La formation de Didier Deschamps serait mal inspirée de ne pas ramener la victoire de cette petite ville étudiante de 80.000 habitants du nord de la Slovaquie, une destination qui, sur le papier, a plus des airs d'Europa League que de Ligue des champions.
Le calcul est simple: une victoire sur ces terres jouxtant les Carpates ramènerait l'OM sur les talons du Spartak, dans le cas de figure, espéré par les dirigeants marseillais, d'une défaite russe à Chelsea mercredi. La relative facilité avec laquelle le club anglais s'est imposé à l'aller à Moscou milite pour une telle issue.
Miné par sa défaite initiale devant le club moscovite vainqueur au Vélodrome 1-0, Marseille jouerait son va-tout dans le froid russe pour tenter de conjurer ce mirage: une qualification pour les 8e de finale, un cap qu'il est près de passer mais sur lequel il s'échoue systématiquement depuis trois saisons.
La première étape de cette longue opération "remise en surface" a été menée poussivement voici 15 jours. Le champion de France a tremblé jusqu'au bout pour mener à bien sa mission comptable (1-0). Un succès que le gardien Steve Mandanda a préservé par deux arrêts décisifs.
Le champion de Slovaquie, athlétique mais pas timoré, n'avait pas joué les figurants. "Nous avons prouvé à Marseille que nous pouvions être à la hauteur. Nous avons mis l'OM sous pression jusqu'à la fin", a rappelé mardi à juste titre le coach Pavel Hapal, à l'issue d'un entraînement ensoleillé, sur un terrain coincé entre chemin de fer et autoroute.
"A l'aller, on a constaté que c'était une équipe joueuse. Ils marquent beaucoup de buts mais en prennent aussi. Il y a de la qualité dans cette équipe, même si ses joueurs découvrent cette compétition", explique Deschamps.
Pour l'entraîneur olympien, les joueurs de Zilina "se créent des occasions, même s'ils n'ont peut-être pas la réussite ou le réalisme". "Tout dépendra de ce que nous on y mettra, il ne faut ne pas penser que c'est déjà fait", prévient-il.
Mais le Marseille de l'acte I n'est plus nécessairement celui de l'acte II. Entre-temps, l'équipe s'est emparée de la 3e place de L1 à la faveur d'une victoire à Lille qui a marqué les esprits.
Fantomatiques en première période, les Marseillais ont ensuite totalement renversé la vapeur, l'emportant 3-1. Soit la meilleure mi-temps de tout le début de saison, alliant réalisme froid et maîtrise technique.
Voilà comment, en 45 minutes, la menace marseillaise a soudainement repris forme.
Il était question de valider un peu plus ce changement d'ère samedi devant Rennes, alors leader de la L1. Mais de match il n'y eut point, pour cause de pluies violentes.
Dans quel rythme sera alors l'équipe mercredi, sachant que de nombreux titulaires seront restés dix jours sans match dans les jambes, puisque le 8e de finale de Coupe de la Ligue mercredi à Guingamp aura surtout servi d'entraînement pour les remplaçants ?
Face à une formation engagée, qui va tenter de se frayer un chemin vers l'Europa League, ce ne sera pas la moindre des inconnues.
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