dimanche 9 mai 2010

L'OL limite la casse

En manque d'inspiration et bousculé, Lyon a arraché un nul miraculeux à Nungesser face à Valenciennes grâce à un but contre son camp de Baldé dans les arrêts de jeu (2-2), lors de la 37e journée. L'OL reste 4e à deux points d'Auxerre et à quatre de Lille, mais avec un match en retard.

VALENCIENNES - LYON : 2-2


Buts : Audel (71e), Cohade (81e p.) pour Valenciennes et Kallstrom (17e), Baldé (csc 90+4) pour Lyon

Pour croire jusqu'au bout, l'OL s'était donné une mission: gagner tous ses matches et prier pour un faux pas de Lille ou Auxerre. Comme l'AJA freiné par Lens (0-0), Lyon s'est heurté à la conspiration nordiste fomenté par le LOSC avec la collaboration de ses voisins. Valenciennes aura tout donné pendant 90 minutes pour soutenir la cause locale. Il ne lui aura manqué qu'un brin d'expérience pour signer une belle victoire sur ses terres et apporter sa contribution totale.

Car VA aurait sans aucun doute mérité la victoire. Pour une équipe concernée ni par la course à l'Europe ni par le maintien, ce match consistait avant tout à finir en beauté devant son public de Nungesser. Entre une équipe la tête partiellement en vacances et une autre contrainte de sauver sa saison en accrochant la Ligue des champions, les premières minutes laissaient planer le doute quant aux velléités de chacun. Les Nordistes démarraient pied au plancher tandis que les Gones peinaient à trouver leurs marques. La faute, il est vrai, à une défense construite à la hâte avec la blessure de Cris. Et l'arrière-garde Reveillère-Boumsong-Lovren-Gassama aura donné des sueurs froides à Puel toute la soirée, pour le plus grand bonheur de Ben Khalfallah qui s'est amusé tout le long à faire tourner en bourrique le pauvre Gassama avant de s'amuser tout autant de Kallstrom repositionné en arrière-gauche après la sortie de ce dernier.

Pourtant au final, les deux équipes se quittent sur un nul. Valenciennes a longtemps payé son manque de réussite face au but et sans doute un Pujol trop esseulé à la pointe de l'attaque. En voulant jouer rapidement devant, les hommes de Philippe Montanier ont multiplié les pertes de balle alors qu'ils avaient la maîtrise du jeu et mettaient aisément la défense lyonnaise en danger sur des passes en profondeur. Mais à la pause, c'était l'OL qui avait les commandes au tableau d'affichage. Le réalisme des Gones avait encore frappé. Sur sa première occasion, le septuple champion de France faisait parler sa technique pour permettre à Kallstrom de conclure d'une frappe en pleine lucarne un beau mouvement collectif (0-1, 17e). Réussite totale tandis que Pujol et consorts se heurtaient à Lloris, affichant près de 60% de possession de balle. Sans un gros raté d'Ederson seul face à Penneteau, l'affaire aurait même pu être pliée à la pause (43e).

VA, bras armé des Lillois

Bousculée en défense, incapable de développer son jeu, et faisant globalement preuve d'un manque certain d'entrain, la bande à Claude Puel n'avait rien à proposer à Nungesser. Dire que les Lyonnais auraient rêvé se contenter de leur maigre pécule et attendre patiemment le coup de sifflet final est un euphémisme. Sidney Govou fut sans doute l'un des rares à tenter quelques percées sur son côté droit, mais il ne put compter sur un Lisandro transparent, surveillé de près par Bisevac. Lloris s'occupait de repousser l'inéluctable échéance face à Kadir (55e, 59e), avant qu'Audel, entré juste avant, ne remette les pendules à l'heure (1-1, 71e) et que Cohade, sur penalty, ne coule l'embarcation claudicante lyonnaise (2-1, 81e).

En manque d'inspiration, l'OL s'en remettait à sa bonne étoile. Poussé par son public, VA, malgré un avantage au score, choisissait de jouer l'attaque pour faire le break en fin de rencontre. Manque d'expérience pour les uns, coup de pouce pour les autres. L'attaque nordiste porté vers l'avant, la défense oubliait ses fondamentaux et se laissaient surprendre par Lisandro toujours prompt à profiter des ballons qui trainent. L'Argentin ne se faisait pas prier et voyait son tir dévié dans le but de Penneteau par l'épaule de Baldé (2-2, 90+4). Une égalisation chanceuse des Lyonnais, qui semblaient pourtant résignés, mais préservent leurs espoirs de Ligue des champions. Lille peut remercier son voisin valenciennois. Le LOSC, vainqueur de l'OM, compte désormais quatre points d'avance sur Lyon qui doit encore affronter Monaco mercredi avant la dernière journée. VA reste au chaud en milieu de tableau.

LA DECLA : Claude Puel (entraîneur de Lyon)

"C'est un bon point pris puisqu'on égalise dans les arrêts de jeu. C'était légitime. C'est dommage de ne pas avoir fait la différence avec une balle de 2-0 en première mi-temps mais Valenciennes nous a mis en difficulté et on a eu du mal à juguler leur jeu. On maîtrise notre destin pour la 3e place heureusement mais il faudra récupérer pour bien préparer le match face à Monaco (mercredi, ndlr). Ce soir, on a montré du caractère pour aller chercher l'égalisation malgré les faits de jeu. Bravo aux joueurs même si on aurait pu éviter ces deux buts. On aurait dû éviter de se mettre en danger. Mais ce point pris peut être important à la fin parce que si on fait le plein, Lille sera dans l'obligation d'aller chercher la victoire à Lorient."

Eurosport

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