"Sincèrement, on n'y pense pas." Gianluca Zambrotta fait preuve d'un aplomb désarmant en conférence de presse. L'élimination dès la phase de poule ? Impensable pour les champions du monde. L'Italie n'a rien montré depuis son entrée au Mondial sud-africain. Elle a concédé deux nuls peu flatteurs dont l'un face à l'une des nations supposée parmi les plus faibles du plateau, à savoir la Nouvelle-Zélande, 78e nation au classement FIFA. Une défaite face à la Slovaquie enterrerait les espoirs transalpins. "Je n'ai pas peur. Tout le monde est confiant. Ce n'est pas la première fois qu'on va jouer un quitte ou double", persiste et signe pourtant Zambrotta. Avant d'enfoncer le clou : "On pense positif, on voit le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide."
Méthode Coué ou simple aveuglement ? Toujours est-il que la Nazionale joue avec le feu. Pour apaiser les esprits, la Nazionale se raccroche à l'histoire. L'Italie est souvent sortie des phases de poules en boitant bas. En 1970, l'Italie concède deux nuls bien peu reluisants face à l'Uruguay (0-0) et Israël (0-0). Seule une victoire face à la Suède permet à la bande à Riva de franchir l'obstacle. En 1994, c'est pire avec une défaite d'entrée face à l'Irlande (0-1) puis une victoire face à la Norvège (1-0) et un nul face au Mexique (1-1). Mais en 1970 et 1994, l'Italie, malgré ses carences offensives initiales, atteindra la finale. En 2010, pour Lippi et ses hommes, la référence suprême reste 1982. L'Italie se qualifie en décrochant trois nuls face à la Pologne (0-0), le Pérou (1-1) et le Cameroun (1-1) avant de cueillir le titre face à la RFA (3-1). En Afrique du Sud, un troisième nul peut suffire à la bande à De Rossi pour voir les huitièmes.
Comme en 1982 ?
Aux mêmes maux, les mêmes remèdes. 1970, 1982, 1994 et 2010, mêmes combats ? Comme ses prestigieuses devancières, l'Italie éprouve un mal fou à faire trembler les filets adverses. "Marquez! Marquez!", hurlait mardi Marcello Lippi à l'entraînement, incitant les Azzurri à jouer vite, simple et efficace. Face au Paraguay ou à la Nouvelle-Zélande, les Azzuri ont gâché un nombre incroyable de munitions. Et ils ne pourront pas toujours compter sur les erreurs des autres : du gardien adverse face au Paraguay ou d'un défenseur kiwi coupable d'un tirage de maillot synonyme de penalty. Lippi, malgré l'optimisme affiché, va sans doute agir.
Gilardino, option numéro un en attaque jusque-là malgré des prestations très timides, pourrait ainsi céder sa place à Pazzini, tandis qu'au milieu le grand retour de Gattuso n'est pas à exclure, à la place de l'invisible Marchisio. Même une victoire face aux Slovaques n'assurerait pas le leadership à l'Italie. Un choc programmé face aux Pays-Bas en huitième ? Là-encore, les Transalpins ont la solution. L'Italie est médiocre contre les faibles, mais elle est exaltée contre les forts, rappelle les médias italiens. Pour le moment, la Botte se rassure comme elle peut...
(avec AFP) / Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/24062010/70/24062010070632.html
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