mercredi 19 octobre 2011

Lyon n'a pas existé....Lille dominé chez lui

Dominé de bout en bout, Lyon s'est logiquement incliné sur le terrain du Real Madrid (4-0) mardi, lors de la 3e journée de la Ligue des champions. Buteur puis passeur, Karim Benzema a encore fait des misères à l'OL et permet au club espagnol de s'envoler en tête du groupe D.
Lyon espérait "ramener quelque chose de Madrid", il en est reparti avec une valise. Incapables de contenir la formation de José Mourinho, les Lyonnais se sont lourdement inclinés à Santiago-Bernabeu (4-0) lors de la 3e journée de la Ligue des champions. Karim Benzema en a profité pour confirmer sa faculté à briller en C1, en particulier face aux clubs français et plus spécialement contre son club formateur. Avec un but et une passe décisive, le buteur de l'équipe de France a été l'un des grands artisans du succès des Merengue, qui s'envolent en tête du groupe D avec neuf points. Ils ont cinq longueurs d'avance sur l'OL, qui perd sa deuxième place au bénéfice l'Ajax Amsterdam, auteur d'un précieux succès à Zagreb face au Dinamo (0-2) et qui devance le club rhodanien à la différence de buts (-1 contre -2).
Mourinho avait le choix des armes avant la rencontre. Malgré l'état de forme indécent de Gonzalo Higuain (trois triplés en quinze jours !), The Special One avait décidé de laisser son prolifique buteur argentin sur le banc de touche au profit de Karim Benzema, de retour dans le onze de départ pour la première fois depuis sa blessure. Il a eu le nez creux. L'ancien Lyonnais a commencé par débloquer la situation en reprenant au deuxième poteau une déviation de Cristiano Ronaldo (1-0, 19e) avant d'offrir sur un plateau le but du break à Sami Khedira (2-0, 47e). Le Français a ainsi amélioré des statistiques déjà impressionnantes en Ligue des Champions : 21 buts en 35 matches (0,6 but par rencontre, à peine moins que Lionel Messi), dont 9 buts en 16 matches sous les couleurs du Real. Il a aussi confirmé sa réussite face aux clubs français, et plus particulièrement contre l'OL. Sur ses neuf buts avec le Real en C1, six ont été inscrits contre des équipes tricolores, dont trois contre Lyon. Il a ainsi trouvé les filets lors de ses trois derniers rendez-vous contre les Gones.
Lyon lui a bien facilité la tâche. L'OL manquait il est vrai de forces vives. Outre l'absence de Lisandro, Rémi Garde a dû déplorer le forfait de Maxime Gonalons, touché à la cuisse, ce qui l'a contraint à aligner un milieu totalement inédit à Santiago-Bernabeu. Et celui-ci n'a pas existé. A la mi-temps, Madrid affichait une possession de balle "barcelonesque" (66%). Fatalement exposée, la défense lyonnaise n'a pas su résister à l'enchaînement des vagues madrilènes. Elle a aussi affiché une fébrilité impardonnable à ce niveau. Le but inscrit contre son camp par le malheureux Hugo Lloris, livré à lui même face à un Mesut Özil excentré (3-0, 55e) et la mésentente sur le but de Sergio Ramos, après un corner de Kaka (4-0, 81e), en ont été les preuves la plus flagrantes. La claque est douloureuse pour Lyon. D'autant qu'elle confirme les difficultés rencontrées par l'équipe de Rémi Garde dans les grands rendez-vous, après le revers logique concédé à Paris (2-0) au début du mois. Dimanche, un autre test d'envergure attend les Gones à Lille. Il faudra éviter la passe de trois.

Malgré une nette domination, le LOSC s'est incliné face à l'Inter Milan (0-1, but de Pazzini) mardi soir. Avec deux nuls et un revers en trois matches de Ligue des champions, les Nordistes, derniers du groupe B, ont entamé leurs chances de qualification pour les huitièmes de finale.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/18102011/70/ligue-des-champions-lyon-n-a-pas-existe.html
http://fr.sports.yahoo.com/18102011/70/ligue-des-champions-lille-ca-se-complique.html
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mardi 18 octobre 2011

Lille-Inter Milan et Real Madrid-Lyon en live

Suivez Lille-Inter Milan et Real Madrid-Lyon en direct ce soir à partir de 20h40 en cliquant sur ce lien.......

