mardi 17 juin 2014

Belgique-Algérie: les atouts et faiblesses des Fennecs

1. L’Algérie, la première nation africaine
Cela a été vécu comme un événement en Algérie au début du mois de juin : en remontant à la 22e place du classement Fifa, les Fennecs sont devenus la première nation africaine, devant la Côte d’Ivoire. Les Algériens n’ont toutefois jamais, en trois tentatives (1982, 1986 et 2010), franchi le premier tour d’une Coupe du monde. Ils ne comptent que deux succès en neuf matchs, dont le tout premier match de leur histoire « mondiale », face à la RFA (2-1 en 1982). Avec sept joueurs qui ont déjà participé à une Coupe du monde (Bougherra, Lacen, Yebda, Mbolhi, Medjani, Halliche et Mesbah), l’Algérie présente toutefois une plus grande expérience d’un tournoi de ce genre que la Belgique. Même si quatre seulement de ses sept joueurs devraient être titulaires pour cette rencontre d’ouverture du groupe H.
2. La défense, le maillon faible
Le secteur défensif est le point faible de l’équipe algérienne. A 31 ans, Majid Bougherra, qui évolue au Qatar, n’est plus que l’ombre du défenseur intransigeant de la belle période des Glasgow Rangers alors que l’identité de son associé en défense centrale (Cadamuro ou Halliche) est fortement discutée. C’est Mehdi Mostefa, le demi-défensif d’Ajaccio qui évolue en qualité de back droit malgré l’arrivée du prometteur Mandi. Ce sera à Eden Hazard, voire à Jan Vertonghen, de profiter des hésitations souvent criantes de Mostefa. Le gardien Mbolhi n’est pas le plus rassurant également. Il est capable du meilleur (comme face à l’Angleterre à la Coupe du monde 2010) mais aussi du pire. « J’ai souvent changé de composition en défense à cause des blessures ou d’autres choses mais aussi parce que j’ai vu certaines défaillances », ne nie pas Halilhodzic. Bentaleb, un joueur passé au cours de sa formation par le Futurosport de Mouscron, devrait ainsi renforcer le milieu avec une mission plus défensive.

3. Une vraie star : Sofiane Feghouli

 l’inverse, l’Algérie dispose d’un réel potentiel offensif, avec des joueurs rapides, vifs et techniques. « Chez les Belges, il n’y a pas que des Ferrari à l’arrière, il y a aussi quelques Skoda, a lâché Vahid Halilhodzic lundi à Belo Horizonte pour bien faire comprendre qu’il voulait jouer sur la lenteur de certains défenseurs. A-t-on les qualités pour en profiter ? C’est une autre question car il y a aussi un gardien, Thibaut Courtois, qui est d’une formidable efficacité. » Parmi les éléments offensifs, c’est de Sofiane Feghouli, le meneur de jeu de Valence, dont il faudra se méfier plus particulièrement. En sélection, il évolue plus souvent à droite que dans l’axe et sa vision du jeu y apparaît moins profitable à la qualité de sa passe.
4. Un onze 100% «étranger»
Avec la titularisation probable de Mbolhi au gardien de but, ce sont deux équipes composées exclusivement de joueurs qui n’évoluent pas dans leur championnat national qui s’affronteront.

5. Une nation entière derrière l’équipe nationale

«Ils ont peur de nous», «Accrochages et tensions à l’entraînement des Diables rouges», «Plusieurs incidents lors des dernières séances», «A 24 heures de l’exploit», «Mirallas et Lukaku ont failli en venir aux mains», «Les Diables sont nerveux» et on en passe: le quotidien algérien Competition a une lecture bien à lui des derniers jours de la préparation de la Belgique alors que la seule étincelle, entre Mirallas et Lukaku, s’est limitée à une hausse du ton par rapport à une divergence de vues à la suite d’une faute sur Eden Hazard. Il était même écrit que seules trois séances ont été ouvertes au public alors qu’elles le furent tous les jours, à une exception près. Subjectivité comprise, cela démontre néanmoins à quel point les Algériens sont tous derrière leur équipe nationale pour les pousser vers l’exploit. Un sentiment patriotique dont il faut se méfier.

http://lesoir17h.lesoir.be/

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