dimanche 27 juin 2010

Loin d'être rose

L'Angleterre affronte l'Allemagne en 8e de finale de la Coupe du monde. La sélection de Capello a globalement déçu depuis son entrée en lice. Et même si le match face à la Slovénie a laissé entrevoir des progrès, les Anglais sont encore loin du compte. Tony Mabert en convient.
Si on avait dit aux Anglais, avant la compétition, qu'ils seraient en train de se sauter dans les bras, de bondir comme des cabris après avoir battu la Slovénie (1-0) lors de leur troisième match de poule et qu'ils sortiraient deuxièmes derrière les Etats-Unis, beaucoup n'y auraient pas cru. Comme tous les quatre ans, peut-être plus encore en 2010, l'Angleterre s'est peut-être une nouvelle fois vue trop belle. On en saura plus dimanche quand les hommes de Fabio Capello croiseront le fer avec l'Allemagne, ennemi de toujours. En attendant, petit tour du propriétaire avec Tony Mabert, journaliste à Eurosport.co.uk et sur les traces de la sélection depuis son arrivée en Afrique du Sud. Lui aussi est très inquiet.

- OU EST PASSE ROONEY ?

Depuis le début de la Coupe du monde, Wayne Rooney n'est que l'ombre de lui-même. Si David James assure que ce match face à l'Allemagne pourrait être celui du Mancunien, on est en droit de douter. Comment expliquer cette "absence" alors que cette Coupe du monde était taillée pour lui ? "C'est difficile à expliquer mais peut-être qu'il paie ses efforts pour revenir vite après sa blessure à Munich en quart de finale aller de la Ligue des Champions, analyse Tony Mabert. Aussi, Wayne Rooney n'a peut-être pas les épaules pour supporter les attentes du peuple anglais. On l'a vu bougonner face caméra après le nul face à l'Algérie. Quand les choses ne vont pas dans son sens, il a du mal à se montrer au niveau. Attention, le Rooney de 2010 n'est cependant pas celui de 2006. Il est plus mûr et son match face à la Slovénie a quelque peu rassuré."

- UNE ATTAQUE SANS TÊTE

Une fois le cas Rooney traité, il reste les coéquipiers de ce dernier. Là, le bât blesse clairement. Aucun des autres n'a réellement le niveau mondial, selon notre confrère anglais. "Si Rooney ne marque pas, on a du mal à voir d'où vont venir les buts. Jermain Defoe est un finisseur de top niveau mais il doit gagner en régularité et doit être plus présent dans le jeu. Emile Heskey est son exact opposé. Il travaille beaucoup mais a marqué moins de buts que Jose Luis Chilavert en équipe nationale (ndlr : 7 contre 8 au gardien paraguayen). Peter Crouch est quant à lui un joueur qui marque plus. Mais rarement contre les gros."

- LES JOUEURS ANGLAIS NE SONT-ILS PAS SURCOTES ?

Steven Gerrard, Wayne Rooney, Frank Lampard, John Terry... Que des noms prestigieux. Mais une équipe qui tousse. Pourquoi ? "A tort ou à raison, les supporters anglais aiment à répéter que Gerrard, Lampard, Terry ou Ashley Cole sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste. Cela ne fait pas une grande équipe. Un joueur comme Gerrard est traditionnellement décevant lors des grandes compétitions. Cette fois, il fait un tournoi correct. Le contraire de Lampard, qui est d'habitude le plus brillant des deux avec l'Angleterre. Derrière ces joueurs, l'Angleterre manque de talent et de compétence. C'est une certitude", regrette Tony Mabert.

- TERRY OUI, ET APRES ?

"Terry a des limites en tant que défenseur central. Mais s'il y a bien une chose que l'on ne peut pas lui reprocher, c'est de tout donner sur un terrain de football." Vous l'aurez compris, si l'Angleterre a un souci derrière, ce n'est pas John Terry. Il vient plus de son alter ego dans l'axe. Celui-ci se doit d'avoir un profil très particulier, selon Tony Mabert. "Il a besoin d'un coéquipier mobile et plus "cérébral", capable aussi de relancer". Rio Ferdinand absent, Ledley King parait être la meilleure solution. Mais "souvent blessé, il n'est pas au niveau actuellement. Il sera peut-être prêt pour l'Allemagne mais il y a un risque que Capello ne prendra peut-être pas. Derrière King, y a Carragher, un joueur qui ressemble à Terry... en plus lent. L'avenir est peut-être incarné par Matthew Upson, qui a été bon face à la Slovénie." En bref, l'Angleterre peut compter sur Terry. Après...

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/27062010/70/coupe-du-monde-2010-loin-d-etre-rose.html

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Le Ghana rêve éveillé

Pour la troisième fois dans l'histoire, une équipe africaine est en quarts de finale du Mondial. Vainqueur des Etats-Unis (2-1 après prolongation) samedi à Rustenburg, le Ghana a rejoint le Cameroun et le Sénégal. Les Blacks Stars affronteront l'Uruguay pour une place dans le dernier carré.

GHANA - ETATS-UNIS : 2-1 A.P.


Buts : Boateng (5e), Gyan (93e) pour le Ghana. Donovan (62e s.p.) pour les Etats-Unis.