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Benzema, l’éternel défi

De retour de blessure, Karim Benzema retrouve une nouvelle fois Gonzalo Higuain sur sa route. L’Argentin est actuellement en pleine bourre. Alors que Lyon débarque mardi à Santiago-Bernabeu (20h45), le Français n'a pas le droit à l'erreur s'il veut continuer à exister. Le Real est impitoyable.
Les absents ont toujours tort, a-t-on coutume de dire. C'est souvent vrai. Pas toujours, peut se rassurer Karim Benzema, qui vient de manquer les deux derniers matches du Real Madrid en raison d'une déchirure à l'adducteur gauche contractée lors de la dernière journée de Ligue des champions face à l'Ajax Amsterdam (3-0). Durant cette période, l'international français, également privé des échéances bleues, a vu le phénix Gonzalo Higuain renaître de ses cendres et claquer deux triplés avec le Real (plus un avec l'Argentine), sur la pelouse de l'Espanyol (0-4) puis face au Bétis (4-1), samedi. Six buts en deux matches. Huit au total, l'Argentin est aujourd'hui meilleur buteur du club en Liga. Tout ça en trois petites titularisations (et sept rencontres). Pour se donner une idée et comparer ce qui peut l’être, Cristiano Ronaldo, lui, a marqué 7 fois depuis le début du championnat. Benzema à 3 reprises.
Mardi face à l'Olympique Lyonnais, José Mourinho va devoir choisir. Redonner sa place au Français, qui a "abandonné" le poste sur une blessure tombée au mauvais moment, si tant est qu'il y ait un moment opportun pour se blesser ? Continuer avec Higuain, l'homme en forme ? Ou associer les deux ? Samedi après le match face au Betis, le Portugais s'est penché sur le sujet. Sans trancher. Sinon assumer que les deux hommes n’étaient pas loin d'être sur la même ligne : "Pour moi, il n'y a pas de titulaire. Ce n'est pas possible quand vous avez des joueurs aussi bons. Il est compliqué de faire jouer l'un quatre, cinq ou six matches et l'autre cinq ou six matches sur le banc. Les deux sont bons."
475 minutes ensemble
En conférence de presse, lundi, le Portugais n'en a pas dit beaucoup plus : "Il serait intéressant de savoir comment Lyon va jouer. Cris va-t-il jouer ? Lovren va-t-il jouer ? Les deux ensemble ? Rémi Garde ne m'a pas téléphoné pour me le dire." Alors Mourinho ne téléphonera pas à Garde pour parler de Benzema et Higuain : "Les deux peuvent jouer. Ou aucun." Ça s'appelle une fin de non-recevoir. Peut-il vraiment aligner le Français et l’Argentin mardi ? La réponse est : "oui, mais..." José Mourinho l'a déjà fait. Le quotidien As a retrouvé trace de 475 minutes où les deux hommes avaient foulé la même pelouse au même moment, dans un 4-4-2, un 4-2-3-1 ou un 4-3-3 avec l'un des deux sur un côté. C'était la saison dernière. Résultat des courses : cinq matches pour quatre victoires et une défaite. Ce revers, le Real l’avait concédé face à Saragosse (2-3), la seule fois où les deux hommes avaient passé l'intégralité du match sur le terrain. Conclusion : Benzema - Higuain, c'est possible. Souhaitable ? Moins sûr.
A terme, cette situation est exceptionnelle pour le Real Madrid, qui dispose de deux gâchettes d'un talent fou. Pour les principaux intéressés, c'est un formidable défi et une ode au travail. Impossible de se relâcher, voire de se blesser. Gonzalo Higuain, victime d'une hernie discale au cœur de la saison dernière, en sait quelque chose. Benzema, qui avait fait les efforts pour se mettre au niveau d'exigence du club et de Mourinho, s'en rend compte actuellement. Pour reprendre les devants, l'ancien Lyonnais va devoir redoubler d'efforts. "C'est un peu inquiétant d'être remplacé par quelqu'un qui réussit des triplés, juge Arsène Wenger. L'entraîneur se retrouve dans une position difficile pour vous redonner votre place. Mais ça fait partie de la compétition dans les très grands clubs. C'est la loi. Il ne faut pas vous blesser, rester constamment au top niveau. Un grand joueur est toujours prêt. Quand il a sa chance, il doit la saisir." Sa chance, Karim Benzema l'aura à nouveau. C’est une certitude. Il ne faudra pas passer à côté. Eternelle ritournelle.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/17102011/70/ligue-des-champions-benzema-l-eternel-defi.html
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lundi 17 octobre 2011

Rennes y reprend goût

Après trois matches sans succès, les Rennais ont tranquillement dominé leur voisin lorientais (2-0) dimanche, en clôture de la 10e journée de L1. Ils reviennent ainsi à un point de Lille (4e) et à deux du podium. Les Merlus, qui concèdent leur premier revers depuis huit matches, restent 7es.
RENNES - LORIENT : 2-0

