Un recrutement décevant, un coaching discutable
Les raisons de ce mini-fiasco sont multiples. Mais nombre d'entre elles sont imputables à celui qui avait mené Monaco en finale de la Ligue des champions ou encore la Juve en Serie A. A peine arrivé, Deschamps a voulu imposer sa patte, et tirer un trait sur l'héritage pourtant solide laissé par Gerets. Cana, le capitaine emblématique, est parti. Valbuena, Hilton ou Ben Arfa ont eux été écartés pour laisser place à ses hommes. Mais ceux-ci n'ont pas suivi, hormis peut-être Abriel, le moins attendu de tous. Lucho, arrivé avec le statut de joueur de classe mondiale, commence tout juste à trouver ses marques. Morientes est tout simplement hors de forme. La charnière centrale Diawara-Heinze, tant désirée par DD, n'a jamais vraiment donné satisfaction. Mbia, posté seul devant la défense, n'a pas l'abattage d'un Alou Diarra à Bordeaux. Sans compter que Taiwo a connu une longue traversée du désert.
Alors Deschamps a ramé, tenté. Beaucoup, peut-être trop même. Pour un coaching au final peu souvent gagnant. Heureusement pour lui, sa légitimité du côté de la Canebière, née d'une victoire en Ligue des champions sous ce même maillot olympien, en 1993, lui épargne encore la colère de l'intransigeant public marseillais. Reste à savoir jusqu'à quand.
France Football
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