En attendant le choc OM-PSG de dimanche, qui pourrait peser lourd dans le sprint final des deux équipes (surtout pour les Parisiens), La Ligue 1 s'offre une explication au sommet entre Lyon (3e) et Rennes (2e). Comme Marseille et Paris, l'OL sort d'une semaine qui a vu s'envoler ses rêves européens après son élimination chez le Real Madrid (3-0). Plus que physique, la récupération devra être mentale. Claude Puel sait que son équipe n'y est pas toujours parvenue avec le même succès dans le passé. "Il y a une déception légitime après une élimination. Nous l'avions bien négociée après celle concédée face au Bayern Munich l'an dernier en demi-finale mais moins bien il y a deux saisons après avoir perdu à Barcelone. Certains joueurs connaissent un peu la difficulté qu'il peut y avoir et comment procéder", se souvient l'entraîneur qui appelle "à ne pas se poser de questions".
Dès dimanche dernier, Jean-Michel Aulas n'avait d'ailleurs pas manqué de critiquer la programmation de ce match. Car, de leur côté, les Rennais ont eu huit jours pour digérer son net revers sur leur pelouse face à Marseille (2-0). Et, malgré une attaque privée de Boukari et Kembo-Ekoko, ils n'ont pas l'intention de flancher une deuxième fois de suite à un duel qui aura forcément valeur de test. "Lyon est un concurrent direct qu'il faut laisser derrière nous. Nous avons toujours été derrière eux, là, c'est à nous d'être devant !", a ainsi prévenu Yann M'Vila. Frédéric Antonetti, lui, s'est montré plus prudent : "Ce sont des matches à confrontation directe contre des équipes qui sont habituées à se retrouver là. C'est le plus difficile qui commence". Mais l'entraîneur a lancé un message à ses joueurs : "il va falloir être à la hauteur".
"Tout le monde attend que le LOSC tombe"
Pour l'instant, c'est Lille qui fait la course en tête. Après s'être imposé dans le temps additionnel face à Marseille et Valenciennes, le leader devrait connaitre un voyage plus tranquille à Brest, qui reste sur un nul et deux défaites. Mais les Nordistes savent qu'ils n'ont pas le droit de se relâcher. "Je sais que tout le monde attend que le LOSC tombe. Mais aujourd’hui, je constate que nous nous trouvons toujours dans notre objectif : celui de terminer dans les cinq premiers, confie ainsi Adil Rami. On reste concentrés, la tête sur les épaules, en sachant qu’aucun de nos adversaires ne va lâcher et qu’il nous reste des matchs difficiles à disputer d’ici la fin de saison". Derrière, on se battra donc pour les accessits, notamment la 6e place au cas où celle-ci deviendrait qualificative pour la Ligue Europa.
C'est le cas de Saint-Etienne (7e) qui s'est relancé face à Brest avant se rendre ce week-end à Lorient (9e). Bordeaux (8e) s'accroche aussi à ce mince espoir mais, après avoir chuté face à Monaco (1-0), il faudra montrer autre chose à Valenciennes (14e). Pour l'instant, Montpellier tient la corde mais ils n'ont plus gagné depuis la 24e journée face à Lille (1-0). Ils seront néanmoins largement favoris face à Lens (19e), dont le maintien paraît de plus en plus improbable et qui ne sait plus gagner (quatre défaites et trois nuls depuis le 22 janvier). Auxerre (18e), désormais relégable, espère sortir du rouge face à Sochaux (11e) à l'Abbé-Deschamps où ils n'ont plus perdu en championnat depuis fin novembre (une victoire et quatre nuls). Enfin, Toulouse (10e), qui reçoit Nice (13e), n'a plus grand-chose à gagner et semble à l'abri d'une mauvaise surprise après son succès à Lens (1-0), qui a mis fin à une inquiétante série de quatre défaites consécutives.
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