LES VALEURS SURES
FLORENT MALOUDA
3 matches, 227 minutes
Le joueur de Chelsea est en forme et en confiance, à l'image de sa saison chez les Blues. Titularisé en milieu relayeur lors des trois matches de préparation, il n'a pas démérité à défaut d'avoir été brillant. Face à l'embouteillage qui règne à gauche chez les Bleus, Domenech a choisi de ne pas utiliser l'ancien Guingampais à son poste de prédilection, et son rendement en ressort amoindri par rapport à ce qu'il a montré en club cette année. Malouda reste irréprochable dans son nouveau rôle.
PATRICE EVRA
3 matches, 244 minutes
A Manchester United, Evra a pris une nouvelle dimension cette saison. En équipe de France aussi, puisque Raymond Domenech lui a confié le brassard de capitaine lors des trois matches de préparation. Une décision qui semble avoir fait l'unanimité au sein du groupe. Sur le terrain, l'ancien Monégasque n'est pas aussi impressionnant qu'en club. Il paie aussi le manque d'automatismes de la charnière Gallas-Abidal et la présence de Malouda et Ribéry sur le côté gauche en attaque.
JEREMY TOULALAN
3 matches, 225 minutes
L'idée de le titulariser en défense centrale a pris du plomb dans l'aile avec la blessure de Lassana Diarra, qui a en partie entrainé le passage au 4-3-3. Dans ce système, Toulalan, évolue en sentinelle devant la défense à un poste qu'il affectionne. S'il n'a pas totalement convaincu lors des trois matches de préparation, c'est aussi parce que l'organisation nouvelle dans l'entrejeu demande un temps d'adaptation. L'ancien Nantais fait figure de cadre des Bleus, à 26 ans.
WILLIAM GALLAS
3 matches, 199 minutes, 1 but
Sa présence au Mondial était remise en question jusqu'au stage de Tignes en raison d'une blessure à un mollet. Gallas s'en est remis à temps et a profité des trois matches de préparation pour retrouver un peu de rythme. Inquiétant face au Costa Rica, il est monté en puissance par la suite. Le Gunner a même été le Tricolore le plus dangereux, à l'image de son but face à la Tunisie. Si son association avec Abidal laisse à désirer, l'ensemble reste d'autant plus positif qu'il part de loin.
FRANCK RIBERY
3 matches, 191 minutes
Ribéry aborde le Mondial avec une faim de loup après une saison très compliquée au Bayern. Cela s'est senti lors des matches de préparation. Très en jambes, l'ancien Marseillais a multiplié les tentatives pour faire la différence, avec une réussite inégale. Le schéma mis en place par Domenech doit le mettre en valeur à son poste de prédilection. Son entente avec Malouda et Evra à gauche est perfectible, mais l'état de forme de "Kaiser Franck" en fait un élément incontournable chez les Bleus.
HUGO LLORIS
2 matches, 180 minutes, 2 buts encaissés
Il est le numéro un des Bleus, et il le restera pendant la Coupe du monde. Laissé au repos face au Costa Rica, Lloris a joué les deux derniers matches, encaissant à chaque fois un but dont le surprenant coup franc du Chinois Deng. Il ne va pas changer d'avis au sujet d'un ballon dont il est peu adepte. Si le Lyonnais n'a pas été impérial, il paie aussi les hésitations de la défense tricolore en général. Cela ne remet en aucun cas son statut en question.
. LES INTERROGATIONS
YOANN GOURCUFF
3 matches, 244 minutes, 1 passe décisive
Bien sûr, sauf cataclysme, il sera titulaire le 11 juin face à l'Uruguay. Avec Evra, il a été le joueur le plus utilisé. Mais le meneur de jeu de Bordeaux n'a rien fait pour rassurer en préparation, lui qu'on avait vu si brillant sous le maillot tricolore en 2009. S'il a fait illusion grâce à son envie face au Costa Rica, il s'est ensuite effacé au fil des matches. Dans la lignée de sa saison décevante, Gourcuff a du mal à trouver sa place dans le nouveau système dans un rôle de milieu relayeur. Après tout, Domenech a répété que personne n'était intouchable...
BAKARY SAGNA
3 matches, 225 minutes
On ne peut pas lui reprocher grand chose mais le joueur d'Arsenal ne suscite pas non plus un enthousiasme débordant. Globalement transparent lors des trois matches de préparation, Sagna a parfois eu un placement aléatoire et n'a pas prouvé sa "fameuse" qualité de centre. Titulaire à chaque fois, il n'a pas vraiment de concurrence avec Anthony Réveillère. Sa place en Afrique du Sud est assurée, ce qui est peut-être un indice sur le peu d'options au poste de latéral droit en France.
NICOLAS ANELKA
3 matches, 171 minutes
Après trois matches dans la peau de l'attaquant de pointe des Bleus, son bilan reste une énigme : aucun but et surtout aucun tir cadré ! "Il peut apporter plus", assure Domenech. Un doux euphémisme. En fait, les statistiques ne font que confirmer le constat que l'on peut faire à l'oeil nu : il n'est pas fait pour le 4-3-3. Ou alors, pas en pointe. L'attaquant de Chelsea est aujourd'hui le joueur le plus menacé en équipe de France. Pas sûr qu'on le retrouve dans le 11 face à l'Uruguay alors que Gignac et surtout Henry soufflent dans son dos.
SIDNEY GOVOU
3 matches, 210 minutes
Rare spécialiste du poste à droite, le Lyonnais aurait pu être le grand gagnant du passage au 4-3-3. Mais il ressort finalement affaibli du stage de préparation. En trois matches, il aura eu un impact limité et souffre de la comparaison avec le duo Ribéry-Malouda à gauche. Malgré la confiance de Domenech, ce serait une surprise s'il parvenait à conserver sa place en Afrique du Sud. D'autant plus que Mathieu Valbuena frappe très fort à la porte.
ERIC ABIDAL
3 matches, 225 minutes
Après une saison perturbée par les blessures, il a retrouvé une place de titulaire en défense centrale chez les Bleus. Et l'habituel arrière gauche du FC Barcelone a montré qu'il avait bien du mal à s'adapter à ce changement de poste. Deux ans après son expulsion face à l'Italie lors de l'Euro 2008, ses ratés contre le Costa Rica et la Tunisie inquiètent. Mais il a l'avantage d'être gaucher et de pouvoir évoluer au côté de Gallas. Au niveau international, cela sera-t-il suffisant ?
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/05062010/70/coupe-du-monde-2010-les-23-sur-le-gril.html
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