Cette question, Christophe Galtier ne se la pose même pas. Pas de doute, pour l'entraîneur de Saint-Etienne, les prochains visiteurs du Chaudron ce soir ont l'étoffe de champions. "Montpellier a vraiment de la qualité, autant défensivement qu'offensivement. Cette équipe est réaliste, efficace et impose une valeur athlétique. Elle a étonné pendant dix-douze matches en tant que promu. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Montpellier tourne à une moyenne de deux points par match. Si, au bout de 25 journées, Montpellier est un prétendant au titre, ce n'est plus un hasard. Je le répète, Montpellier est en course pour le titre de champion."
Girard: "On verra le 15 mai"
Si la surprise est passée, c'est pour laisser la place à un réalisme aussi froid qu'efficace. Notamment à l'extérieur avec quatre victoires lors des cinq dernières rencontres. La raison? La défense, l'un des rares points faibles montpelliérains, s'est grandement améliorée malgré la blessure de Nenad Dzodic le capitaine. "Emir Spahic s'exprime mieux en français, commande la défense, encadre les jeunes, montre l'exemple dans les duels: il se comporte en patron", explique Pascal Baills. Au MHSC, on pense aussi à défendre désormais. "Quand on n'a pas le ballon, il faut se mettre le cul par terre pour les copains", ajoute l'adjoint de Girard.
Evidemment dans l'Hérault, on est loin de tirer des plans sur la comète. Derrière un Loulou Nicollin étonnement sage ("On n'a pas le cigare. L'Europe, je n'y crois pas. J'espère qu'on finira dans les 10"), René Girard affiche également un pragmatisme à toute épreuve. "Il y en a qui parle, moi je préfère qu'on réponde sur le terrain. On verra simplement notre position au 15 mai. Moi, je vois mes joueurs qui ne parlent quasiment pas de ça entre eux mais qui montrent qu'ils sont là à chaque match. Il faut que l'on reste humble. Nous avons joué 24 journées de Championnat, il en reste donc encore beaucoup. Moi je ne travaille pas selon l'actualité."
Mais quand on est deuxième mi-février, et même si les prétendants sont nombreux, l'Europe n'est-elle pas le minimum à viser? "Aujourd'hui, si je ne parle pas d'Europe, ce n'est pas par manque d'ambition, lance Girard. Si d'ici quelques matchs, on se retrouve 6e, on dira qu'on avait le "teston". Grosse tête ou pas, aujourd'hui, Montpellier ne peut plus se cacher. Surtout que ses adversaires seront amenés à s'éparpiller entre Coupes nationales et Coupe d'Europe. Le MHSC, lui, n'a que la L1. De quoi garder une certaine fraîcheur jusqu'au bout pour compenser le manque d'expérience. De quoi créer la grande sensation de la décennie? Allez savoir...
Eurosport
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire