Lille (2e)
Intraitable à domicile, Le LOSC sait aussi aller prendre des points loin de chez lui. Pour preuve, les Nordistes ont aligné mercredi un troisième match consécutif sans défaite en déplacement en s'imposant à Toulouse (0-2). C'est aussi la 4e victoire de rang des Dogues en Ligue 1, qui finissent en trombe après un petit coup de mou au début du printemps. Conséquence, après ce nouveau succès, conjugué à la défaite d'Auxerre à Lyon, Lille remonte à la deuxième place du classement. L'Europe est dans la poche désormais, et la Ligue des champions n'est plus très loin pour les joueurs de Rudi Garcia, qui recevront l'OM lors de la prochaine journée. Pas simple de jouer le champion, mais les Marseillais ont déjà le titre en poche. Alors... Toutefois, leur marge de manœuvre est infime puisqu'ils sont à égalité de points avec l'AJA alors que Lyon, 4e, n'est qu'à deux points, avec un match en moins. Mais le LOSC a effectué un pas important mercredi.
EN BAISSE:
Bordeaux (6e)
Bordeaux est le grand perdant de la soirée dans le haut du tableau. Alors que l'Olympique de Marseille, son successeur au palmarès, fêtait dignement son 9e titre, le club bordelais, lui, n'a pas le cœur à rire. Après leur victoire face à Toulouse le week-end dernier, les hommes de Laurent Blanc ont enchainé avec un match nul à Nice. Quatre points en deux journées, après la série noire vécue en ce printemps 2010, ce n'est pas si mal. Mais ça ne suffit plus. Bordeaux ne maîtrise pas plus son jeu que son destin et après les victoires de Lille, Lyon et Montpellier, le point ramené du Ray apparait comme une très mauvaise opération. Bordeaux pointe à six points de Lille (2e) et Auxerre (3e) à deux journées de la fin. Pour la Ligue des champions, c'est définitivement terminé. Mais les Girondins ont rétrogradé au 6e rang et ne sont même plus en position de jouer la Ligue Europa. Après la saison de tous les bonheurs, Bordeaux va-t-il boire le calice jusqu'à la lie?
LE JOUEUR:
Miralem Pjanic (Lyon)
Le petit meneur de jeu bosniaque a encore besoin de dépouiller son jeu, mais cette saison, il est devenu un personnage incontournable de l'effectif lyonnais. Mercredi soir, par ses dribles et son inventivité, Miralem Pjanic a posé énormément de problèmes à la défense auxerroise. Dangereux sur coup de pied arrêté (il a trouvé le poteau de Sorin), c'est lui qui a fini par donner la victoire à l'OL en toute fin de rencontre. Une récompense méritée pour l'ancien Messin au vu de son match. Décidément, il marque peu de buts, mais ses buts marquent. On se souviendra évidemment de celui inscrit à Madrid en Ligue des champions. Mais celui de mercredi permet aux Lyonnais d'espérer revivre la saison prochaine des soirées comme celle de Bernabeu.
LE BUT:
Mamadou Niang (Marseille)
Ce n'est pas le plus beau but de sa carrière. Certainement pas le plus difficile. Lorsque Nicolas Douchez a repoussé dans ses pieds la frappe de Mathieu Valbuena à l'entrée du dernier quart d'heure, l'attaquant sénégalais de l'Olympique de Marseille n'a eu qu'à mettre son pied gauche en opposition pour marquer dans le but vide. Mais ce but, qui a permis aux Marseillais de reprendre l'avantage face à Rennes, est celui qui offre officiellement le titre de champion à l'OM. Pour Niang, ce but fut donc une double libération. Collective, puisqu'il a permis au Vélodrome de laisser exploser sa joie. Et individuelle, car l'ancien Strasbourgeois n'avait plus marqué depuis quasiment deux mois (7 mars). En retrouvant son efficacité au meilleur moment, Niang a rappelé le rôle prépondérant qui aura été le sien dans le retour au premier plan du club phocéen.
LA STAT:
77
Depuis mercredi soir, on connait officiellement le nom des trois clubs relégués en Ligue 2. Battus à domicile par Saint-Etienne (0-1) et à Nancy (3-2), Boulogne-sur-Mer et Le Mans ont rejoint pour de bon Grenoble dans l'ascenseur, direction l'étage inférieur. Mais à vrai dire, il n'y avait plus de suspense depuis longtemps, tant ce trio est apparu un ton en-dessous du reste de la cuvée 2010. A eux trois, les trois derniers du classement ont engrangé 77 points. Un total d'une extrême faiblesse. A titre de comparaison, l'an dernier, les trois relégués (Le Havre, Nantes et Caen) avaient cumulé 100 points. Quoi qu'il arrive, le trio malheureux de cette saison fera nettement moins bien. La faiblesse globale de celui-ci aura fait les affaires d'équipes comme Saint-Etienne ou Sochaux qui, en dépit de la médiocrité de leur saison, n'ont jamais vraiment eu à trembler.
LA DECLA:
Christophe Galtier (Saint-Etienne)
"Je suis soulagé, satisfait et heureux. Soulagé parce qu'on sortait d'un match très difficile dimanche à domicile. Il a fallu beaucoup travailler pour remobiliser le groupe. Satisfait parce que la mission que j'avais acceptée le 15 décembre, qui était de faire en sorte que l'AS Saint-Etienne joue la saison prochaine en L1, est accomplie. Heureux parce qu'on va rendre des gens heureux ce soir. Je pense à tous les salariés du club, aux supporters qui ont encore une fois vécu une saison difficile. Et j'ai une pensée très, très, très spéciale pour Monsieur Alain Perrin. Si aujourd'hui je suis là et heureux, c'est grâce à lui".
Eurosport
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