En trompant Stéphane Ruffier dès la onzième minute au milieu d'une large plage de domination, Dimitri Payet a rappelé dimanche une mauvaise habitude prise par l'ASM : des entames régulièrement manquées que l'équipe peine ensuite à effacer.
Comme face à Nancy (Andre Luiz, 19e, 0-1), Nice (Mounier, 21e, 2-3) et, dans une moindre mesure, Brest (Ayité, 14e, 0-2), Monaco s'est retrouvé mené au score après moins de vingt minutes, en passant à côté de son sujet au coup d'envoi.
« On est souvent dans la réaction et pas trop dans l'action au début, consent Laurent Banide. Dès le départ, il faudrait pourtant se mettre dans un combat et vraiment répondre coup par coup à ce que l'on prend. Or, on a été un peu passif sur beaucoup d'entames de matches. Il faut qu'on se fasse titiller, voire qu'on prenne un but pour réagir et ce n'est pas normal ».
Grosse marge de progression
Signe que Chu-Young Park et les siens sont plus dans « la réaction que l'action », Monaco a presque inscrit deux fois plus de buts en deuxième période (21) qu'en première (12), cette saison en championnat. Contre Rennes, l'équipe s'en est bien sortie en courbant l'échine dans un premier acte remporté aux points par les Bretons, avant de marquer après la pause le seul but de la rencontre. Dans le Chaudron, elle est parvenue à égaliser et tenir bon malgré l'ouverture du score précoce de Payet (1-1).
Plutôt de bon augure pour la suite ? Laurent Bonnart concède que « les entames ne sont pas toujours les meilleures pour nous » et qu'il y a une « grosse marge de progression » à ce niveau.
Mais il ne souhaite pas faire « l'amalgame » entre tous ces matches.
« Contre Nancy, on était dépassé dans la détermination et on a vécu vingt minutes très délicates. Mais on a su réagir après avec un penalty et beaucoup d'autres occasions. Seulement, on n'a pas été efficace. Contre Nice, on est passé complètement à côté. Dimanche, on a eu la réussite de revenir assez vite au score, ce qui a semé le doute chez eux et nous a remis les idées en place ».
Banide : « On en a sous le pied »
« A Sainté, on a réussi à réagir et aussi réussi à avoir, à dix contre onze (après l'expulsion de Kurzawa, ndlr) plus de caractère qu'au début du match, ajoute Laurent Banide. ça veut dire qu'on en a sous le pied. Maintenant, il ne faut pas attendre d'être dans une situation inconfortable pour réagir, il faut agir de suite ».
C'est un des points sur lesquels les Monégasques seront attendus demain soir contre le Paris SG (19 h au Louis-II), pour ne pas manquer le premier d'une série cruciale de trois rendez-vous en neuf jours (Sochaux-Monaco mercredi 11 mai puis Monaco-Lens dimanche 15).
D'autant qu'en avril, les coéquipiers de Nenê, Hoarau, Giuly ont inscrit la moitié de leurs buts en L1 (8) durant les vingt premières minutes de la rencontre !
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