un an et demi, même s'ils suscitent ce printemps des doutes de nature différente. Pas de surprise mais une fulgurance, quand même, avec la présence d'Hatem Ben Arfa, le prodige intermittent du football français, auteur d'une très belle deuxième partie de saison à Newcastle. Et une confirmation avec la sélection de Florent Malouda, 74 sélections au compteur, mais auteur d'une année bien terne.
Cette liste est surtout une liste d'exclusion, adressée à ceux qui évoluent à l'étranger et savent qu'ils ne feront pas l'Euro. Citons Abou Diaby, Lassana Diarra, Djibril Cissé, Louis Saha, Charles N'Zogbia, tous convoqués depuis la rentrée 2010. Ajoutons Raphaël Varane, sur lequel Blanc n'avait de toute façon pas laissé beaucoup d'illusions. Précisons surtout que cette liste sonne la fin des espoirs de Jérémy Mathieu, qui a vu la concurrence ouverte au poste de latéral gauche tourner en faveur de Gaël Clichy, très saignant actuellement avec Manchester City. Les absences d'Eric Abidal (opération au foie) et Bacary Sagna (tibia fracturé) étaient connues depuis plus longtemps et vécues comme de vrais coups durs par Laurent Blanc.
Nasri et Benzema reprennent le fil
Pour les présents, c'est un soulagement, mais pas encore la garantie d'une sélection en phase finale. Alors que Laurent Blanc a laissé entendre qu'il s'agissait de la moitié d'une liste élargie, le suspense planera sur quelques postes. C'est vrai notamment en défense centrale pour Kaboul et Koscielny. C'est vrai aussi pour Malouda, qui n'a plus beaucoup d'arguments pour contester des Nasri, Ribéry ou Ben Arfa (voire Rémy) aux postes offensifs excentrés et qui, à en croire les dernières déclarations du sélectionneur, serait plutôt en concurrence avec des milieux défensifs axiaux, ceux, comme Blaise Matuidi, capables d'évoluer en 4-3-3 en position gauche reculée. Même Yohan Cabaye, beaucoup plus frais au niveau international, semble plus sécurisé pour sa place que le joueur de Chelsea.
Cette première liste compte dans ses rangs son petit lot de titulaires indiscutables : Mexès, Rami, Ribéry, Benzema et probablement Nasri. Pour Benzema et Nasri, c'est un retour dans le grand bain après leur expérience ratée à l'Euro 2008 et leur absence à la Coupe du monde 2010. Ben Arfa, dont Arsène Wenger disait récemment qu'il était candidat à une place dans le onze de départ, semble très bien parti, par son profil unique, pour disputer sa première phase finale, à 25 ans, lui qui n'a joué en équipe de France que trois matches en quatre ans, le dernier en août 2010. Ce serait l'entrée en force de la génération 1987 chez les Bleus. Jérémy Ménez poursuivra peut-être cette oeuvre mardi prochain, avec les joueurs issus de la L1. Mais ça, c'est une autre histoire...

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