LILLE - MARSEILLE : 3-2
Buts : Cabaye (28e s.p.), De Melo (80e), Debuchy (90e+5) pour Lille - Niang (6e) et Hilton (45e) pour Marseille
Lille y est presque. Au bout du suspense et du temps additionnel, le LOSC a décroché face au tout nouveau champion de France marseillais une victoire qui vaut bien plus que trois points. Elle rapproche considérablement les Nordistes de la Ligue des champions. S'ils ramènent un point de leur déplacement à Lorient lors de la dernière journée, l'affaire sera dans le sac. Mais que ce fut dur face à cet OM qui n'avait certes rien à gagner mais qui, surfant sur la vague de sa remarquable série d'invincibilité, a largement contrarié les plans lillois et ce en ayant joué à 10 pendant plus d'une heure.
La soirée de gala avait commencé par une douche froide au Stadium Nord. Dès la sixième minute, sur la première réelle incursion marseillaise, Cheyrou décalait Niang, qui enroulait une frappe hors de portée de Landreau (0-1, 6e). Silence dans les tribunes. On pensait alors que la suite ne serait qu'une longue course lilloise contre le score, mais que les Dogues se casseraient les dents sur la défense de l'OM, comme tant d'équipes avant eux.
Marseille version catenaccio
Mais le sort, le règlement et la pointe de vitesse de Gervinho en avaient décidé autrement. Bien parti dans le dos de la défense, l'Ivoirien crochetait Mandanda qui n'avait d'autre choix que de faucher l'attaquant lillois. Premier ballon, carton rouge, penalty et retour au vestiaire. Cabaye se chargeait de transformer le penalty et ramenait tout le monde à égalité (1-1, 27e). La pression lilloise s'accentuait ensuite sur la cage des Olympiens, et Andrade sauvait son camp à plusieurs reprises. Mais c'est bien Hilton qui envoyait une reprise du gauche à ras de terre en profitant d'un ballon mal dégagé par la défense après un corner venu de la droite (1-2, 45e). Mi-temps.
La seconde période donnait lieu à une attaque-défense grandeur nature, mais les attaques lilloises étaient systématiquement repoussées par une défense des grands soirs. Baky Koné défendait jusqu'aux crampes, Taïwo, Diawara, Kaboré et surtout Hilton étaient imbattables dans les duels, et Lille finissait par perdre patience. Sauf que Tulio de Melo était entré à la mi-temps. Mais pendant une demi-heure, et un peu plus, le grand attaquant était transparent. Jusqu'à la 80e minute, moment que choisissait De Melo pour s'élever plus haut que Diawara et enfin tromper Andrade, auteur d'une superbe partie par ailleurs.
Deux partout, l'honneur était sauf, Lille jouait encore la qualification directe pour la C1, l'OM ne perdait pas à l'extérieur... Mais à la dernière seconde, Debuchy reprenait un corner d'Obraniak frappé au premier poteau et ne laissait aucune chance à la défense phocéenne. Dur pour l'OM, superbe pour le LOSC. C'est chacun son tour. Lille mérite les trois points, Marseille mérite un grand coup de chapeau pour avoir joué le jeu jusqu'au bout. Au coup de sifflet final, on ne pouvait que savourer le spectacle, la volonté et l'abnégation du champion ainsi que le talent et la persévérance du dauphin. Une belle soirée au Stadium Nord qui laisse espérer d'autres belles soirées - européennes cette fois- pour la saison prochaine!
Eurosport
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