Depuis le début de la semaine, Laurent Blanc exige un jeu en deux touches de balles au maximum de la part de ses milieux. Le message est visiblement passé. Mais le sélectionneur tricolore n'avait pas beaucoup d'efforts à fournir. Avec M'Vila, il prêche un convaincu : "Ma force, c'est la transmission rapide du ballon. J'essaye de garder le moins possible le ballon dans les pieds et de jouer en deux touches de balles", décrit le Breton en parlant de son style jeu. Et il enchaîne : "Je prends beaucoup de risque. J'aime jouer vers l'avant. Je préfère tenter que faire une petite passe latérale". Ces derniers temps pourtant, M'Vila a été moins flamboyant. A l'image de son match face au Brésil avec les Bleus, il a livré des performances plus modestes avec le Stade Rennais.
"J'ai presque envie de pleurer"
Ses 27 titularisations en L1 et ses six sélections en Bleu depuis le début de la saison ont forcément pesé. Il reconnait ce coup de moins bien, avoir joué avec moins de spontanéité et dit en avoir parlé avec le préparateur physique de Rennes. Car ce n'est qu'une question de physique à ses yeux. "Avec moi, ce ne sera jamais mental. Ou un souci de vie privée. Ce sera toujours physique (ndlr: en cas de coup de pompe). Je ne me prends jamais la tête avec ce qui se passe en dehors", lâche ce gros bosseur, qui estime être revenu en forme. Et hors de question de lever le pied avec Rennes, qu'il compte bien emmener en Ligue des Champions, ou avec les Bleus.
Sa sérénité rassurante fait presque oublier qu'il a plongé dans le grand bain de l'équipe de France au mois d'août. Mais l'homme a la tête sur les épaules: "Je ne suis pas encore installé. Il me faudra encore quelques années. Je découvre encore. J'essaye d'apprendre le plus possible." Un bel état d'esprit qui ferait le bonheur de Michel Platini. Le président de l'UEFA, tout juste réélu, espère redorer le blason des équipes nationales dans l'esprit des joueurs. M'Vila serait sa meilleure publicité : "La sélection, c'est quelque chose d'énorme. Quand je vois mon nom sur la liste, j'ai presque envie de pleurer. Je fais tout en club pour revenir à chaque fois." Le genre de discours que l'on aimerait entendre plus souvent et plus fort.
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