Buts : Kembo (10e), Pitroipa (63e s.p.).
Echarpe de supporters autour du cou, Frédéric Antonetti attendait "une prise de conscience", pour combler "un déficit de points". Dimanche soir, Rennes en a engrangé trois face à son voisin lorientais (2-0). Cela faisait un moment que les Rouge et Noir couraient après. Depuis trois matches, précisément. Devant leur public, ils ont remis la marche avant. Pas de manière aussi spectaculaire qu'il y a un mois, à Sochaux (2-6), mais la victoire obtenue en clôture de la 10e journée vaut autant sur le plan arithmétique. Elle ramène Rennes dans le bon wagon, celui des prétendants à l'Europe, à un point de Lille et deux du podium.
Ce derby breton, les coéquipiers de Yann M'Vila ne l'ont pas survolé. Ils l'ont simplement maîtrisé, pour se l'adjuger grâce à la quatrième réalisation de Jires Kembo-Ekoko - un coup franc téléguidé dans la lucarne de Fabien Audard (1-0, 10e) - et un penalty de Jonathan Pitroipa à l'heure de jeu (2-0, 63e). Sans les prouesses de leur gardien, les Merlus auraient pris l'eau. Pendant une mi-temps, Lorient n'a été que l'ombre de l'équipe invaincue depuis deux mois. Audard a dû sortir le grand jeu devant Montano (12e), Kembo (16e) et Pitroipa (35e). Dans les dernières minutes, Grégory Bourillon a volé à son secours en sauvant sur sa ligne une tête puissante de Vincent Pajot (83e).
Quand, après la pause, l'équipe de Christian Gourcuff s'est décidée à mettre le pied sur le ballon, à accélérer, il était déjà trop tard. La faute d'Arnaud Le Lan sur Kembo, dans la surface lorientaise, avait tué le suspense. Benoît Costil, lui, n'a tremblé qu'une fois, lorsque Jérémy Aliadière s'est présenté seul et a manqué le cadre (70e). Les Rennais - qui recevront le Celtic Glasgow jeudi, en Ligue Europa - n'avaient plus gagné à domicile depuis le 28 août, face à Caen (3-2). Leurs deux prochaines rencontres de L1 leur réservent deux déplacements. A Auxerre, puis à Toulouse... que Lorient recevra samedi prochain.
 Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/16102011/70/ligue-1-rennes-y-reprend-gout.html
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Paris est imperturbable

Grâce à un triplé de Kevin Gameiro, désormais meilleur buteur de L1, le PSG s'est imposé à Ajaccio (1-3), lors de la 10 journée. La trêve internationale n'a pas coupé les jambes du club de la capitale, qui restera en tête du championnat à l'issue du week-end. Valenciennes a plié Sochaux (3-0).
La pression ne pèse pas bien lourd sur les épaules parisiennes. Samedi, Lyon et Montpellier étaient revenus sur les talons du PSG. Dimanche, le leader de la Ligue 1 a remis ses deux poursuivants à distance respectable. En s'imposant à Ajaccio (1-3), le club de la capitale a préservé son matelas de trois unités, sur lequel il s'était assis il y a deux semaines, en dominant Lyon (2-0). Sa quatrième victoire consécutive atteste de sa montée en puissance. La trêve internationale ne l'a pas freinée. Depuis huit rencontres, Paris avance clairement à un rythme de champion : vingt-deux points pris sur vingt-quatre.
Comme un symbole de sa mainmise sur le Championnat, Kevin Gameiro domine désormais le classement des buteurs. A Ajaccio, l'attaquant international a signé un hat-trick (2e, 50e, 53e). Trois buts de renard, tous inscrits à bout portant, dans les six mètres. Du haut de ses huit réalisations, il devance d'une longueur le Lyonnais Bafétimbi Gomis et le Montpelliérain Olivier Giroud. Si Paris a globalement maîtrisé son sujet en Corse, il connu un petit relâchement. A Montpellier (0-3) comme face à Lyon (2-0), l'équipe d'Antoine Kombouaré avait préservé la cage de Salvatore Sirigu. Cette fois, Carl Medjani était étrangement seul pour égaliser (1-1, 24e). Le retour de Mamadou Sakho n'a pas comblé à lui seul l'absence de Lugano en défense centrale.
VA respire
Il y a deux semaines, celle de Sochaux avait stoppé l'hémorragie face à Toulouse (3-0). A Valenciennes, les Lionceaux ont de nouveau pris l'eau (3-0). Aboubakar, auteur d'un doublé (43e, 75e), et Kadir (71e) ont offert un bon bol d'air aux Nordistes. VA ne gagne pas souvent. Mais quand il gagne, il ne fait pas semblant. Ce deuxième succès, un mois après celui acquis face à Dijon (4-0), l'extirpe de la zone rouge. Valenciennes grimpe à la 14e place. Bordeaux, Ajaccio et Nancy sont relégables.
http://fr.sports.yahoo.com/16102011/70/ligue-1-paris-est-imperturbable.html
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dimanche 16 octobre 2011

