En tribunes, Jean-Michel Aulas a poussé un ouf de soulagement. Sur le banc lyonnais, le visage de Claude Puel est une copie conforme de celui affiché par son président. L'OL respire. "Ça fait du bien", lâche l'entraîneur rhodanien. En signant un succès précieux à Nancy (2-3), trois jours après en avoir décroché un qui l'était tout autant à Tel-Aviv (1-3), en Ligue des Champions, le club rhodanien s'est offert une bouffée d'oxygène. Ou du moins, un peu de répit : au terme de la 8e journée de Ligue 1, il a l'assurance de ne plus être relégable. Comme Rennes (3-0), Toulouse (2-0), Brest (2-0) et Bordeaux (2-1) avant eux, les Gones sont repartis de Marcel-Picot avec trois points dans leurs valises. Ils ont dû les "chercher avec les tripes", reconnaît Jérémy Pied.
Une semaine après avoir plié face à Saint-Etienne (0-1), Lyon a retrouvé quelques vertus collectives et fait preuve d'un réalisme saisissant. Mais Lyon n'a pas balayé tous ses doutes pour autant. Les deux buts nancéiens, inscrits par André Luiz (57e) et Féret (70e), ont sanctionné une perméabilité défensive récurrente. Pour la septième fois consécutive, l'OL a encaissé au moins un but. Avec un arbitrage moins conciliant, les filets d'Hugo Lloris, tantôt décisif, tantôt fébrile, auraient tremblé davantage. Mais à deux reprises, M. Ennjimi a refusé aux Lorrains un penalty en apparence indiscutable. "On est resté costaud. On a montré du caractère, on n’a rien lâché, préfère souligner Lamine Gassama. On prend de la confiance et des points, c’est une bonne semaine."
Puel : "Mon cas n'est pas important"
Si Lyon a su faire le dos rond quand la pression nancéienne était insoutenable, il a eu deux autres mérites sur la pelouse synthétique de Marcel-Picot : dans le sillage d'un Yoann Gourcuff enfin influent, il a d'une part maîtrisé techniquement son sujet. Il a tenu le ballon pendant 60% du match. Ce ratio a même grimpé jusqu'à 70% durant le premier quart d'heure. "On a réussi à mettre le ballon à terre, à faire de belles choses, martèle Puel. Quand on a pu jouer, on a bien joué."
L'OL a d'autre part affiché un réalisme implacable. Bilan : trois tirs cadrés, trois buts. Le premier, signé Lisandro (37e), a conclu un mouvement d'école, initié par Gourcuff et Briand. Au-delà de son doublé (55e et 75e) et de sa passe décisive, l'ancien Rennais a livré une prestation complète dans son couloir droit. "On travaille beaucoup à l’entraînement, retient Briand. Les buts de ce soir nous récompensent du travail accompli." Ils offrent également un sursis à Claude Puel. Confidence de l'intéressé: "Mon cas n'est pas important". Qu'en pense JMA ? Toujours la même chose : "Dix matches de championnat et trois matches de Ligue des Champions permettent d'avoir un recul nécessaire et de ne pas céder à des tentations et des pulsions. Nous, on va s'en tenir au calendrier et faire un bilan après la dixième journée."
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/02102010/70/ligue-1-lyon-pas-si-briand.html
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