D'accord, le chiffre est un peu bâtard. Sur les 99 matches de Ligue des Champions joués par Lyon depuis 1999, six ne sont "que" des rencontres de tours préliminaires. C'est sans doute pour cela que le compte n'était pas vraiment clair non plus dans la tête de Bernard Lacombe, conseiller du président Jean-Michel Aulas. "Je ne pensais pas que c'était le 100e. C'est une grande fierté d'abord. On a toujours l'impression qu'on est encore loin des grands d'Europe mais finalement... C'est encore un pas de franchi. Il y a des bons et des moins bons souvenirs évidemment... Mais cent matches de Ligue des Champions aujourd'hui, c'est quelque chose de phénoménal!"
Les souvenirs, justement. Depuis le premier match face à Maribor... en tour préliminaire (1999), Lyon en a accumulés. Certains ont marqué plus que d'autres. Quitte à se perdre. "Le match contre Bruges chez nous (3-0), se rappelle Lacombe. Sonny avait marqué dans les derniers instants*. Et celui face au Celtic Glasgow aussi quand Juninho a marqué deux buts dont un penalty à la dernière minute (victoire 3-2 en 2003-2004). Un match déclencheur, notamment pour lui. Je n'oublie pas le PSV (défaite en 1/4 aux tirs au but en 2004-2005) et le Milan AC (Lyon qualifié jusqu'à la 88e...), deux matches ou nous n'étions pas très loin des étoiles. Bon, il y a des jours où le ballon tourne pour vous, d'autres non..."
"Des moments magiques"
En ce moment, sur la scène européenne, le ballon tourne d'ailleurs plutôt en faveur des Lyonnais. Avec neuf points sur neuf, ils ne sont pas loin de valider une 8e qualification en huit ans pour le Top 16 continental. De quoi contraster avec l'attitude aperçue parfois en championnat, ce que ne nie pas Lacombe. "La Coupe d'Europe, c'est autre chose. Quand vous arrivez dans des stades comme celui-là, ce sont des moments magiques. En championnat, vous savez que vous pouvez vous refaire. Là, ce sont des matchs couperets, comme le sera celui de Schalke." Une remarque qui n'est pas sans rappeler celle de Claude Puel lancée un peu plus tôt au sujet de la "petite musique de la Ligue des Champions" qui enlève de la fatigue et du "parfum particulier de l'Europe".
La mission de l'OL ce soir est à la hauteur du nombre de bougies sur le gâteau. Gagner au Stade de La Luz, aucun club français n'y est parvenu. Saint-Etienne s'y est le premier cassé les dents à la fin des années 60. Dans les années 70-80, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Marseille. Puis Bastia, Lille, Paris et encore l'OM, l'an dernier. Evidemment, Lyon pourrait décrocher sa qualification avec un nul. Mais une victoire lui assurerait son ticket plus une option sur la première place. Pour cela, Lacombe a la recette. "Qu'ils se fassent plaisir ! Tout est réuni pour. Quand on s'emmerde (sic) sur un terrain, c'est quand même embêtant". Surtout en Ligue des Champions, non ?
* Sonny Anderson avait même inscrit un triplé pour qualifier Lyon (3-0) après un revers 4-1 à l'aller en Belgique. Sauf que c'était en 16e... de la Coupe de l'UEFA après une élimination en phase de poules de la Ligue des champions (2001-2002).
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/02112010/70/ligue-des-champions-lyon-fier-centenaire.html
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