Laurent Blanc n'en a d'ailleurs pas fait mystère. Il n'est plus question de statut ou de quoi que ce soit. Patrice Evra est de nouveau un membre du groupe France. Basta. A chaque jour suffit sa peine. "Si on me dit que son retour va avoir un impact, c'est qu'il a un statut qui n'est pas le sien... Je n'ai pas sélectionné l'ancien capitaine de l'équipe de France mais le joueur", a tenu à souligner Laurent Blanc, qui n'a guère de doutes quant à sa bonne tenue sur le pré : "Le joueur, on le connait car on le voit tous les week-ends voire même en semaine avec la Ligue des Champions. (...) On n'est pas joueur de Manchester United et prolongé par Ferguson sans avoir des qualités. Je ne veux pas m'attacher à ce que l'on dit de lui. Au staff et à moi de se faire une idée."
Le joueur, oui, mais l'homme ?
Sur l'homme, Laurent Blanc est plus réservé. Pour une raison simple, éminemment respectable d'un point de vue intellectuel et qui a le mérite de l'honnêteté : le sélectionneur de l'équipe de France ne connait pas Patrice Evra personnellement. Il l'a d'ailleurs répété avec insuffisamment d'instance pour que l'on ne lui tienne pas rigueur d'un nouvel écart du joueur. A ce sujet, Blanc a été très clair : tout dérapage sera le dernier. Récidivistes de la privatisation du maillot, s'abstenir. Il compte d'ailleurs le signifier à Evra lors de la discussion que les deux hommes auront en tête-à-tête d'ici le match face au Luxembourg. "A moi de savoir si, oui ou non, les joueurs retenus, Patrice ou Franck, peuvent s'intégrer dans le groupe qui se construit depuis le mois d'août. Si cela n'est pas le cas, je pourrais être radical", a rappelé Blanc.
Patrice Evra l'a sans doute déjà compris. L'équipe de France n'est plus un dû. Ni un terrain conquis. Les absents ont - presque - toujours tort et le latéral gauche de Manchester United n'est plus le capitaine, ni le numéro un au poste. Le deux, le trois ? "Pour moi, Eric Abidal était le meilleur arrière gauche mais en raison de ce qu'il a subi et du fait qu'il mettra un certain temps à revenir, ce que je lui souhaite, les cartes sont redistribuées, a reconnu avec regret Laurent Blanc, lundi. Aux joueurs de faire les efforts. Les performances dans les clubs, en équipe de France vont être importantes. Mais l'état d'esprit aussi." A bon entendeur.
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