DIDIER DESCHAMPS, les matches se suivent à un rythme élevé. Vos joueurs auront-ils récupéré de leurs efforts en Coupe d'Europe ?
D.D : La cadence est infernale. Mais le calendrier est ainsi. Jeudi, on a joué à 21H00. On aurait peut être pu commencer à 19H00 Car le voyage a été long et il ne faisait pas chaud à Copenhague. Et puis ça va continuer comme ça car si on se qualifie pour le prochain tour de l'Europa League, nous enchaînerons neuf matches en mars avant la finale de la Coupe de la Ligue. Mas je ne vais pas me plaindre.
Allez-vous faire tourner votre effectif pour la réception de Nancy ?
D.D : Ce ne sera pas la même équipe. Mais je ne vais pas tout révolutionner pour autant. Je veux essayer de garder le même état d'esprit et la même idée directrice d'un match sur l'autre. Après il y a des blessés et des suspensions qui m'obligent à effectuer des roulements.
Craignez-vous un relâchement de vos joueurs dimanche ?
D.D : On va jouer contre une équipe qui aura plus de fraîcheur que nous. Et puis c'est une formation très habile en contre. Il y a beaucoup de vitesse, notamment devant. On devra donc faire le jeu. Et aller chercher un résultat. On n'a pas le couteau sous la gorge, mais on doit prendre des points. Il faudra ainsi remettre le bleu de chauffe. On n'a pas le choix.
Vos choix ont été critiqués après la défaite en Coupe de France à Lens (3-1). Que répondez-vous à vos détracteurs ?
D.D : Vous savez, quand on ne gagne pas un match, les choix sont toujours mauvais. A Lens, j'ai fait des choix. Je les assume. Et ça ne va pas changer la façon dont je vois les choses. Je vais donc rester attentif à chaque joueur et à sa condition physique afin de choisir en fonction de chaque rencontre. Chaque match a sa vérité.
Justement, à Copenhague, vos changements se sont avérés décisifs
D.D : Les deux derniers buts sont venus du banc. C'est bien. Il y a une forte notion d'unité dans le groupe. Les joueurs doivent en prendre conscience. Contre Nancy, ça ne sera pas la même équipe mais c'est une bonne chose pour le groupe. Car ça permet de provoquer une certaine émulation dans l'équipe. Il faut vraiment continuer avec cet état d'esprit.
Comment jugez-vous l'entrée en jeu de Ben Arfa ?
D.D : C'est Hatem ! Je le redis, il a énormément de talent. Bien sûr, il ne peut pas tout faire parfaitement. Mais actuellement il est dans une période plutôt positive. Et puis, c'est vrai qu'il peut faire la différence seul en éliminant l'adversaire sur un dribble. Ses replacements défensifs ont également été bons. Il fait beaucoup d'effort, c'est bien.
A-t-il vraiment voulu marquer à Copenhague ?
D.D : Oui, ce n'est pas un centre raté. Hatem voulait la mettre au fond !
Cette victoire en terre danoise vous permet-elle d'aborder plus sereinement le match retour ?
D.D : Il y a une spirale positive. A Copenhague, il n'y avait pas de point en jeu mais on devait préparer au mieux la qualification. C'est ce qu'on a réussi à faire. Il faudra maintenant être vigilant, mais nous disposons désormais d'une bonne marge de manuvre. Grâce à nos trois buts maqués à l'extérieur, nous prenons une bonne option. C'est un très bon résultat.
Eurosport
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire