mercredi 21 avril 2010

Le Bayern a l'avantage

C'est une donnée non négligeable au moment d'aborder le match aller. Pas moins de sept joueurs lyonnais vont débarquer à l'Allianz Arena sous le coup d'une suspension en vue du match retour. Il y a Cissokho, Delgado, Gonalons, Källström, Toulalan, Cris et Pjanic. Cela peut-il entrer en ligne de compte pour la tactique ou le discours d'avant match ? Puel assure que non : «Il n'y aura ni calcul ni de retenue à avoir». Il poursuit : «Même si on a des joueurs suspendus, c'est comme ça, cela fait partie des aléas. On y fera face si ça doit se produire.» Dans le camp du Bayern, on estime la donnée exploitable. Jonker, l'adjoint de van Gaal, plaint même l'OL : «C'est toujours délicat d'avoir sept joueurs au départ avertis. Ce n'est pas facile. Mais que Lyon se rassure, notre jeu ne consiste pas à provoquer l'adversaire.» Le grand suspendu du match aller, Mark Van Bommel, est quand même Munichois. Lahm en est conscient : «C'est un joueur important pour nous et il le démontre toutes les semaines. Nous avons joué sans lui et son remplaçant sera à n'en pas douter à la hauteur. Quand on s'appelle le Bayern, on se doit d'avoir un banc de touche. Et si nous ne l'avions pas, nous ne serions pas là.»

Lyon a galéré pour arriver à Munich
Avant même d'arriver à Munich, un déséquilibre de fraîcheur pouvait être logiquement constaté. Les deux équipes n'ont pas pu préparer cette demi-finale aller dans les mêmes conditions, c'est le moins que l'on puisse dire. Samedi, quand le Bayern est resté en Bavière s'offrir une promenade de santé en explosant Hanovre (7-0), Lyon a disputé à Bordeaux (2-2) un choc tendu de haut de tableau de L1. Et surtout, quand pendant trois jours les Munichois sont paisiblement restés dans leur camp d'entraînement, les Lyonnais ont effectué le trajet Bordeaux - Munich en bus, via des étapes à Lyon dimanche et Stuttgart lundi soir. Un sacré périple de près de 1450 km qui pourrait bien laisser des traces et peser lourd au coup d'envoi. «Il faut s'adapter, a assuré un Puel fataliste qui préfère relativiser. On commence à bien connaître le paysage routier français et allemand. C'est sympathique...» Le staff médical de l'OL a oeuvré pour que les organismes ne souffrent pas. «On fait le max, a ajouté Puel. Cela veut dire plus de massage, plus de promenade et plus d'étirements...» Comme le Bayern a le beau rôle, Philipp Lahm pense que cela n'aura finalement «aucune incidence le jour du match.» Van Buyten suit le même raisonnement : «La motivation est tellement importante que cela ne jouera pas vraiment un rôle. Comme c'est une demie, les petits détails (sic), on peut les mettre de côté.»

Le Bayern connaît bien le dernier carré
Lyon se gargarise à juste titre de disputer la première demi-finale de C1 de son histoire. Sa fraîcheur (mentale) et sa motivation valent de l'or. Toutefois, l'expérience du Bayern Munich dans le dernier carré est autrement plus appréciable. «Le Bayern sait tout des demi-finales et des finales, a reconnu Vercoutre dans L'Equipe mardi. C'est son savoir-faire européen. Le nôtre, c'est de sortir des poules.» En onze ans, Munich a joué quatre demi-finales de Ligue des champions et disputé deux finales. «Arriver en demie, c'est une grosse motivation. On a faim et on veut aller jusqu'au bout, a confié van Buyten. On sait que pour eux, cette Ligue des champions est l'objectif principal car le Championnat, ils l'ont déjà remporté plusieurs fois.» Mais si Lyon a d'ores et déjà gagné son pari en s'immisçant dans le dernier carré, Claude Puel aime rappeler qu'il faut continuer à voir plus loin. «C'est très bien pour les joueurs et le club d'être en demie. Mais ce n'est pas une finalité. Ceci dit, je ne pense pas que les joueurs le vivent de cette manière. Ils savent que deux gros matches les attendent. Ce sera très compliqué et très équilibré.» -
l'équipe

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