L'Afrique peut être fière. Le Ghana n'a pas encore renoncé. Derniers représentants du continent noir, les Ghanéens n'ont pas déçu leurs nombreux supporters depuis l'élimination de la Côte d'Ivoire, de l'Afrique du Sud, du Nigéria, de l'Algérie ou encore du Cameroun. Ce n'est pas seulement un pays qui pousse derrière eux, c'est désormais un continent qui veut voir une de ses équipes briller pour cette première Coupe du monde jouée à "domicile". Et pour la troisième fois de l'histoire, l'Afrique aura bien un nouveau représentant en quarts de finale d'un Mondial après le succès des Black Stars contre les Etats-Unis (2-1 a.p.).

La porte a été longue à s'entrouvrir pour le Ghana. Mais le chemin des quarts de finale passe par la prolongation pour les équipes africaines. Le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002 avaient à chaque fois été contraints d'y passer pour franchir le stade des huitièmes de finale. L'histoire a bégayé une troisième fois avec le Ghana. Et la libération est venue de l'attaquant du Stade Rennais Asamoah Gyan, qui a pris le dessus sur son coéquipier en Bretagne, Carlos Bocanegra, pour placer une frappe puissante et redonner l'avantage aux siens au tout début de la prolongation (93e). Ce but superbe a délivré tout le continent. Il est surtout arrivé au moment idéal pour la jeune troupe ghanéenne.

Les Etats-Unis, le coup de trop

Après avoir parfaitement géré la première période en trouvant rapidement le chemin des filets sur une percée de Boateng (6e), les Blacks Stars ont subi le réveil des Américains après la pause. Menée au tableau d'affichage pour la troisième fois de la compétition, l'équipe américaine a encore trouvé les ressources pour inverser la tendance. Et c'est Landon Donovan qui a logiquement égalisé sur penalty suite à une faute grossière de Jonathan Mensah sur Dempsey dans la surface (62e). Le vent semblait avoir tourné. Les occasions d'Altidore (80e) ou encore de Bradley (75e), qui a buté sur l'excellent Kingson, allaient dans ce sens.

L'expérience des "Yankees" n'a finalement pas fait la différence. Et Gyan a surgi. Le coup de trop pour les Etats-Unis, qui ne s'en relèveront pas. Le portier ghanéen, après avoir retardé l'échéance en première période devant Findley (34e), n’a pas craqué. Le rêve de faire un gros coup de pub au "soccer" en Afrique du Sud s'envole pour les coéquipiers de Donovan, qui avaient impressionné la saison passée en Coupe des Confédérations. Le Ghana, lui, peut continuer de rêver. Une première demi-finale pour un pays africain est à portée avec un quarts à jouer contre l'Uruguay. Il faudra toutefois se passer des services d'André Ayew et Jonathan Mensah, suspendus. Mais le Ghana fait déjà sans un certain Michael Essien depuis le début du Mondial. Alors, tout est possible.
Eurosport
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samedi 26 juin 2010

Etats Unis Ghana en live et en direct ici

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A 20h28...le lien du match

Deuxième 8° de finale ce soir
Le lien du match en direct ici à 20h28
soyez nombreux !!!

L'Uruguay, 40 ans après

Accrochée par la Corée du Sud, l'Uruguay a pu compter sur Luis Suarez samedi à Port-Elizabeth. Le buteur de l'Ajax a signé un doublé pour permettre à la Céleste de dompter les Coréens (2-1). Pour la première fois depuis 40 ans, les Uruguayens sont en quarts de finale de la Coupe du monde.
L'Uruguay poursuit son retour vers le futur. La Céleste disputait son premier huitième de finale depuis 20 ans. En battant la Corée du Sud samedi à Port-Elizabeth, elle a franchi ce cap pour la première fois depuis 40 ans. Son parcours fait naitre un fol espoir au pays, au point que certains rêvent maintenant d'un troisième titre mondial depuis... 60 ans. Nous n'en sommes pas encore là, surtout au vu du match livré par l'équipe d'Oscar Tabarez samedi. Loin de maîtriser pleinement son sujet, elle a énormément souffert et peut remercier son buteur, Luis Suarez, auteur d'un doublé salvateur.

Décevant lors des deux premiers matches, l'attaquant de l'Ajax Amsterdam a trouvé le rythme dans ce Mondial. Samedi, il s'est montré à la fois opportuniste et talentueux. Opportuniste, d'abord, pour profiter d'une énorme erreur d'appréciation du gardien coréen, Sung-Ryong Jung. Trop court sur un centre presque anodin venu de la droite signé Diego Forlan il a laissé le ballon filer jusqu'au second poteau où Suarez, en bon chasseur de buts, s'est fait un plaisir d'ouvrir le score malgré l'angle fermé. Le match avait débuté depuis moins de huit minutes. Beaucoup plus tard, alors que l'Uruguay, tétanisée par l'égalisation sud-coréenne, commençait à se demander comment elle allait s'en sortir, c'est encore lui qui a trouvé la solution. A 10 minutes de la fin du match, sa superbe frappe enroulée du droit n'a laissé aucune chance à Sung-Ryong Jun.

