Non, le coach a un choix à faire. On savait que le système allait changer, qu'on ne jouerait qu'avec une pointe. Forcément, ça en met trois sur le carreau. A nous de nous tenir prêts si on fait appel à nous. Moi je le suis, depuis longtemps.
Vous êtes entré à droite contre la Tunisie.
Moi, je prends ce qu'on me donne. Tout le monde sait que mon poste, c'est dans l'axe, mais si je dois jouer sur un côté, je ferai de mon mieux. J'essaierai d'apporter un peu de vitesse et de percussion.
Vous êtes l'attaquant français qui a marqué le plus de buts cette saison. Cela ne vous manque pas ?
Un peu... En Grèce, j'avais pris l'habitude de marquer assez souvent. Peut-être que le niveau était un peu plus facile, mais, quoi qu'il en soit, c'était une bonne habitude à prendre. C'est ce que le coach (Guy Roux, présent dans la salle, NDLR) m'a appris. En DH ou n'importe où, il faut planter.
Comment faire pour essayer de bousculer la hiérarchie ?
Il faut se battre et montrer son meilleur visage possible à l'entraînement. Le coach n'est pas bête. Il mettra le ou les joueurs le(s) plus performant(s). Si j'ai peu de temps de jeu, ce sera à moi de faire beaucoup de bonnes choses en un temps réduit.
Mais vous sentez que cela peut bouger devant ou bien la hiérarchie est-elle figée ?
Le coach est malin. Il brouille les pistes. Même si on peut avoir cette impression, on sait qu'avec lui, de temps en temps, il y a des surprises. De toute façon, on est un groupe. Si on veut gagner la Coupe du monde, il faut qu'on soit les 23 tous ensemble. Il faut accepter de jouer dix minutes, un quart d'heure, de remplacer un joueur blessé... Pour l'instant, il n'y a pas eu de problèmes et il n'y en aura pas. On veut cette Coupe du monde et on sait les sacrifices qu'il y à faire.
L'équipe de France est-elle à l'abri d'un retour prématuré d'Afrique du Sud ?
Personne n'est à l'abri. Si on arrive là-bas la fleur au fusil, en pensant qu'on est au-dessus des trois équipes, on va vite rentrer. Ça ne sera pas le cas. On sait qu'il y beaucoup de travail à faire, mais on a une grosse envie de faire taire les critiques et de retourner l'opinion des gens. Ça passera par de bons entraînements et un bon dernier match contre la Chine avec du jeu, des buts et la victoire. Ça nous permettrait d'être plus confiant, mieux dans nos têtes».
http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100602_204557_cisse-le-coach-n-est-pas-bete.html
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