Ajaccio-PSG et Valenciennes-Sochaux en live

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Lyon et Montpellier tiennent tête à Paris

Lyon, qui a corrigé Nancy (3-1), et Montpellier, tombeur de Dijon (5-3) au terme d'un match renversant, ont profité de la 10e journée de L1 pour revenir à hauteur du leader parisien, qui ira à Ajaccio dimanche. Lille a fini par l'emporter à Auxerre (1-3). L'OM a été accroché à Toulouse (0-0).
A Lyon, les effets de la trêve internationale sont visiblement bénéfiques. Samedi, l'OL a remis le contact en appuyant sur l'accélérateur. Nancy (3-1) a fait les frais de ce redémarrage en trombe. A Gerland, les Lorrains ont été balayés en une demi-heure. Un doublé de Michel Bastos et la septième réalisation de Bafé Gomis ont suffi aux Rhodaniens pour dompter la lanterne rouge. Pour effacer le revers concédé à Paris (2-0), il y a deux semaines. Et pour mettre la pression sur les épaules parisiennes. Dimanche, à l'heure de défendre son fauteuil de leader à Ajaccio, le club de la capitale n'aura que deux buts d'avance sur l'OL. Et un seul sur Montpellier. Les Héraultais ont du caractère. Ils l'ont prouvé en renversant Dijon (5-3), qui menait pourtant 2-0 après onze minutes. Un but contre son camp de Paulle (26e), un triplé d'Olivier Giroud (50e, 58e, 80e) et l'entrée gagnante de Camara (64e) ont fait chavirer le public de la Mosson.
Celui de Gerland aurait vécu une soirée idyllique si Clément Grenier ne s'était pas blessé. Mais Rémi Garde a d'autres sources de réjouissances : cette 10e journée aura été marquée par les retours de Cris, Gourcuff et Ederson. L'entraîneur lyonnais en aura bien besoin : les prochaines semaines s'annoncent pour le moins chargées. Son programme démoniaque débutera mardi, à Madrid et s'achèvera le 2 novembre par la réception du Real. Entre-temps, l'OL aura croisé les routes de Lille et de Saint-Etienne.
Marseille ne va pas mieux, Bordeaux non plus
Le Losc a préparé au mieux la réception des Gones, dans huit jours, et celle de l'Inter Milan, mardi. Rudi Garcia ne s'est pourtant pas facilité la tâche en laissant Eden Hazard et Joe Cole sur le banc. L'entraîneur nordiste voulait sans doute matérialiser son mécontentement à l'égard d'un calendrier démentiel. Résultat, les Dogues ont dû attendre les entrées du Belge et de l'Anglais pour renverser l'AJ Auxerre (1-3) dans les dix dernières minutes. La performance lilloise est de taille : l'AJA n'avait plus perdu depuis son revers inaugural, à Montpellier (1-3). Le champion de France, lui, reste à un point du trio de tête.
L'OM s'en est éloigné un peu plus. Les mises au point de Margarita Louis-Dreyfus et de Vincent Labrune ont au eu le don d'insuffler un vent de révolte dans les rangs marseillais. A Toulouse (0-0), les Olympiens ont concédé leur troisième nul d'affilée. L'expulsion de Charles Kaboré n'explique pas tout. Dans le jeu, la bande à Deschamps est toujours aussi laborieuse. Au classement, ça se traduit par une indigente 14e place. S'il prend trois points à Ajaccio dimanche, Paris en aura quatorze d'avance sur son rival phocéen. Le ciel bordelais est encore plus obscur. A Nice (3-0), les Girondins ont concédé leur quatrième revers de la saison. Miraculeusement, ils ne sont pas relégables. Ils pourraient l'être après les rencontres de dimanche.
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/15102011/70/ligue-1-lyon-et-montpellier-tiennent-tete-a-paris.html
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samedi 15 octobre 2011

10e journée enlive à partir de 19h

Suivez la 10e journée en direct à partir de 19h00 en cliquant sur ces liens....
http://www.20minutes.fr/article/806180/ligue-1-suivez-10e-journee-live-comme-a-la-maison

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Gourcuff peut-il retrouver son meilleur niveau et les Bleus ?

