vendredi 2 avril 2010

Lyon, le moment de vérité

Le vertige guette Lyon. Vertige des cimes, d’abord, amplifié par le « mini-carton » passé aux Girondins de Bordeaux à Gerland en quart de finale aller de la Ligue des champions mardi (3-1). « C'est 60-40 », estime même Michel Bastos en vue du retour. Mais vertige des bas-fonds, aussi. Déplacement à Rennes ce week-end ; puis à Bordeaux en C1 le 7 avril ; accueil de Lille le 11 et nouveau déplacement à Bordeaux le 17… L’OL fait face à une montagne. Cette rencontre en Bretagne est un moment, peut-être « le » moment crucial de sa saison, après celui qui avait lancé l’aventure l’été dernier avec la qualification au tour préliminaire de la C1 contre Anderlecht. Lyon avait alors poussé un immense « ouf » de soulagement, s’assurant les rentrées financières induites par la participation aux phases de poules de cette lucrative compétition.

« 3-1, un avantage ? Non… »
Une défaite à Rennes, et les démons pécuniaires resurgiraient brutalement. Elle signifierait non seulement dire adieu au titre – soit, ce n’est pas l’objectif affirmé de l’OL – mais aussi voir s’éloigner l’une des trois premières places qualificatives pour la Ligue des champions 2010-2011. Un drame. Or l’entraîneur rhodanien, Claude Puel, est face à un choix cornélien. Certes Lisandro et Govou, suspendus pour le match retour de C1 en Gironde, pourront jouer contre Rennes sans crainte de lassitude. Mais, avant et après l’exploit européen face au Real (1-0, 1-1), le coach rouge et bleu avait opté pour une rotation de l’effectif. Il avait alors laissé filer des points en route (deux nuls face à Grenoble et à Saint-Etienne). Va-t-il prendre de nouveau ce risque demain, alors que son adversaire rennais reste sur une série de quatre succès (1-0 contre Monaco, 0-2 à Valenciennes, 4-1 contre Toulouse, 3-1 au Mans) ? Il le doit, sans doute, pour ménager ses forces vives. Car ce flatteur 3-1 infligé à Bordeaux ressemble fort à un trompe-l’œil. Equivalent, en fait, au 1-0 réussi à l’aller contre le Real : au retour, dans les deux cas, l’adversaire des Gones se qualifie s’il l’emporte 2-0. Alors Puel assène : « Un avantage ? Non, nous avons seulement gagné la première manche. » Ce que confirme Toulalan, en parlant de « 50-50 » pour le retour, mercredi prochain. Prudence est mère de sûreté.
France Soir

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