mercredi 6 janvier 2010

Puel et Lyon...

En stage avec ses joueurs en Tunisie, Claude Puel se livre mercredi dans L'Equipe à un large tour d'horizon des freins qui ont handicapé l'OL dans la première partie de saison. Il insiste sur les blessures mais pointe aussi «un groupe en majorité introverti» qui doit prendre la parole pour rebondir, donnant au passage raison à Cris qui a parlé de «manque de caractère».

L'entraîneur lyonnais s'interroge encore sur les blessures à répétition qui ont affecté son groupe cet automne. «Ce qu'on a mal géré, ce sont toutes ces blessures aux adducteurs. Pourquoi autant ? Difficile à dire. On a fait des entraînements intenses en pleine chaleur, cet été, dans le sud de l'Espagne. C'était très éprouvant. Après, nos internationaux ont joué huit matches en août et les premiers symptômes de pubalgie sont apparus à la mi-septembre.» Ces blessures ont eu un impact durable sur le rendement lyonnais, justifie encore Puel. «Du coup, on n'a pas pu soulager ceux qui pouvaient jouer et on les a usés. On a tiré la langue, le mental a fini par être touché et ça s'est désagrégé.» Le coach cite le cas de Toulalan, «trop sollicité, c'est évident».

«Les joueurs doivent sortir de leur coquille»
Le manque de caractère pointé par Cris ? «C'est vrai, notre caractère n'est pas à la hauteur de notre niveau footballistique. On a montré du caractère quand on était bien. Mais on a manqué de vécu dans les moments difficiles (...) Au lieu de cela, on a perdu le fil.» Pour le retrouver, Claude Puel insiste sur le travail mental et la communication. «On a des compétiteurs, Cris, Lloris ou Toulalan, mais pratiquement aucun joueur ne s'exprime. Dans le vestiaire, c'est pareil, il faut parler (...) Dans un groupe qui ne s'exprime pas, au moindre grain de sable, le premier baisse la tête, tout le monde suit et on subit. J'attends de certains joueurs qu'ils véhiculent des messages positifs et tiennent les caps. (...) On a un groupe en majorité introverti, c'est comme ça. Mais il faut que les joueurs sortent de leur coquille.» Comment se sent-il avant la reprise ? «Je me sens batailleur. Je NOUS sens batailleur.»

L'équipe.fr

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