Le déluge de Port-Elizabeth

Avec désormais trois buts au compteur, Luis Suarez a rejoint Higuain, Vittek et Villa au rang des buteurs les plus prolifiques de la compétition. Si la Céleste survit juste dans le dernier carré, ce qui lui assurerait de jouer sept matches, le natif de Salto fera un candidat très crédible au titre de meilleur canonnier de ce Mondial. Il n'en est pas encore là. L'Uruguay non plus, donc. Après une entame idéale et une première période globalement bien menée, au cours de laquelle elle n'a connu qu'une seule frayeur sous la forme d'un coup-franc direct sur l'extérieur du poteau droit de Muslera dès la 5e minute, la Céleste a eu le tort de s'endormir. Sans doute parce qu'elle n'avait pas encore encaissé le moindre but en Afrique du Sud, elle a cru que son avance minimale suffirait. Elle a eu tort.

Généreux, les Sud-Coréens ont tout donné à la reprise pour revenir dans le match. Installés dans la moitié de terrain sud-américaine, les coéquipiers de Park Ji Sung ont poussé, multipliant les occasions dans le premier quart d'heure du deuxième acte. Luer égalisation (68e) est donc apparue aussi logique que méritée. La seule surprise est qu'elle soit venue d'un coup de tête, tant les Uruguayens avaient dominé les débats dans le jeu aérien. Mais à la suite d'un coup-franc, Lee Chung-Young sut profiter de l'hésitation coupable de Muslera et de sa défense. Tout redevenait possible, surtout sous les trombes d'eau de Port-Elizabeth, qui ont rendu le final de ce premier huitième absolument dantesque. Mais Suarez avait plus d'un tour dans son sac. Heureusement pour l'Uruguay, qui devra afficher davantage de régularité sur l'ensemble du match si elle veut rallier les demi-finales. En attendant, elle a le droit de rêver. Depuis le temps qu'elle attendait ça...

Eurosport
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Donovan, c'est l'Amérique

Aux Etats-Unis, Landon Donovan est un héros. Pourtant, l'Europe s'est toujours refusée à lui. Loin de sa Californie, le milieu offensif a eu du mal à briller. Mais son passage réussi à Everton l'a changé et il entend le prouver face au Ghana, ce soir. Avant de tenter à nouveau sa chance ?
A 28 ans, Landon Donovan a depuis longtemps conquis l'Amérique et le coeur des Américains. C'est le genre d'histoire dont raffolent les Etats-Unis. A 17 ans, attaqué par un Alligator, il frôle la mort. Onze plus tard, il conduit l'équipe nationale à sa troisième phase finale de Coupe du monde. Entre temps, il est devenu la star de la Major League Soccer et de la sélection. Il fait tomber tous les records de sélections (125) et de buts (44). Egalement meilleur passeur de l'histoire de l'équipe américaine, il a été élevé mercredi dernier au rang de héros national, d'"American Idol" comme l'a baptisé la presse. Le même soir, il qualifie les USA pour les 8e de finale et il sauve son mariage. Les Américains adorent. "J'ai traversé beaucoup de choses depuis quatre ans", confie un Donovan ému après son but face à l'Algérie (1-0). "Je suis si heureux que cela ait culminé de cette manière. Cela me fait croire en le bien dans le monde et si vous essayez de faire les choses bien, c'est bon de voir que vous êtes récompensés", ajoute-il dans un murmure, des larmes coulant sur ses joues. Celui qui posait auparavant en costume de Captain America sur son site internet est une icône. On parle même de faire un film sur sa vie.

Adulé aux Etats-Unis, le joueur le plus doué de sa génération n'a pourtant jamais réussi à s'exporter en Europe. Ça n'est pas faute d'avoir essayé. Et ce, à plusieurs reprises et dès son plus jeune âge. Après une Coupe du monde des moins de 17 ans où il explose en 1999, il rejoint le centre de formation du Bayer Leverkusen. Premier échec. Le Californien ne parvient pas à s'adapter et il est finalement prêté aux San José Earthquakes entre 2001 et 2005. Sur le sol américain, il brille. Pas de problème. Mais lorsqu'il retourne au Bayer, c'est à nouveau le fiasco. Sept petits matches en puis s'en va. Il pose alors ses valises au Los Angeles Galaxy. Il inscrit 60 buts en trois saisons et attire de nouveau les recruteurs européens. Le Bayern Munich lui donne une troisième chance. En vain. Il restera de novembre 2008 à mars 2009 sans beaucoup quitter le banc des remplaçants. Finalement, il doit attendre un prêt de quatre mois à Everton pour enfin convaincre. Mais le Galaxy refuse de le laisser partir...

Bradley : "Il a grandi"

Mais, à en croire son entraîneur Bob Bradley, Donovan n'est plus le même. Il "a montré lors de l'année écoulée une grande maturité, beaucoup de confiance et de motivation. Il décrit volontiers combien il a changé. Je crois que le bon terme, c'est qu'il a grandi". Quand il revient sur ses désillusions européennes, le joueur évoque en effet "une personne égocentrique, qui pensait avoir déjà tout vu et n'était pas prête". Une image de joueur égoïste et mégalo qui lui a longtemps collé à la peau malgré un titre de meilleur jeune lors du Mondial 2002. "Quand on est jeune, tout est facile. En 2002, tout me semblait simple car je ne me prenais pas la tête. Je ne pensais pas trop à l'équipe ou à mes partenaires. Je me contentais de donner le meilleur de moi-même à chaque sortie, avoue-t-il aujourd'hui. En vieillissant, on se rend compte qu'il faut que tout le monde soit sur la même longueur d'ondes si on veut gagner".