Yoann Gourcuff n'a pas encore disputé la moindre minute de jeu depuis le début de la saison. La faute à une blessure à la cheville, qui a écarté le Lyonnais des terrains depuis plusieurs mois. Samedi face à Nancy, le milieu de terrain devrait retrouver le groupe et Rémi Garde pourrait bien être tenté de le faire entrer en cours de jeu. La prestation de l'ancien Bordelais sera à suivre avec attention, puisqu'il est toujours attendu au tournant après les 22 millions d'euros investis par Lyon et une saison 2010-2011 bien décevante.
L'attente est énorme autour de l'international tricolore. Grégory Coupet émet cependant des réserves sur le mental du joueur. «Son problème de cheville n'aurait pas dû prendre aussi longtemps. Quand la pression est là, on dirait qu'il fait un blocage. Ces 22 millions d'euros de transfert l'ont peut-être un peu écrasé. Mais c'est là qu'un joueur doit se révéler. Même si c'est un grand technicien, il faut que le psychologique prenne le dessus», a déclaré l'ancien gardien parisien sur RMC.
Lizarazu inquiet pour Gourcuff
Alors qu'il a encore tout à prouver sous le maillot de l'OL, Gourcuff a également pris du retard en équipe de France. Absent pour la dernière ligne droite des éliminatoires pour l'Euro 2012, l'ex-Girondin devra batailler pour retrouver une place chez les Bleus face à la concurrence de Samir Nasri et Marvin Martin. Le Lyonnais a le potentiel pour postuler à un retour en sélection, reste à retrouver la confiance et son meilleur niveau affiché sous le maillot girondin lors de l'exercice 2008-2009.
Bixente Lizarazu est inquiet et affiche son pessimisme concernant la suite de la carrière du natif de Lorient, trop effacé. «Protéger Gourcuff à ce point, ce n'est pas la bonne solution... Son avocat en a fait une espèce de star papier glacé, intouchable, on ne l'entend jamais... Il est inaccessible... Je pense que ça n'est pas bon parce qu'un gars comme Gourcuff a besoin de se confronter à la réalité de la vie... Et je suis assez inquiet sur son évolution et sur son retour en équipe de France», a expliqué l'ancien latéral gauche sur RTL. Après avoir redressé la barre à Lyon, Garde espère bien remettre Gourcuff sur de bons rails...
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vendredi 14 octobre 2011

Gignac, le retour en grâce?

Englué dans la seconde partie du classement, l’OM prépare un périlleux déplacement samedi à Toulouse. Sous pression, Didier Deschamps va pouvoir compter sur le retour d’André-Pierre Gignac. En jambes cette semaine à l’entraînement, APG pourrait retrouver les terrains après un mois d’absence.
Mercredi dernier, un franc soleil inonde le centre d’entraînement de l’OM. André-Pierre Gignac court avec ses partenaires. L’opposition mise en place par Deschamps lui permet de retrouver des sensations devant le but. Il marque. Trois fois. Dont deux lobs parfaitement ajustés. APG sourit. Et prend du plaisir. Il entrevoit la lumière. Enfin. Car Gignac a vécu un long mois sans pouvoir partager les séances collectives. "Il préfère s’entraîner avec ses partenaires plutôt que de travailler à part, confirme Deschamps. Ça lui fait du bien de se retrouver en chaussures de foot sur une pelouse. Il prend à nouveau du plaisir dans des situations de jeu avec ses partenaires. Il est plein d’envie." Une nouvelle motivation pour une nouvelle page à écrire à Marseille. Car s’il s’entraîne à nouveau, Gignac pourrait retrouver la compétition samedi à Toulouse.
Gignac est éloigné des terrains depuis plus d’un mois. A la veille de rencontrer l’Olympiakos en Ligue des champions, il a ressenti une douleur abdominale. Celle-ci n’a cessé de s’accentuer, l’empêchant de reprendre l’entraînement. Cette blessure est survenue après une pubalgie décelée et traitée en fin de saison dernière. "Dans les blessures de long terme, le doute s’installe inévitablement, explique le docteur Baudot sur le site de l’OM. Il y a eu une tentative de reprise fin août-début septembre. Mais elle ne s’est pas avérée concluante puisqu’il s’est fait mal juste avant le match à Athènes. Depuis, on a travaillé physiquement mais sans pouvoir enchaîner des entraînements suffisamment importants pour pouvoir dire qu’il était apte. Psychologiquement, il s’accroche. Il sait qu’il doit travailler plus pour intégrer le collectif car on a besoin de tout le monde. Il s’entraîne actuellement et sa motivation est très importante."
Union sacrée autour du cas Gignac
Contre le TFC, Didier Deschamps devra composer sans plusieurs éléments importants. César Azpilicueta, Alou Diarra et Mathieu Valbuena sont suspendus pour ce déplacement. Didier Deschamps réfléchit donc à une possible titularisation de l’ancien Toulousain. "Il faut voir comment il va réagir, avance le coach olympien. Il n’a pas enchaîné beaucoup d’entraînements. Il doit s’habituer à la douleur. On va voir comment il va se sentir. Mais je pense qu’il a d’abord besoin d’encouragements. Ça va l’aider à franchir des étapes. Il a besoin de se sentir en confiance." Une présence dans le onze de départ n’est donc pas encore assurée pour Gignac. Mais une entrée en jeu d’APG sur l’ancien terrain de ses exploits suffirait à lui redonner espoir.
Fin août, l’attaquant marseillais était jugé indésirable par ses dirigeants. Aujourd’hui, il apparaît comme un des joueurs capables de réveiller l’OM. Très proche de l’ancien Lorientais, Benoît Cheyrou analyse les points positifs du retour annoncé de son coéquipier : "Dédé (Gignac) peut amener beaucoup. Par ses qualités de buteur mais aussi de travailleur. Dans ces moments difficiles, on a vraiment besoin de tout le monde". Oublié le vrai-faux départ en Angleterre et la cure d’amaigrissement à Merano. Place maintenant à l’union sacrée autour du cas Gignac. On n’évoque même plus au club le dernier dérapage d’APG. Pendant que l’OM était malmené par Brest au Vélodrome (1-1), Gignac assistait à un autre match… Il s’est ainsi rendu à Arles pour supporter son frère qui affrontait Narbonne en Coupe de France. L’OM envisage de le sanctionner. Mais tout sera oublié samedi si Gignac marque pour son retour…
Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/14102011/70/ligue-1-gignac-le-retour-en-grace.html
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Football : Margarita Louis-Dreyfus affirme qu'elle ne vendra pas l'OM

