mercredi 24 mars 2010

Difficile de nous ennuyer plus

Au terme d'un match insipide et de la séance des tirs au but (0-0, 6 tab à 5), le Paris Saint-Germain a sorti Auxerre et s'est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France, mardi dans un stade de l'Abbé-Deschamps vide. Le club de la capitale peut encore sauver sa saison.
AUXERRE-PSG : 0-0 (5 tab à 6)

Au bout de la nuit ou plutôt de l'ennui. Voilà comment les Parisiens se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe de France (0-0, 6 tab à 5). Grâce à un arrêt d'Edel face à Quercia et une dernière tentative réussie par Claude Makelele, le club de la capitale reste en course pour son dernier objectif de la saison. Les "vacances" attendront... Au terme d'un match à huis clos d'une rare pauvreté, la formation d'Antoine Kombouaré sort gagnante d'une confrontation insipide et bien loin de l'idée que l'on se fait d'un quart de finale de Coupe de France. Pour Auxerre, obligé de jouer dans un stade vide, la malédiction continue avec une troisième élimination aux penalties dans la compétition sur ses quatre précédentes éditions.

Difficile de sortir un vrai gagnant après un tel rendu. En dehors du manque d'ambiance dans les tribunes, huis clos oblige, les joueurs des deux formations n'ont que trop rarement démontré leur envie de briller et de mettre du rythme dans un quart de finale d'une rare indigence. La comparaison avec la qualification de Quevilly, synonyme de fraicheur, de vie, tranche dans le vif avec le manque d'intérêt des professionnels présents dans l'Yonne. Très peu entreprenants, disponibles et désireux de changer de rythme, Auxerrois et Parisiens ont joué pendant plus de 120 minutes à l'allure d'un match amical de début de saison.

Kombouaré fataliste

"On joue mal, on s'ennuie, le ballon est mauvais, je plains les gens qui regardent le match ce soir", déclarait Benoît Pedretti à la mi-temps. Des mots durs, mais tellement justes de la part du capitaine auxerrois. En dehors d'une frappe de quarante mètres de Niculae (22e), rien à se mettre sous la dent pendant le temps réglementaire. Seule l'entrée de Mateja Kezman (98e) dynamise timidement la rencontre. Servi par Giuly, l'un des seuls Parisiens à surnager à l'Abbé-Deschamps, le Serbe trouve le poteau sur sa première tête (107e).

Seule la séance de tirs au but pouvait départager les deux formations. Pour une issue que l'on connait. "Peu importe la manière, avoue fataliste Antoine Kombouaré. Le plus important est la qualification pour les demi-finales. On veut aller au bout." Conscient des lacunes de son équipe et de son incapacité à produire du jeu, le Kanak se satisfait finalement de l'essentiel. La qualification et rien d'autre. "Une petite lueur d'espoir dans la grisaille du moment", dira l'entraîneur parisien.

LA DECLA : Jean Fernandez (entraîneur d'Auxerre)

"Il y avait la place pour passer. C'est une déception pour les joueurs qui ont tout donné. On fait avec. Les deux équipes ont bien défendu. Je pense que Jelen et Niculae étaient fatigués et on a manqué de percussion. On ne s'est pas créé beaucoup d'occasions mais il y avait peut-être un penalty pour nous. Le foot, ce n'est pas ça. Sans ambiance, sur un terrain bosselé, c'était difficile pour les deux équipes. C'aurait été plus facile pour nous avec nos supporters".

Eurosport

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