Sur un plan professionnel, Donovan dit avoir connu sa période la plus difficile après le Mondial 2006 en Allemagne, où les Etats-Unis n'avaient pas franchi le premier tour et où lui-même avait livré trois matches médiocres. Il faut dire que son statut d'icône n'a pas toujours été facile à porter. "Pour être franc, ça m'a pesé à une époque. Cela représentait beaucoup de pression et de stress. Maintenant, je me rends compte que je n'ai pas besoin de m'encombrer de ce genre de considérations", explique-t-il. Aujourd'hui, il assume : "J'ai la chance d'avoir reçu un don. Ce serait dommage de ne pas l'exploiter. Alors, j'ai le choix : je peux me cacher ou je peux accepter la situation. Désormais, j'ai décidé d'en prendre mon parti". En Afrique du Sud, il a marqué deux buts cruciaux - celui de la réduction du score alors que la Slovénie menait 2-0 et celui de mercredi - après une très bonne saison en Angleterre.

L'intérêt du PSG

Son passage à Everton est-il un tournant ? "C'est une expérience qui n'a pas de prix. Je suis devenu un meilleur joueur", explique-t-il. Ce séjour lui a surtout prouvé qu'il pouvait être compétitif dans le championnat le plus relevé du monde, dont il a été désigné meilleur joueur du mois dès son arrivée, en janvier. Si les Etats-Unis lui ont apporté ses plus grands moments de gloire, Donovan n'a donc pas abandonné son rêve de briller un jour en Europe. "J’aimerais jouer au Barça et être Messi pour un jour", espérait-il ainsi avant la Coupe du monde. A cette époque, ça n'était pas le Barça mais le PSG que l'on disait intéressé."Il y a eu un intérêt", avouait-il il y a toujours un an. S'il continue de briller, d'autres clubs pourraient se réveiller. Mais le sextuple footballeur américain de l’année peut-il encore faire mentir la méfiance des clubs européens ? Un nouveau but en 8e de finale, comme l'avait déjà fait il y a huit ans face au Mexique, pourrait l'aider.


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URUGUAY - COREE DU SUD en live ici

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Pour un retour vers le futur

Le bal des huitièmes de finale de la Coupe du monde s'ouvre ce samedi (16 heures), à Port-Elizabeth, par un surprenant Uruguay - Corée du Sud. La première sélection veut retrouver son glorieux passé, la seconde rêve de revivre son épopée de 2002. (Montage photos Presse-Sports)

Quarante ans d'attente. Quart de finaliste du Mondial 1970, l'Uruguay ne veut pas rater l'occasion de retrouver le Top 8 planétaire. Il lui faudra pour cela venir à bout de la Corée du Sud samedi (16 heures), à Port-Elizabeth, lors du premier huitième de finale de cette XIXe Coupe du monde. Solide (aucun but encaissé) et efficace (quatre buts inscrits) lors du premier tour, la Celeste a été quasi-impériale face à la France (0-0), l'Afrique du Sud (3-0) et le Mexique (1-0). Le double champion du monde (1930, 1950) semble avoir (re)trouvé des armes - un bloc défensif bien huilé et un duo offensif Forlan-Suarez bien rodé - pour continuer sa route dans cette Coupe du monde.

Huh Jung-Moo : «On veut atteindre les demi-finales»
Sur le papier, les Uruguayens partent favoris partent favoris face à la Corée du Sud. Cette dernière s'est certes extirpée du groupe B, mais elle n'a pas été impériale lors de ces trois prestations. Les hommes de Huh Jung-Moo ont surtout montré quelques carences défensives (quatre buts encaissés face à l'Argentine et deux contre le Nigeria). Mais les Diables Rouges d'Asie ont toujours produit du jeu et fait montre d'une envie sans faille. Cet état d'esprit n'est pas prêt de changer à l'heure des huitièmes de finale. Ils se prennent même à rêver d'un parcours identique au Mondial 2002, lorsqu'ils avaient atteint le dernier carré sur leurs terres. «Nous avons rempli notre premier objectif qui était d'atteindre les huitièmes de finale, a souligné, ce vendredi en conférence de presse, le sélectionneur sud-coréen. Maintenant, je connais mes joueurs. Ils ne veulent pas se satisfaire d'avoir passé un tour. Ils veulent atteindre les demi-finales.» Alors, qui de l'Uruguay ou de la Corée du Sud a rendez-vous avec son passé ? Réponse ce samedi en fin d'après-midi, à Port-Elizabeth. - G. C.

Les équipes probables
Uruguay: Muslera - Maxi Pereira, Lugano (cap.), Godin, Fucile - Arevalo Rios, Diego Perez, A. Pereira - Forlan - Suarez, Cavani.

Corée du Sud: Jung Sung-ryong - Cha Du-ri, Cho Yong-hyung, Lee Jung-soo, Lee Young-pyo - Lee Chung-yong, Ki Sung-yueng, Kim Jung-woo, Park Ji-sung (cap) - Yeom Ki-hun - Park Chu-young.
http://www.francefootball.fr/

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Une équipe de France à reconstruire

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Le fiasco de l'équipe de France en Afrique du Sud laisse un chantier considérable au futur sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc. Une image à restaurer et un effectif à renouveler, voici les futurs objectifs du "Président" .
Dans quelques jours, Laurent Blanc prendra la tête de l'équipe de France et refermera l'ère de la honte après la scandaleuse aventure des Bleus durant la Coupe du monde en Afrique du Sud. L'ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux aura la lourde tâche de bâtir un nouveau groupe et de régler les conflits internes qui détruisent la sélection. Le "Président" ne disposera pas de beaucoup de temps pour mener à bien ses objectifs, les éliminatoires de l'Euro 2012 débutant dès le mois de septembre prochain. La restauration de l'image des Tricolores est essentielle et passera certainement par un ménage au sein de l'équipe. Interrogée jeudi sur RMC, la secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, semblait de cet avis : «Il faut maintenant sans délai une nouvelle équipe, et un nouveau projet neuf pour accompagner Laurent Blanc.» Le futur technicien des Bleus devra donc rapidement faire des choix.

