Trente mois. Trente mois pour gravir tous les échelons du football professionnel. National, Ligue 2, Ligue 1, Premier League, équipe de France. Laurent Koscielny franchit les étapes à une vitesse folle. Arsène Wenger avait créé la surprise l'été dernier en dépensant 10 millions d'euros pour faire venir à Arsenal ce solide athlète d'1,87 m, âgé de 25 ans. La somme avait paru rondelette car le joueur ne fréquentait l'élite française que depuis un an, à Lorient, après avoir passé trois saisons à Guingamp puis deux à Tours aux échelons inférieurs. En Ligue 1, le défenseur central s'était imposé comme une valeur sûre. Sobre derrière et efficace sur coups de pied arrêtés.
En Angleterre, tout ne fut pas aussi facile. Expulsé pour sa première titularisation, il a dû essuyer de nombreuses critiques. "Ce n'était pas facile pour moi d'arriver ici. J'avais besoin de temps pour m'habituer au rythme du jeu qui n'est pas le même qu'en France. Mais je me sens mieux, plus fort, je suis un meilleur joueur que quand je suis arrivé", reconnait-il. Koscielny a su profiter de l'absence prolongée de Thomas Vermaelen pour s'installer en titulaire indiscutable de l'arrière-garde d'Arsenal.
"En progrès constant"
Excellent dans les airs, plutôt rapide, précis dans la relance, le Français est pour beaucoup dans le retour en force des Gunners. Si Arsenal n'a encaissé qu'un but en Premier League en 2011, Koscielny en est l'un des principaux responsables. Et son but, son troisième de la saison, mardi face à Everton (2-1) permet à Wenger et ses hommes de rester dans la course au titre. "Depuis deux mois, je me sens très bien, je joue à mon meilleur niveau. Je suis plus confiant et j'ai pris conscience que j'avais la capacité à être titulaire ici", déclarait-il après le succès face au Toffees.
Le manager alsacien a d'ailleurs renoncé à recruter un défenseur central supplémentaire cet hiver. Koscielny a toute la confiance de Wenger. Désormais, c'est Laurent Blanc qui se penche sur son cas. "Je le regarde avec Arsenal, je vois qu'il est en progrès constant. J'aime sa qualité de relance. Il joue avec la tête, et il marque même sur coups de pied arrêtés. Il mérite d'être là et de prendre la température du groupe", juge le sélectionneur des Bleus. Selon les mots même de Blanc, Koscielny "a une bonne occasion à saisir" même si la charnière Mexès-Rami part avec une longueur d'avance.
Sa sélection en Bleu met fin aux ambitions de la Pologne de sélectionner celui qui est originaire de ce pays par l'un de ses grands pères. Et Koscielny savoure sur les ondes de RMC : "Je suis très content et très fier de pouvoir faire partie pour la première fois de cette sélection." L'ancien Lorientais ne veut pas passer à côté de l'opportunité de s'inscrire dans la durée : "IIs m'ont envoyé un message", précise-t-il. Prochaine étape d'une carrière sans temps mort : un grand tournoi international. A la vitesse où il mène sa barque, Koscielny a sans doute l'Euro 2012 dans un coin de sa tête.
http://fr.sports.yahoo.com/03022011/70/matches-amicaux-koscielny-l-ascension-fulgurante.html
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