32 points, une misère. Un point par journée ou presque, de quoi valider son ticket pour l'antichambre en temps normal. Cette saison, Saint-Etienne s'en contente amplement. Ce total famélique permet paradoxalement aux Verts de voir venir. Grâce à leur succès face au Mans (2-0), ils ont relégué leurs adversaires du jour à 11 points et Boulogne-sur-Mer, avant son match face à Toulouse, à 9 points. Une marge confortable. Suffisante ? "Nous avons passé la barre des trente points et c'est donc une bonne opération, mais le maintien n'est pas assuré", tempère Christophe Galtier. Pourtant, avec un calendrier tout à fait abordable, sauf cataclysme et réveil brutal de Boulogne, Saint-Etienne sera bien en L1 l'an prochain.
Les Verts ont montré leur meilleur visage samedi. Rien de transcendant évidemment mais les habitués de Geoffroy-Guichard n'en demandent pas plus par les temps qui courent. La victoire un point c'est tout, le leitmotiv de toutes les équipes en difficulté. Ce samedi, Payet and co ont montré de la solidarité et surtout, c'est vrai depuis 2010, une défense retrouvée autour d'un Pape Diakhaté essentiel. Problème, ces dernières semaines, la plus mauvaise attaque de L1 à domicile (12 buts) plombait les belles intentions semées dans le Chaudron. Face au Mans, ce sont les défenseurs qui ont dû monter au front. Varrault et Benalouane ont débloqué la rencontre de deux coups de boule cruciaux. "Pour quelqu'un comme moi qui n'a pas l'habitude de marquer, ça fait toujours drôle. Je me suis trouvé là, le ballon est arrivé et voilà! C'était important de s'imposer. C'était même, je pense, le match le plus important de l'année par rapport à notre situation au classement et à celle de notre adversaire du jour", se réjouissait Varrault.
"Ça fait du bien"
Dans cette finale des mal classés, ou match de la peur, la bande à Galtier n'a pas manqué son rendez-vous. "C’est une victoire qui fait du bien. Nous avions besoin de nous rassurer, tant au niveau comptable que mental. On se devait de gagner à domicile et de renouer avec la victoire. Cela faisait un moment qu’on ramait un peu", témoignait un Loïc Perrin dont le retour dans le onze s'accompagne d'une stabilité retrouvée. La fin de saison s'annonce sinon excitante, au moins relativement paisible. C'est un moindre mal lorsqu'on se penche sur les statistiques des Verts depuis août (seulement sept victoires, deuxième plus mauvaise attaque).
Mais l'épais matelas de Saint-Etienne sur la zone rouge ne doit pas cacher l'essentiel. Si les Verts gardent une importante marge de sécurité, ils le doivent avant tout au parcours chaotiques des trois mauvais élèves de Ligue 1. Car pour la deuxième saison consécutive, Saint-Etienne a longtemps traîné sa misère aux quatre coins de l'Hexagone. Cette saison s'annonce quoiqu'il en soit ratée pour le cinquième budget de Ligue 1. Une nouvelle fois très dépensière sur le marché des transferts durant l'intersaison, près de 15 millions, l'ASSE attend toujours un retour sur investissement. Mais qu'importe car ce samedi, au moins, Saint-Etienne avait le sourire. Et dans le Forez, plus qu'ailleurs, on connaît suffisamment les saisons galères en Ligue 2 pour pouvoir apprécier à sa juste valeur une fin de saison sans sueur froide.
Eurosport
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