Les jeunes talents à la porte des Bleus

Comme nous vous l'annoncions dernièrement, plusieurs joueurs ne sont pas certains de revenir en équipe de France. Si Thierry Henry et William Gallas devraient prochainement annoncer leur retraite internationale, Eric Abidal veut se donner du temps pour réfléchir. Pas sûr que ses dernières performances plaident de toute façon en sa faveur. Quant à Nicolas Anelka et Patrice Evra, leur comportement laisse en suspens leur avenir chez les Bleus. L'occasion pour Laurent Blanc de rapidement tester de nouveaux jeunes éléments.
Dans une défense centrale en chantier, le sélectionneur pourrait rapidement donner sa chance au Lillois Adil Rami (24 ans) qui avait été présélectionné dans la liste des 30 pour le Mondial. Le Lorientais Laurent Koscielny (24 ans), n'est pas courtisé par Arsenal pour rien et sera surveillé par Blanc, tout comme Sébastien Corchia (19 ans), qui est sur les tablettes du Bayern Munich. Philippe Mexès (28 ans) pourrait également prétendre à un retour en Bleu avec son expérience, et son talent peu observé sous le maillot tricolore. Dans les couloirs, Bacary Sagna et Gaël Clichy devraient continuer l'aventure avec la possible concurrence de Mathieu Chalmé (29 ans) et Benoît Trémoulinas (24 ans) que Blanc connaît bien pour les avoir dirigé en Gironde.

Au milieu de terrain, les Rennais Yann M'Vila (19 ans) et Sylvain Marveaux (24 ans), ainsi que le Lillois Yohan Cabaye (24 ans) pourraient grappiller du temps de jeu aux côtés des Diarra, Diaby, Toulalan, Gourcuff, Ribéry et Malouda. Tout comme le Toulousain, Moussa Sissoko, qui faisait partie du groupe durant les matchs de qualifications. Le technicien français pourrait également faire confiance à la "génération 87" en redonnant sa chance à Samir Nasri (22 ans) et Hatem Ben Arfa (23 ans), laissés sur le côté pour ce Mondial. Issu de la même génération, Karim Benzema pourrait prétendre à une place à la pointe de l'attaque française. Le Madrilène pourrait être accompagné d'André-Pierre Gignac, et des talentueux Loïc Rémy (23 ans) et Kevin Gameiro (23 ans). Laurent Blanc pourrait donc prendre des mesures radicales et offrir un nouveau style de jeu plus flamboyant aux Bleus. Premiers éléments de réponse le 11 août prochain pour la rencontre amicale face à la Norvège.
http://www.maxifoot.fr/football/article-9882.htm


Laurent Blanc a signé deux ans

Alors, il a signé ou pas ? Réponse : oui ! Annoncé depuis plusieurs semaines comme le prochain sélectionneur de l'équipe de France, Laurent Blanc a signé son contrat. D'après L'Equipe, l'ancien coach de Bordeaux s'est engagé pour deux ans jusqu'à l'Euro 2012. Le bail a été finalisé cette semaine par Jacques Lambert, le directeur général de la FFF. Deux années supplémentaires ont été actées, mais elles sont en option.


Se qualifier pour l'Euro 2012 et le gagner

Laurent Blanc sera épaulé Jean-Louis Gasset, son adjoint en Gironde, et Marino Faccioli, l'ancien directeur administratif de l'Olympique Lyonnais, qui occupera la fonction de directeur de l'équipe de France. L'ancien défenseur international (97 sélections, 16 buts) pourrait être intronisé officiellement lors du conseil fédéral extraordinaire du vendredi 2 juillet. Le contexte actuel autour du football tricolore pourrait toutefois repousser cette échéance au 23 juillet.

Une éventualité peu probable puisque les Bleus effectueront leur retour lors d'un match amical face à la Norvège programmé le 11 août. Laurent Blanc (photo Presse-Sports) entamera ensuite les qualifications pour l'Euro 2012 avec le but de se qualifier pour le tournoi qui aura lieu en Pologne et en Ukraine, et d'aller jusqu'au bout de celui-ci.
http://www.francefootball.fr/

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Liverpool veut Deschamps

A la recherche d'un successeur à Rafael Benitez, parti à l'Inter Milan, Liverpool aimerait engager Didier Deschamps. D'après L'Equipe, Le profil de l'entraîneur de l'OM plaît beaucoup aux Reds. Mais il y a très peu de chances pour que l'affaire se fasse. «C'est vrai, le directeur exécutif de Liverpool, Christian Purslow, m'a appelé jeudi midi, explique Jean-Claude Dassier, le président du club phocéen. Il parle très bien français, est très courtois. J'attendais son appel car l'intérêt de Liverpool pour Didier m'était venu aux oreilles. Il m'a demandé si je lui permettais de rencontrer Didier et Jean-Pierre Bernès (NDLR : l'agent de Deschamps). Je lui ai répondu que je n'interdisais à personne de rencontrer qui que ce soit. Je lui ai également indiqué gentiment qu'il n'y avait pas le moindre espace pour qu'il puisse piquer notre entraîneur. Même en rêve.»

