jeudi 28 janvier 2010

Rivalité....

Dans cette Coupe d'Afrique, il semble préférable visiblement de finir deuxième de son groupe, plutôt que premier. En finissant deuxième de son groupe derrière la Côte d'Ivoire, le Ghana a évité d'affronter l'Algérie, deuxième du groupe A, devancée par l'Angola que les Black Stars ont écarté en quarts (1-0). La situation est similaire pour le Nigeria qui, dominé par l'Egypte dans sa poule, s'est épargné un choc contre le Cameroun mais a éprouvé les pires difficultés à vaincre la Zambie au tour précédent, ne trouvant son salut que dans la séance de tirs au but.

Le Nigeria veut sa revanche

Les Nigérians n'ont pas oublié le quart de finale de la CAN 2008, où ils avaient été battus dans les dernières minutes par le Ghana alors qu'ils avaient contrôlé la partie (2-1). Les Super Eagles comptent sur leur expérience, en comparaison à la jeunesse des Baby Black Stars, pour prendre le dessus sur leurs adversaires du jour. De l'avis de tous les observateurs de cette Coupe d'Afrique, les hommes de Shaibu Amodu se sont contentés de se reposer sur leurs acquis pour éliminer leurs concurrents. Globalement, dans le jeu, ils n'ont rien montré, même lors de la grosse victoire face au Mozambique (3-0). Une impression qui fut largement confirmée contre la Zambie (0-0).

Le sélectionneur nigérian est confronté à un problème au niveau de la gestion physique de ses troupes. En effet, le Nigeria dispose d'un jour de récupération de moins que son voisin, d'un match de joué en plus et doit surtout gérer les conséquences de la prolongation jouée contre les Chipolopolos. Amodu a prévu de procéder à des changements. "Le groupe a besoin de fraîcheur après les 120 minutes plus la séance de tirs au but du match contre la Zambie L'équipe a besoin d'un rééquilibre général, d'une stabilisation de son milieu de terrain et d'une amélioration de son potentiel offensif défaillant en quart de finale. Il y aura deux ou trois joueurs nouveaux contre le Ghana", prévient le technicien sur le site internet de la CAF. Des modifications qui sont également motivées par les absences des deux piliers de la défense, Yobo (blessé) et Apam (suspendu). L'entraineur n'oublie pas la portée symbolique de la rencontre entre les deux pays: "C'est une question de rivalité régionale, de fierté, le désir d'être le premier, d'être meilleur que son voisin. Contre le Ghana, un Nigérian est toujours survolté comme l'est le joueur ghanéen."

Le Ghana attend sa finale

Lors de la précédente édition de la CAN en 2008, le Ghana, en tant que pays organisateur, espérait que son heure pour remporter l'épreuve était arrivée. Malheureusement pour les Black Stars, le Cameroun de Samuel Eto'o les avait sortis en demi-finales (0-1). Pourtant la sélection ghanéenne n'est plus allée en finale de l'épreuve continentale depuis 1992 et une défaite aux tirs au but face à la Côte d'Ivoire. Le dernier succès remonte à 1982 pour un total de quatre trophées (1963, 1965, 1978). En affrontant un Nigeria peu transcendant, l'occasion est presque unique. Le seul hic réside dans la jeunesse de son effectif.

Le déroulement de cette compétition est un vrai casse-tête pour le sélectionneur des Black Stars, Milovan Rajevac. Depuis l'annonce de son groupe de 23 joueurs, il est confronté à des forfaits en tous genres de ses joueurs clés comme John Mensah ou le dernier en date Michael Essien. Le Serbe devra également composer avec l'absence d'Opoku, suspendu. Gyan, buteur et blessé contre l'Angola (1-0), est opérationnel. Les défections malheureuses ont permis toutefois l'émergence de jeunes Ghanéens à l'image d'André Ayew, le joueur d'Arles-Avignon. Ces joueurs ont été sacrés champions du monde des moins de 20 ans en 2009. Cette injection de jeunesse peut être à double tranchant. Les Baby Black Stars seront tentés de démontrer qu'ils méritent leurs places en vue de la Coupe du monde à moins que la roublardise nigériane n'ait le dessus.

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