Margarita Louis-Dreyfus, propriétaire de l'Olympique de Marseille, a écarté jeudi l'idée de vendre le club, 13e de Ligue 1, qu'elle envisageait pourtant quelques jours plus tôt. La veuve de Robert-Louis Dreyfus l'a annoncé de vive voix au staff et aux joueurs avec lesquels elle a déjeuné au centre d'entraînement du club. "Je n'ai aucune envie de vendre le club, j'aime l'OM et la ville de Marseille et j'espère rester ici encore longtemps", dit-elle sur le site internet de l'OM. Elle ajoute qu'elle a "une grande confiance en Didier Deschamps avec qui (elle) discute beaucoup".

Margarita Louis-Dreyfus s'était pourtant montrée très critique il y a quelques jours à l'encontre de l'entraîneur de l'OM, mettant directement en garde le champion du monde 1998 dans un entretien au journal Le Monde. "Robert dépensait son argent par amour de l'OM, le Qatar (au PSG) pour le business. Mais, moi, je ne suis ni Robert ni le Qatar", précisait Margarita Louis-Dreyfus, qui se disait "libre de vendre demain" si la situation financière et sportive du club ne se redressait pas. Champion de France en 2010 et dauphin de Lille en 2011, Marseille a effectué un début de saison décevant en championnat, avec une seule victoire en neuf matches, pour cinq nuls et trois défaites. L'OM se déplace samedi à Toulouse.
http://www.lepoint.fr/sport/football-margarita-louis-dreyfus-affirme-qu-elle-ne-vendra-pas-l-om-13-10-2011-1384219_26.php
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jeudi 13 octobre 2011

Le Portugal affrontera la Bosnie en barrages

Le Portugal affrontera la Bosnie en barrages de l'Euro 2012 (allers 11 ou 12 novembre, retours 15 novembre), d'après le tirage au sort effectué jeudi à Cracovie par l'ancien attaquant international polonais Zbigniew Boniek. Les autres affiches seront : Turquie-Croatie, Estonie-Eire, République tchèque-Monténégro. Deux ans après être passés par une séance de rattrapage pour accéder au Mondial 2010, Cristiano Ronaldo et ses coéquipiers, défaits 2-1 au Danemark mardi, vont de nouveau passer par l'épreuve des barrages. Et comme en novembre 2009, ce sont les Bosniens qui se dressent sur leur route !
Trop juste il y a deux ans et assez facilement dominée (1-0, 1-0) par les Portugais, la Bosnie a depuis changé de dimension avec l'éclosion du "serial buteur" Dzeko, la confirmation Misimovic et une défense guère évidente à faire bouger, articulée autour du rugueux Spahic. Les nations qui ont déjà composté leur billet pour l'Euro 2012 sont l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, l'Angleterre, la Grèce, la Russie, le Danemark, la Suède et la France, sans oublier l'Ukraine et la Pologne, pays coorganisateurs.
Le tirage au sort de la phase finale aura lieu le 2 décembre à Kiev, en Ukraine. Pour ce tirage, les 16 équipes qualifiées seront réparties dans quatre pots, avec quatre têtes de série, déjà connues : l'Ukraine et la Pologne en tant qu'organisateurs, l'Espagne en tant que tenante du titre et les Pays-Bas. Le match d'ouverture de l'Euro 2012 se jouera le 8 juin 2012 à Varsovie, en Pologne, dans 239 jours, la finale le 1er juillet à Kiev. L'Euro 2012 sera le dernier à 16 équipes, la France accueillant la première édition à 24 équipes en 2016.
http://www.lepoint.fr/sport/football-le-portugal-affrontera-la-bosnie-en-barrages-13-10-2011-1384088_26.php
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Ça ne fait que commencer

