Le contenu du jeu
Difficile de trouver des excuses aux Marseillais sur la qualité du jeu produit à Montpellier. «Il y avait un manque de fraîcheur», a soutenu Deschamps dès la fin du match. «On s'est démobilisé, énervé par rapport à la pression du résultat, a précisé Fabrice Abiel. On a été trop lisible dans notre jeu, on n'a pas joué ensemble. A partir de là, aucun joueur ne peut tirer son épingle du jeu. On est sorti du match. Au lieu de les faire douter c'est eux qui nous ont fait douter.» Innterrogé sur la profondeur du problème, Abriel est formel : «C'est ponctuel. Sur les trois ou quatre derniers matches, on a réussi à faire face, même en perdant 1-0, et à revenir dans la partie. Pas là.» Il s'énerve pourtant face au constat d'une qualité de jeu déficiente depuis six mois. «Mais qui a parlé d'attente dans la qualité du jeu ? Il y a une attente dans les résultats et dans les victoires...» Mais l'un va rarement sans l'autre.
La défense
Le premier but encaissé à Montpellier a une nouvelle mis en exergue la fragilité du compartiment défensif marseillais, sur le plan individuel comme dans son expression collective. Deschamps admet des problèmes de concentration et constate aussi «une perte d'énergie dans des trucs qui n'apportent rien : cela entraîne une passivité coupable ensuite alors que nous sommes en nombre suffisant pour ne pas prendre de buts.» Pour Abriel, le collectif n'a pas pallié la défaillance de certains cadres. «Que faire quand vos cadres sont fatigués ou qu'ils ne sont pas dans leur match? Il faut que ce soit une réaction collective, une même pensée. Et, à Montpellier, on ne l'avait pas.» L'absence de Heinze le guerrier pèse indiscutablement mais l'OM doit disputer encore au moins cinq matchs sans lui. Il faut trouver une solution avant.
L'ambiance générale
Rien n'inspire l'hilarité en ce moment à la Commanderie. «La manière dont on a été battu ne me donne pas envie de sourire» (Deschamps). La remise en cause plus ou moins nette dont il a été question dans cette réunion a vu défiler les problèmes. Le trop grand nombre de dispositifs tactiques utilisés ? «Oui, cela peut déstabiliser des joueurs, c'est vrai, mais je n'ai pas changé tant que ça de système». Ses changements de joueurs, illogiques pour certains? «Que j'ai tort ou raison peu importe, c'est à moi de faire les choix et je les assume. J'essaie de les faire pour aligner l'équipe la plus performante possible.» Abriel espère que le temps fera son oeuvre. «J'ai déjà remarqué qu'à Marseille, la crise pouvait venir entre le moment où ça ne va pas et le moment où ça revient. Il faut donc que ce moment dure le moins possible et qu'on rebondisse vite.» Une qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue, mercredi à Toulouse, pourrait alléger l'ambiance
L'équipe
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