mardi 5 juin 2012

Les Bleus face à l’Estonie : c’est le grand soir !

Amical. France-Estonie, ce soir au Mans (21 h). Ultime test pour les Bleus, avant de partir en Ukraine. Le gagner, ce serait mieux.
Jamais deux sans trois
Après deux victoires lors des deux premiers matches de préparation, la France espère un troisième succès, histoire de partir le cœur léger pour l’Euro, mercredi. Pour le premier déplacement de son histoire au Mans, l’équipe de France pourrait valider ainsi sa méthode de préparation, qui n’a eu recours ni à l’altitude ni à un séjour lointain. La récupération souhaitée par Laurent Blanc a été respectée, les entraînements sont montés doucement en puissance depuis quinze jours.
Seul nuage dans le ciel bleu, des blessures, qui ramènent pour ce soir le groupe des 23 à 20 joueurs disponibles. Celle de Mandanda n’est pas grave (gros orteil), celle de Matuidi (cuisse) pas trop. Celle de M’Vila, nettement plus. Son entorse de la cheville ne lui permet pas de rejouer avant une date incertaine. Blanc va donc, comme ses prédécesseurs Raymond Domenech avec Vieira en 2008 ou Roger Lemerre avec Zidane en 2002, partir avec un joueur dont on ne sait pas s’il pourra jouer… Certes ce n’est pas le capitaine, mais c’est un titulaire à part entière.
Une équipe encore modifiable
Blanc avait annoncé que ce match serait celui de l’équipe-type. La blessure de M’Vila l’oblige à revoir ses plans, Alou Diarra prenant la place du Rennais. Ensuite la concurrence entre Evra et Clichy est plus forte que prévue. Enfin, le rôle et la position de Nasri sont toujours sujets à interrogation. Meneur de jeu, attaquant coté droit ou remplaçant ? Des options qui jouent sur la titularisation ou non de Malouda et Ben Arfa... On peut lire cela comme une richesse de choix, ou bien comme un embarras devant une solution qui ne s’impose pas.
Méfiance quand même
À l’origine, la France souhaitait affronter un adversaire britannique, pour se mettre dans un bain made in England en perspective de son premier match de l’Euro, lundi prochain à Donetsk, face à l’Angleterre. L’Écosse avait été pressentie, mais les négociations ont échoué. Et donc, faute de mieux, c’est un adversaire méconnu qui se présente au Mans ce soir. Si on se réfère au match amical disputé par l’Estonie face à l’Ukraine, en Autriche, il y a dix jours (0-4, score atteint à la 50e minute), ce n’est pas un adversaire de taille. Mais il ne faut pas s’y fier totalement. Il y a six mois, cette petite équipe balte était barragiste pour l’Euro, face à l’Irlande. Certes, la confrontation a vite tourné à l’avantage des Irlandais, vainqueurs 4-0 à Tallinn au match aller. Mais cinq jours plus tard, les Estoniens n’ont pas perdu à Dublin (1-1). Pour en arriver là, ils avaient surtout réussi à terminer deuxièmes du groupe C des qualifications, derrière l’Italie, mais devant la Serbie et la Slovénie, grâce à deux victoires à Belgrade (3-1) et à Ljubljana (2-1).
Ce qui en fait objectivement une équipe du Top 20 européen aujourd’hui, même si elle n’émarge qu’au 29e rang officiellement. Ses joueurs les plus connus sont le capitaine Ragnar Klavan, qui joue à Alkmaar au Pays-Bas ; le milieu Joel Lindpere, qui évolue à New-York avec Thierry Henry ; et les buteurs Andres Oper, de Larnaca (36 buts en 122 matches) ou Termo Kink, de Lviv, en Ukraine…

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