L'Euro 2012, c'est dans 240 jours. Qualifiée depuis mardi et son match nul face à la Bosnie (1-1), l'équipe de France et Laurent Blanc vont mettre à profit cette période pour faire avancer le chantier bleu. La page n’est pas blanche mais il y a du travail. Et peu de temps finalement
HUIT MOIS, DES MATCHES ET UNE LISTE
Avant de s'envoler pour la Pologne où la France devrait installer son camp de base en juin prochain - du côté de Cracovie -, Laurent Blanc a huit mois pour avancer et transformer les Bleus en machine à gagner. Huit mois, c'est beaucoup. Et peu à la fois. Durant ce laps de temps, on va apprendre à quelle sauce la France sera mangée à l'Euro. Pensionnaire du chapeau 3 ou au 4 (en fonction des résultats des barrages), la sélection de Blanc connaitra le menu de son Championnat d'Europe le 2 décembre prochain. Selon toute vraisemblance, le premier tour des Bleus sera difficile. Ou très difficile. Ces huit mois vont aussi être rythmés par deux ou trois rendez-vous amicaux. Le premiers en novembre, face aux Etats-Unis probablement et sans doute un autre adversaire. Le second en Allemagne, le 29 février prochain. L’occasion de découvrir quelques nouvelles têtes, comme l’a laissé entendre Blanc. Ensuite, il sera temps de livrer la liste des 23. Et de tester l'édifice lors des matches de préparation d'avant Euro.
APRES LES PAROLES, LES ACTES
De projet de jeu, il a beaucoup été question depuis la prise de fonctions de Laurent Blanc. Dans les conférences de presse surtout. Sur le terrain, force est de constater que l'on n'a pas vu grand chose, notamment ces derniers mois. La fin justifiant les moyens et les résultats primant sur la manière, le sélectionneur national n'a pu faire avancer le chantier autant qu'il l'aurait souhaité. Il est désormais temps de passer à la vitesse supérieure. Huit mois et deux ou trois matches, c'est peu. Mais c'est ce dont les Bleus vont bénéficier avant l'Euro pour se rapprocher de ce que Blanc souhaite. En substance, un 4-3-3 qui joue au ballon et où l'accent est mis sur le jeu plus que sur le combat. "Ce qu’on veut mettre en place est accepté par les joueurs. Après, il faut le démontrer sur le terrain", a-t-il reconnu après le match face à la Bosnie (1-1). "On est conscient qu’on a de la qualité. On a une équipe pour produire du jeu et pour battre n’importe qui. Le fait que tout ça soit passé, je pense qu’on peut monter d’un level", ajoute Adil Rami. Même si une compétition internationale est un moment particulier où des générations spontanées se sont révélées et ont plutôt bien mené leur barque, débarquer avec quelques certitudes et deux ou trois repères est un luxe dont l'équipe de France ne pourra décemment pas se passer. D'autant que certains adversaires arrivent lancés (Espagne, Allemagne, Pays-Bas).
UNE COLONNE, QUELLES VERTEBRES ?
On dit qu'une équipe qui veut aller loin a besoin d'un grand gardien et d'un grand avant-centre. A ce niveau, l'équipe de France n'a pas à se plaindre avec Hugo Lloris et Karim Benzema aux deux extrémités du pré. Entre les deux hommes, des certitudes et une colonne vertébrale constituée de la paire Mexès - Rami en défense centrale et de M'Vila à la récupération. C'est déjà pas mal. Maintenant, reste à habiller le squelette, notamment dans l'animation où personne n'est encore incontournable. Si Samir Nasri s'est remis dans le sens de la marche face à l'Albanie et n'a pas tremblé au moment d'envoyer les Bleus à l'Euro, on ne peut pas faire du Mancunien un incontournable. Même constat pour Franck Ribéry ou Florent Malouda, régulièrement décevants avec les Bleus.
UNE DYNAMIQUE A ENTRETENIR
Si aborder une compétition avec des certitudes n'a jamais évité les écueils et les gadins cruels, le contraire a rarement payé. L'équipe de France de Laurent Blanc est un peu au milieu du gué. Il est difficile d'être catégorique, dans un sens comme dans un autre. Quoi qu'il en soit, au moment de clore le dossier qualifications et d'ouvrir celui de l'Euro 2012, Laurent Blanc peut se targuer de diriger une équipe qui n'a pas perdu depuis quinze rencontres. Aimé Jacquet, entre sa prise de fonction et 1996, avait poussé jusqu'à trente. L'équipe de France actuelle a également terminé au rang honorifique de deuxième meilleure défense des éliminatoires (derrière l'Italie) avec 4 buts encaissés. Les fondations existent. Reste à monter le toit.
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mercredi 12 octobre 2011

