jeudi 8 septembre 2011

Toujours au même point

L'équipe de France jouera sa qualification pour l'Euro 2012 dans un mois, face à l'Albanie et la Bosnie. Les Bleus ont leur destin entre les mains, c'est déjà ça. Mais le chantier ouvert en 2010 n'avance guère. Depuis le début de l'année, la sélection n’a pas donné de signes tangibles de progrès
2011, ANNEE ZERO ?
17 novembre 2010. Les Bleus s'imposent à Wembley pour la deuxième fois de leur histoire. Ce succès en Angleterre marque un tournant, pense-t-on alors. La reconstruction est en bonne voie et les Bleus apprennent vite. Dix mois plus tard, les Tricolores ne semblent pas avoir plus avancé. Du Brésil à la Roumanie, difficile de voir du mieux. Les revenants (Evra et Ribéry) n'ont pas eu l'apport escompté et ne sont pas loin de retomber dans leurs travers d'antan, le milieu de terrain est un chantier inachevé, l'animation offensive reste en friche. Quant à la philosophie de jeu, elle reste un vœu pieux que le sélectionneur national rabâche constamment. Mardi, ses Bleus n'ont pas été aidés par la pelouse, c'est un fait. Mais à Tirana, Donetsk ou Minsk, les rectangles verts étaient d'une qualité honorable et les séquences de jeu inoubliables n'avaient pas été légion.
. UNE COLONNE, QUAND MÊME
Si l'on se veut rassurant et que l'on cherche à voir le bon côté des choses, on peut se dire que l'équipe de France tient sa colonne vertébrale : un gardien (Lloris), un buteur (Benzema), un milieu défensif (M'Vila) et même une arrière-garde clairement identifiée (Abidal - Mexès - Rami - Sagna). C'est plutôt pas mal. Mais c'est une conclusion que l'on pouvait déjà tirer à la fin de l'année 2010. En 2011, on ne peut pas dire que cette colonne ait été renforcée par des vertèbres solides. L'animation ne possède aucun acteur indispensable. C'est dommage car c'est ici que doit être imprimée la philosophie de Blanc et que doit être incarnée l'âme de ces Bleus. De Nasri à Ribéry, en passant par Malouda, Martin ou Valbuena, personne n'a convaincu ces derniers mois.
. UN MOIS, POUR QUOI FAIRE ?
Dans un mois, l'équipe de France jouera sa peau au Stade de France face à l'Albanie et la Bosnie-Herzégovine. Un petit goût d'automne 1993. A ceci près que les Tricolores ont tout de même peu de chances de ne pas être en barrages. Pour ce qui est de la qualification directe, la France aura probablement besoin de quatre points. Pour les prendre, il faudra faire mieux qu'en Roumanie. Comment ? La marge de manœuvre est réduite. Laurent Blanc le sait : "Il y aura certainement, et malheureusement, des blessures, d'autres peut-être reviendront, j'en doute mais on sera attentifs. Le groupe ne sera pas identique mais sera à peu près le même que celui présent sur les deux derniers matches", a-t-il déjà confié mardi. L'ancien entraîneur de Bordeaux devrait déjà retrouver Philippe Mexès. Pour le reste, Blanc ne va évidemment pas casser son groupe. Impossible. Mais tenter de trouver des solutions à l'intérieur de celui-ci. En relançant Nasri et Malouda, écartés en Roumanie, ou en faisant confiance à Cabaye et Martin, à peine meilleurs à Bucarest ? Tout reste ouvert. Et le constat est valable sur les côtés où Ribéry ne peut se contenter d'un dribble réussi par soirée et où Valbuena n'a jamais pesé.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/07092011/70/qualif-euro-2012-toujours-au-meme-point.html
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