Deschamps est flatté mais pourrait... prolonger !
Actuellement en vacances, Deschamps prépare la prochaine saison de l'OM et travaille notamment sur le mercato. Entraîneur de la formation olympienne depuis l'été dernier après y avoir joué, DD est très attaché à une équipe qu'il a menée au doublé Championnat-Coupe de la Ligue en 2009-2010. Sous contrat jusqu'en juin 2011, il pourrait même prolonger prochainement. «Avec Didier, indique Dassier, nous avons des relations de confiance. J'espère qu'il va s'engager avec nous un an de plus (NDLR : au départ, l'OM voulait le prolonger de deux alors que Deschamps ne souhaitait qu'une saison supplémentaire). Je n'ai pas d'inquiétude sur le fait qu'il reste à nos côtés. C'est vrai aussi que Didier est flatté de voir un grand club européen s'intéresser à lui.»

Si Liverpool venait à essuyer le refus probable de Deschamps, il pourrait alors se tourner vers Roy Hodgson, désigné manager de l'année après deux bonnes saisons à Fulham. Les noms de Manuel Pellegrini (remercié par le Real Madrid), Martin O'Neill (Aston Villa), Slaven Bilic (sélectionneur de la Croatie) et Mark Hugues (ancien coach de Manchester City) sont également cités.
http://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100626_082821_liverpool-veut-didier-deschamps.html

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Le Mondial (re)commence

En Coupe du monde, les certitudes du premier tour ne survivent pas aux matches couperets, implacables. Certains, comme les Danois en 1986, ont payé pour le savoir. Les bons élèves argentins et néerlandais sont prévenus avant l’ouverture des huitièmes de finale, samedi.
On oublie tout. On repart de zéro. Samedi matin, la Coupe du monde continue pour 16 équipes. Il n'y a plus de premier tour, de points marqués, de différence de buts. Il n'y a plus de bonne ou de mauvaise impression. Il y a seulement 16 équipes, prêtes pour une deuxième Coupe du monde, car celle qui débute ce week-end n'a rien à voir avec la précédente. A tel point qu'il serait dangereux de s'appuyer sur ce que nous avons vu depuis deux semaines pour désigner un ou plusieurs favoris. Les premiers matches du Mondial offrent des indications, mais jamais des certitudes. La phase de poules est un peu à la Coupe du monde ce que la première semaine est au Tour de France. On peut y perdre le titre, en aucun cas le gagner. L'essentiel est d'y survivre. Peu importe comment. Les premiers matches doivent être appréhendés comme la partie indispensable d'un processus. Un moyen, pas une finalité.

Si le passé démontre une chose, c'est qu'il n'est que très rarement payant d'être très bien, très tôt, dans un tournoi de ce style. Il y a quatre ans, l'Espagne avait laissé une impression phénoménale au premier tour, avant de rendre les armes dès les huitièmes de finale face à une équipe de France pourtant bien moribonde quelques jours plus tôt. Au Mexique, en 1986, le Danemark et l'U.R.S.S. dévastaient tout sur leur passage. Ils avaient, eux aussi, disparu en huitièmes. Quatre ans plus tôt, tout le monde voyait le Brésil de Tele Santana aller au bout. Au lieu de quoi la finale avait opposé l'Italie, qui n'avait pas gagné un seul de ses trois matches de poule, et la R.F.A, battue par l'Algérie pour son entrée dans le tournoi. Certes, en 2002, le Brésil a été champion du monde en gagnant tous ses matches. Mais la Seleçao n'avait pas vraiment flambé lors de ses premières sorties. Elle était montée progressivement en puissance.

Laudrup: "Il y a un monde entre un match de poule et un huitième"

On le voit, les équipes qui frappent fort au premier tour ne sont pas toujours au rendez-vous par la suite. Comment expliquer ce qui peut apparaitre comme une anomalie? Michael Laudrup, membre éminent de la "Danish dynamite" des années 80, a sa petite idée. Elle n'est pas inintéressante. "Je me souviens qu'en 1986, nous n'avions rien vu venir, a-t-il confié au magazine anglais Four Four Two. Tout nous réussissait, nous avions le sentiment d'être tellement forts que rien ne semblait devoir nous arriver. Pourtant, nous avions explosé au premier accroc (1). Balayer ses adversaires au premier tour a des avantages, mais cela présente aussi deux gros inconvénients: ça créé une attente qu'il faut être capable d'assumer. Surtout, ça ne vous prépare pas aux matches éliminatoires qui arrivent ensuite. On ne se rend pas compte mais il y a un monde entre un match de poule et un huitième ou un quart de finale. Là, vous êtes forcément dans la difficulté et les équipes qui ont souffert en début de tournoi sont mieux armées pour affronter ces difficultés. S'il y a peu de différences entre les deux équipes, c'est presque toujours celle qui en a bavé avant qui va s'en sortir."

