samedi 2 octobre 2010

Je dois avoir plus d'influence"

Le montant de son transfert, 22 millions d'euros, était à la hauteur de l'attente. Yoann Gourcuff, accueilli comme un héros à Lyon ("Ça m'a fait plaisir et ça m'a gêné"), devait être le supplément d'âme d'une équipe engourdie. Le leader technique d'un champion dépossédé de son titre, en 2009, par un Bordeaux dont il était le patron. Un mois plus tard, rien n'a changé pour l'équipe de Claude Puel. Son football patine, son impact est relatif, ses résultats sont dangereux. Gourcuff, qu'il soit meneur axial dans un 4-2-3-1 ou relayeur à l'ancienne dans un 4-3-3, n'eut jusqu'ici que de beaux éclairs de spontanéité.


"J'essaie de donner le maximum sur le terrain pour rentrer dans le collectif, se défend le joueur. Je sais que je peux et que je dois avoir plus d'influence sur le jeu de l'équipe." "Je le trouve de mieux en mieux, argumente Claude Puel. Il y a encore des affinités à développer entre les joueurs mais petit à petit, il monte en puissance." Si le positionnement de l'ex-Girondin est une partie de l'équation, les deux hommes n'en diront rien. "Yoann a besoin de toucher souvent le ballon, de participer au jeu, cela fait partie de ses caractéristiques" dit Puel, comme pour justifier son positionnement assez bas. Le joueur confirme, prudemment, et nie toute préférence.




On lui parle de lui, il répond équipe


Aux questions, Gourcuff oppose une forme de patience. Il ne comprend pas, par exemple, que ses débuts lyonnais soient comparés avec son intégration fracassante à Bordeaux en 2008. "Ce n'est pas comparable. À Bordeaux, j'avais effectué toute la préparation et tous les matchs amicaux alors que le championnat avait déjà débuté quand j'ai signé à l'OL." Son manque d'efficacité ne le travaille pas encore. "Marquer des buts ou donner des passes décisives ne sera que la conséquence (de son intégration), bien que je sois beaucoup moins attaché aux statistiques que vous (sourire)." Gourcuff refuse de voir sa tête dépasser et, là où les suiveurs voudraient faire de lui un leader, il répond qu'il sera porté par l'équipe. "C'est plus compliqué car nous n'avons pas obtenu de bons résultats. Cela joue forcément sur la sérénité et sur la confiance du groupe. Il est évident que l'on ne joue pas de la même façon selon que l'on reste sur des bons ou des mauvais résultats. Pour mieux jouer au foot, nous devons d'abord enchaîner des bons résultats."


A ceux qui comparent 2010 à une épreuve dans sa carrière, le fils de l'entraîneur de Lorient oppose son légendaire sens de la mesure. "Je ne suis pas forcément d'accord avec votre analyse. Oui, la Coupe du Monde a été difficile. Mais, avec Bordeaux, on a quand même atteint les quarts de finale de la Ligue des Champions. Et puis, le foot ce n'est pas facile : on a parfois de la réussite, parfois non. Il faut alors persévérer et croire en ses moyens et en la philosophie mise en place par l'entraîneur." Sans être au top, Gourcuff vient d'être rappelé en équipe de France par l'homme qui l'a placé sur le tremplin de sa carrière. Laurent Blanc demandait jeudi de laisser du temps à son poulain. Celui-ci a entendu le message.


Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/01102010/70/ligue-1-je-dois-avoir-plus-d-influence.html
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