vendredi 11 novembre 2011

C'est l'heure de Mathieu

Vendredi, Jérémy Mathieu connaîtra sa première sélection en Bleu face aux Etats-Unis. Laurent Blanc compte sur le latéral valencien pour "améliorer l'animation offensive sur les côtés". Et, pourquoi pas, pour bousculer la hiérarchie.
"Oui." Dans la bouche de Laurent Blanc, ces trois lettres sonnent comme une délivrance. Comme une récompense pour Jérémy Mathieu. "Oui", le latéral de Valence connaîtra sa première cape avec les Bleus. "Oui", il sera titulaire sur le flanc gauche de la défense tricolore vendredi, face aux Etats-Unis. Le forfait de Patrice Evra, retenu à Manchester en raison d'un drame familial, couplé à l'arrivée tardive du Barcelonais Eric Abidal au sein du groupe tricolore, ont ouvert la porte à l'ancien Sochalien. "On sait que notre animation offensive sur les côtés est à améliorer. Et Mathieu peut l'améliorer, a justifié le sélectionneur national en conférence de presse. Il amène beaucoup d'animation."
Depuis 2009, son apport offensif fait le bonheur de Valence où, dixit Blanc, "il a un rôle important sur le côté gauche, comme défenseur ou au milieu". Cette saison, Unaï Emery n'a pas hésité à positionner Mathieu "un cran plus haut", juste devant le jeune Espagnol Jordi Alba, fraîchement appelé avec la Roja. Le natif de Luxeuil-les-Bains y fait parler sa vitesse. Mais pas seulement. "Il a une vraie qualité de centre et de frappe", insiste Blanc.
Son prédécesseur l'avait déjà remarqué, lorsque Mathieu évoluait au TFC. En août 2007, Raymond Domenech l'avait déjà appelé. Mais c'est du banc que l'ex-Toulousain avait assisté au succès des Bleus en Slovaquie (0-1). Il avait alors dû se contenter d'une apparition avec les A' face à la République tchèque. Début octobre, lors du précédent rassemblement, Blanc l'avait appelé en renfort. Face à l'Albanie (3-0) comme contre la Bosnie-Herzégovine (1-1), Mathieu s'était installé dans les tribunes du Stade de France. Vendredi, il foulera pour la première fois pelouse dionysienne. Et il aura une carte à jouer. Car si Eric Abidal (59 sélections) et Patrice Evra (39 sélections) ont encore une longueur d'avance sur la concurrence, le Valencien peut encore bousculer la hiérarchie. Blanc l'a dit : "Rien n'est figé".
 Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/10112011/70/matches-amicaux-equipes-nationales-c-est-l-heure-de-mathieu.html
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