Revenons à 2010. L'histoire peut-elle bégayer? Au sortir de cette première phase, deux équipes ont terminé avec trois victoires: les Pays-Bas et l'Argentine. L'Albiceleste a tout particulièrement impressionné et beaucoup en font la principale favorite. C'est oublier qu'elle n'a plus dépassé les quarts de finale depuis 20 ans. Les Néerlandais, eux, n'ont atteint le dernier carré qu'une seule fois depuis leurs deux finales de 1974 et 1978. Ce sont deux candidats sérieux, incontestablement, mais leur carton plein ne leur offre aucune garantie. "Les Pays-Bas ont les moyens d'aller au bout mais je me méfie de ce qui semble trop simple", note Dennis Bergkamp. Parfois, il vaut mieux un bon avertissement comme celui qu'a reçu l'Espagne en perdant face à la Suisse". La Roja s'est donné une belle frayeur, mais elle sort malgré tout en tête de son groupe. Comme l'Argentine ou les Pays-Bas... Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, dit-on. Un cliché? C'est vrai. Mais il n'y a rien de plus vrai que les clichés.

(1) Le Danemark avait dominé l'Ecosse (1-0), éparpillé l'Uruguay (6-1) et secoué la R.F.A (2-0) pour sortir du premier tour avec un statut d'épouvantail. En huitièmes, alors qu'ils menaient 1-0 contre l'Espagne, les Danois avaient encaissé un but juste avant la pause sur une énorme bourde de Jesper Olsen. Ils avaient ensuite explosé en seconde période pour perdre finalement 5-1.

Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/25062010/70/coupe-du-monde-2010-le-mondial-re-commence.html

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Equipe de France : le grand déballage fait pschitt

Décidément, les Bleus traversent ce mois de juin en se montrant aussi décevants sur le terrain qu’en dehors. Alors qu’ils avaient quitté l’Afrique du Sud derniers de leur groupe en promettant « la vérité aux Français » (Patrice Evra) ou en lançant « Ne vous inquiétez pas, je parlerai bientôt » (Thierry Henry), ils ont tenu hier soir des discours aussi convenus que pauvres en révélations.

Evra et Abidal sur TF1 ou Henry sur Canal + ont ainsi livré leur version des événements qui ont choqué la France ces derniers jours. Et comme le souligne Christophe Dugarry à l’issue de l’interview d’Henry réalisée à Barcelone pour Canal + par Michel Denisot, il y a de quoi « rester sur sa faim ». « J’attendais une vraie explication, assure le consultant. On aimerait savoir pourquoi on en est arrivé là. C’est dommage. »
Et face au constat des nombreuses similitudes entre les discours d’Evra et Henry, Dugarry s’amuse : « Peut-être qu’ils se sont appelés... » Le champion du monde n’a sans doute pas tort. Car quelques minutes plus tard, Abidal prononcera quasiment les mêmes paroles. Troublant.

Aucun joueur n’a directement pointé les erreurs de Domenech

Qu’avaient donc à nous dire ces cadres ? Que la « première raison du fiasco, c’est qu’on a pas bien joué » (Henry). D’accord mais ensuite ? Eh bien que l’épisode du bus et du refus de s’entraîner avait été « un geste maladroit » d’après Evra mais qu’il n’avait surtout donné lieu à aucune dissension au sein du groupe. « Pas un seul ne voulait descendre, assure Evra. Je vous le dis avec une honnêteté totale. On est restés unis jusqu’à la fin. »
« Sur le moment, il y avait une unanimité, lance en écho Thierry Henry. Après, je ne sais pas mais, sur le moment, je peux vous dire que personne n’a mis de pression à qui que ce soit. » Eric Abidal pose la dernière couche : « Personne n’a été forcé à rester. Le groupe était solidaire. » Voilà sans doute des propos que liront avec intérêt les Lloris, Sagna ou surtout Gourcuff, malmené verbalement par certains cadres.
Cette relecture de l’histoire soufflée par les meneurs du mouvement ne manquera pas de trotter dans la tête des autres. Evra a révélé hier que, dans le cadre d’une enquête ouverte par le ministère des Sports, « tous les joueurs seront entendus. » Si ce projet aboutit, on sera curieux de voir si l’on observe la même unité.
Bien sûr, Raymond Domenech ne pouvait ressortir indemne des premières explications des joueurs. Mais, là encore, pas un n’a souhaité pointer directement les manquements du sélectionneur. « Qui dirigeait l’équipe ? », a-t-il été demandé à Thierry Henry. « Je pense que, normalement, c’est le coach. Le coach dirige toujours son équipe », s’est-il contenté de répondre avant d’évoquer sa situation personnelle : « Je me suis senti écarté, peu importe qui, quoi, on ne me parlait plus comme avant. » Patrice Evra aussi a vécu une mise à l’écart difficile à vivre. D’abord lorsqu’il a été empêché par Domenech de présenter les excuses du groupe la veille du dernier match : « Avec cette interdiction, on dépassait tout... » Puis le lendemain lors du match : « J’étais totalement en condition de jouer, ce n’était en aucun cas un choix de ma part. » En conclusion du « grand déballage » qui fait pschitt, Eric Abidal apporte une précision rassurante : « Le groupe vivait très bien, il était sain. Et, contrairement à ce que tous les supporteurs peuvent penser, les 23 joueurs ont l’amour de la France et du maillot.
» Ouf...
http://www.leparisien.fr/coupe-du-monde-2010-football/france/equipe-de-france-le-grand-deballage-fait-pschitt-26-06-2010-978351.php

