Les Fennecs ont savouré ainsi une victoire de prestige et une première qualification en demi-finale continentale depuis leur succès en 1990. Par cette victoire, ils ont surtout souhaité tordre le cou à leurs détracteurs, qu'ils soient proches de l'équipe nationale comme l'a souvent sous entendu le sélectionneur Rabah Saâdane, qu'ils soient journalistes, les premières cibles des joueurs, ou encore même des anciennes gloires du football algérien. On pense à Rabah Madjer, qui a tenu les rennes de manière très irrégulière entre 1994 et 2002. L'ancien joueur du FC Porto avait d'ailleurs vivement critiqué la tenue du stage de préparation dans le sud de la France.
Gagner et évacuer les critiques
"Sans vouloir dénigrer le travail mis en place, j'estime que c'est un choix illogique. De plus, je ne me focalise pas que sur l'aspect climatique. Quand je parle de préparation, c'est un tout. Nous avons beaucoup de joueurs qui viennent d'arriver en sélection et qui manquent d'expérience africaine. Beaucoup ne savent pas ce qu'évoluer en Afrique signifie vraiment", avait-il déclaré après la déroute subie par l'Algérie face au Malawi, pour son premier match. Les Fennecs ont en effet inquiété mais ont inconsciemment voulu se mettre en danger pour se sublimer. Il semblait impensable après cet échec que l'esprit d'Omdurman se soit volatilisé.
Après une qualification en Coupe du monde qui ne s'est dessiné que match après match lors de la phase éliminatoire, le groupe de Rabah Saâdane a également été à la recherche d'une certaine reconnaissance qu'elle est en passe de décrocher après son succès sur les Elephants de Didier Drogba. "Je n'ai pas trop suivi ça mais on m'a en effet dit qu'on n'a pas été épargné par les critiques. Ce succès en fera taire certaines alors", s'est réjoui Meghni. Qualifiée grâce à un groupe solidaire, homogène et complémentaire plus qu'à ses individualités pour le Mondial, l'Algérie a encore montré qu'elle était capable de faire tomber un poids lourd du continent. Peu à peu, elle retrouve désormais ce statut de place forte du football africain qui était sien une vingtaine d'années auparavant.
Eurosport
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire