TROP DE JOUEURS OFFENSIFS...
On ne sait pas trop si Claude Puel venait vraiment à Lisbonne pour prendre un point, celui de la qualification, ou si le grand chelem avec six victoires suggéré par Jean-Michel Aulas la veille lui a fait changer d'avis. Avec le seul Gonalons pour défensif, l'entraîneur de l'OL a pris des risques. Cinq joueurs à vocation offensive (Bastos, Briand, Pied, Gourcuff et Pjanic), ça semble beaucoup pour un match à l'extérieur. "On a été naïf, reconnait Yoann Gourcuff. Il suffisait d'un nul et finalement on se met le feu tout seul. Pourtant, ce sont eux qui avaient la pression". A ce déséquilibre évoqué par de nombreux joueurs, il ne faut pas oublier la titularisation de Dejan Lovren, droitier, sur le côté gauche de la défense. Il y avait pourtant le choix entre Kallstrom, Kolodziejczak ou même Bastos...
... MAIS PAS DE JEU
C'est tout le paradoxe de Lyon dans cette rencontre. Des joueurs offensifs, deux meneurs et finalement pas grand chose de proposé dans le jeu, hormis le premier quart d'heure peut-être et les deux positions de hors-jeu de Jimmy Briand. "On n'a rien produit alors qu'on a les joueurs pour, regrettait Gourcuff. On a balancé de longs ballons alors qu'ils sont forts de la tête derrière. Ils prenaient tout". Lyon a pourtant confirmé ses statistiques des trois premiers matchs avec 57% de possession du ballon. Mais le club rhodanien n'en a rien fait, attendant même la seconde période pour cadrer son premier tir...
UN MANQUE DE SERENITE
Les Lyonnais ne s'en cachent pas. Après le premier but du Benfica signé Kardec (20e), ils ont pris l'eau cédant à la panique générale. "Dès qu'on a pris le premier but, tout s'est enchainé, reconnait Pape Diakhaté. On a perdu pied et ça été le naufrage total. Pendant 45 minutes ca venait de partout." "Le premier but les lance, confirme Jimmy Briand. Ils sont en confiance et enflamment le match." Il faut dire que les Portugais ont bien été aidés par leur public qui, s'il n'a pas rempli les travées du Stade, a parfaitement joué son rôle de 12e homme. La Luz peut être une véritable caisse de résonnance quand le bruit monte. Mais c'est loin d'être une excuse pour des Lyonnais expérimentés sur le plan européen. Benfica jouait sa survie dans la compétition, pas l'OL.
DES COUPS DE PIED ARRETES MAL GERES
Un but sur corner, un autre après un coup franc et un troisième suite à un coup franc... lyonnais, très mal tiré par Pjanic. C'est peu dire que les Lyonnais ont mal joué les phases de jeu arrêté. "C'est ça le pire, reconnait Gourcuff. On ne prend pas de but sur action de jeu. On sentait qu'il y avait le feu sur chacun de leurs coups de pied arrêtés". La question est: pourquoi? "C'est un manque de concentration de notre part, explique Briand. Pourtant, on savait que c'était des phases à surveiller. Il va falloir retravailler tout ça car si on joue comme ça samedi à Rennes, ca risque d'aller mal pour nous".
LA FATIGUE
Avant la rencontre, Claude Puel avait insisté sur ce point. Benfica, c'était le troisième match en sept jours pour les Lyonnais. Par ailleurs, les Lisboètes avaient joué vendredi et non samedi. "On n'a pas répondu à la fougue de cette équipe, avoue Puel qui trouve un écho positif dans les déclarations de son président. "La fatigue était peut-être aussi présente", ajoute Jean-Michel Aulas. Enfin, il ne faut pas oublier que Lyon était privé de plusieurs joueurs importants comme Lisandro Lopez ou encore Aly Cissokho. Et ça fait beaucoup au final.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/03112010/70/ligue-des-champions-lyon-les-raisons-d-un-trou-noir.html
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