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L'Espagne tient son rang

L'Espagne monte gentiment en puissance. Le champion d'Europe a dominé le Chili (2-1) vendredi pour terminer en tête du groupe H. Les joueurs de Del Bosque affronteront le Portugal en huitièmes. Les Chiliens passent eux aussi, puisque la Suisse a été incapable de battre le Honduras (0-0).
CHILI - ESPAGNE : 1-2


Buts : Millar (47e) pour le Chili - Villa (23e), Iniesta (36e) pour l'Espagne

SUISSE - HONDURAS : 0-0

L'Espagne a évité le piège tendu par le Chili. Condamnés à la victoire pour assurer leur place en huitièmes de finale, les Espagnols ont atteint leur objectif (2-1) et peuvent encore rêver d'un doublé après leur titre de champion d'Europe en 2008. Cerise sur le gâteau, la formation de Vicente del Bosque a été la première de la compétition à faire tomber une équipe sud-américaine pour s'offrir la première place du groupe H, et éviter ainsi le Brésil au prochain tour. Le Chili devra en découdre avec la Seleçao, tandis que l'Espagne aurait quand même un adversaire coriace avec le Portugal. La Suisse, incapable de prendre le dessus sur le Honduras (0-0), reste sur le pas de la porte. L'exploit de la Nati face à aux Espagnols (1-0) restera le seul fait d'arme de son aventure sud-africaine.

Les partenaires de Xavi ont su tirer les enseignements de ce surprenant revers inaugural. Leur manque de réalisme avait été stigmatisé comme la cause de cette défaite. Face au Chili, l'Espagne a fait parler son efficacité en première période. Pas Torres, encore loin de son meilleur niveau à l'image de ses deux occasions manquées lors des cinq premières minutes. Mais Villa, oui. Le néo-Barcelonais a su profiter d'une relance hasardeuse de Bravo pour marquer de près de 40 mètres dans le but déserté par le gardien chilien (1-0, 23e). "El Guaje", monsieur 75% des buts de la Roja dans ce Mondial, s'est ensuite mué en passeur pour Iniesta, à la conclusion d'un mouvement parfait (2-0, 36e).

Le Chili injustement à dix

Sur cette action, un accrochage involontaire entre Torres et Estrada aurait dû passer inaperçu. Mais l'arbitre de la rencontre, M.Rodriguez, a cru bon d'intervenir en voyant le buteur de Liverpool rester au sol. Le Mexicain a sorti un deuxième carton jaune à l'encontre du Chilien, synonyme d'exclusion totalement injustifiée. A dix, la formation sud-américaine n'a pas baissé les bras. Et trouvé une juste récompense à son courage avec une frappe de Millar, légèrement déviée par Piqué, qui n'a laissé aucune chance à Casillas (2-1, 47e). Mais le Chili n'a pu inscrire ce deuxième but qui lui aurait permis de prendre un point et de conserver la tête du groupe. Son huitième de finale face au Brésil promet en tout cas une belle opposition de style.

Dans l'autre rencontre, et comme on pouvait s'y attendre, la Suisse et le Honduras n'ont pas réussi à se départager ni même à inscrire le moindre but. La Nati, qui avait encore une chance de se qualifier avant ce match, a dominé l'ensemble de la rencontre. Mais ses limites offensives sont une nouvelle fois apparues au grand jour. La formation d'Ottmar Hitzfeld a eu beaucoup d'occasions de but, mais elle n'est pas parvenue à en convertir une seule, à l'image des échecs d'Inler (10e), Derdiyok (17e, 63e) ou N'Kufo (42e). Longtemps discret, le Hondruas aurait pu en profiter pour s'imposer en fin de match. Mais là aussi, le réalisme n'était pas au rendez-vous, et il est finalement assez logique de voir ces deux équipes sortir de la compétition. Le talent était plutôt pour l'Espagne et le Chili.
Eurosport
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vendredi 25 juin 2010

Thierry Henry s'est "senti écarté"

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L'attaquant et ancien capitaine de l'équipe de France de football Thierry Henry dit s'être senti écarté du groupe pendant le Mondial, dans sa première interview depuis l'élimination des Bleus, accordée vendredi à Michel Denisot sur Canal+.

A la question de savoir pourquoi il n'a pas pu "être le grand frère" dans cette équipe de France, Henry répond: "Je ne l'étais plus. (...) Je me suis senti écarté (...) on ne me parlait plus comme avant."

"Avant on me parlait plus, j'étais au devant de la scène (...) A un moment donné quand tu n'as plus de crédibilité dans un groupe, ça devient difficile. Je me suis senti écarté, et à un moment donné, la fierté d'un homme en prend un coup !", ajoute l'attaquant du FC Barcelone.

Les raisons du fiasco? "Ma première raison du fiasco, c'est qu'on a pas bien joué. (...) C'est que nous n'avons pas été à la hauteur", a aussi estimé Henry.

Le joueur le plus "capé" (123 sélections) et le plus prolifique (51 buts) de la sélection tricolore, qui a été reçu jeudi par le président de la République Nicolas Sarkozy, a été remplaçant lors des trois rencontres du Mondial.

Il n'a joué qu'une vingtaine de minutes contre l'Uruguay (1er match) et 35 minutes contre l'Afrique du Sud (dernier match).

http://www.lepoint.fr/sport/equipe-de-france-thierry-henry-s-est-senti-ecarte-25-06-2010-470573_26.php