mercredi 26 mai 2010

Tignes, mieux qu'en 2008

Raymond le superstitieux ne pouvait pas passer à côté. Les Bleus sont «tombés» à Tignes «pile» la semaine où il a fait beau. Deux jours avant leur arrivée, lorsque William Gallas s'entraînait encore seul sous la neige, ce n'était pas franchement gagné. Coïncidence, le temps devrait se montrer de nouveau capricieux... mercredi, soit au lendemain de leur départ. A priori anodin, ce point météo a inévitablement eu son importance sur le moral des troupes. «C'est un élément essentiel qui a permis de créer une vie hors de l'hôtel», souligne Domenech. En 2008, le sélectionneur se souvient qu'il faisait «entre 5° et 10°» avec une pluie discontinue. «De ce côté-là, on a été gâté. Quand on travaille dans de bonnes conditions, ça ne peut être que positif».

Un groupe mieux préparé ?
Marche en raquettes, biathlon, Run&Bike, séances physiques, travail tactique... Les Bleus n'ont pas chômé. En diversifiant les activités, le staff technique a permis aux joueurs de mêler «l'amusement» au travail. «Mais ç'a quand même été dur...», souffle Nicolas Anelka. Normal. Le travail effectué était «supérieur à celui de 2006» lorsque la France avait atteint la finale du Mondial, souligne Domenech. Outre la remise à niveau du groupe, le programme suivi par les Bleus a été pensé pour souder un groupe plombé par les guéguerre de générations et d'ego. Domenech encore : «Un groupe est en train de se mettre en place. On sent les étapes, l'évolution. Le groupe s'est pris en main». Seul les résultats diront s'il a raison. Et pour ça, «tout dépend des joueurs».

L'énigme Henry
Il faudra encore attendre. Si Thierry Henry est à court de forme et que cela s'est parfois vu, «un champion reste un champion», a rappelé Patrice Evra dès le premier jour de stage. Dans le 4-3-3 que semble vouloir bâtir Raymond Domenech pour le Mondial, l'attaquant de Barcelone pourrait retrouver une position axiale à condition qu'il retrouve d'abord son niveau. Rien d'impossible. En 2006, Patrick Vieira avait lui aussi concentré beaucoup de doutes avant de réaliser un grand Mondial. S'il ne l'en sent pas capable, Raymond Domenech ne lui fera, en revanche, aucune fleur. Mardi, interrogé sur le cas de son capitaine, il a répété que l'équipe de France était composée «de 23 joueurs qui auront chacun leur fonction à un moment ou à un autre». Celle d'Henry semble encore à déterminer
http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100525_164033_domenech-pas-a-une-anomalie-pres.html

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