Ménez et Nasri ont haussé le ton

L'analyse individuelle du match des Bleus, longtemps médiocres, met en valeur le travail Jérémy Menez et Samir Nasri dans la dernière demi-heure. Dans la souffrance, ils ont su réaliser les gestes nécessaires pour perforer la défense bosnienne quand cela devenait urgent.
LLORIS (5) : Sans être trop sollicité, il a dégagé une impression de sûreté somme toute habituelle, en dehors d'un tir mou de Dzeko relâché alors qu'il pouvait le capter (75e). Propre dans ses rares interventions, il fut livré à lui-même sur le but bosnien. Très frustrant.
REVEILLERE (4) : Un ballon perdu devant Lulic près du but de Lloris (5e) l'a très mal fait rentrer dans son match. Il a été plus sérieux ensuite, n'a pris aucun risque mais a souffert sur de nombreux duels. Comme tous les défenseurs.
RAMI (4) : Dans le dur. Le défenseur de Valence a autant souffert qu'il avait rayonné à l'aller. Il avait dit qu'il réfléchirait à deux fois avant de lancer une grande chevauchée vers l'avant, mais une montée totalement ratée l'a précipité, lui et l'équipe, dans une longue période de doute (6e). Dzeko a eu l'ascendant sur lui. Jusqu'au bout...
ABIDAL (4) : Rouillé, le défenseur du Barça. Après dix jours au petit soin pour récupérer de sa contracture, Abidal manquait de foot et cela s'est vu. Souvent en retard dans sa prise de décision et dans ses interventions, il fut l'ombre du cadre attendu. Toujours aussi insaisissable à ce poste...
EVRA (5) : En grosse difficulté dans les premiers instants, comme un enfant défendrait face à des hommes, il a repris ses esprits au fil des minutes, sans toutefois devenir le grand latéral gauche version Manchester United. Des montées peu tranchantes. Une défense déterminée mais brouillonne. Le Stade de France connaît cette musique. Un contrôle raté alors qu'il arrivait face au but (85e) aurait pu changer son bilan.
M'VILA (5) : L'un de ses moins bons matches en équipe de France. Il a manqué d'agressivité, de précision dans les transmissions et de patience. Bref, de tout ce qui le rend si précieux depuis le début de l'ère Blanc. La qualité de passe des Bosniaques l'a beaucoup perturbé dans son placement et a altéré sa légendaire lucidité.
CABAYE (4) : N'a pas pu suppléer M'Vila dans ses défaillances et, au contraire, en étant beaucoup moins clinique qu'en Roumanie ou que face à l'Albanie, a participé lui aussi à l'abandon du milieu de terrain. Sa qualité de conservation a notamment fait défaut aux moments où les Bleus en auraient eu le plus besoin. Il a été remplacé par Gameiro (61e), qui a eu peu d'occasions de se mettre en valeur.
NASRI (5) : Longtemps, très longtemps, on a revu le Nasri que la position de meneur axial semble dérégler en équipe de France. Trop sobre ou peu inspiré, maladroit sur les coups de pied arrêtés, globalement inutile, il a hissé son niveau de jeu dans le dernier quart du match, en revenant à un positionnement plus excentré, côté gauche. Cela s'est matérialisé par un beau coup franc enroulé dévié sur la barre (72e) puis par l'action qui amène le penalty, transformé par lui-même d'un contre-pied net (73e).
MENEZ (6) : Pendant 60 minutes, il nous a refait France - Biélorussie (0-1). Milieu droit théorique, il a beaucoup dézoné, beaucoup couru dans le vide et perdu une somme de duels. Mais il a été le plus énergique après l'heure de jeu et, même si elles furent rustiques, deux percées, droit devant, ont commencé à ouvrir des brèches dans la défense bosnienne quand le dernier chapitre de la rencontre s'ouvrait. L'un de ses centres aurait pu amener le but de la victoire (87e). Un gros finish qui doit le libérer pour la suite.
MALOUDA (4) : A peu près le même match que face à l'Albanie, mais sans but, ce qui lui a valu une bronca très dure lors de sa sortie à la 61e minute. A son crédit, un jaillissement à l'origine de la première occasion française (9e). A son débit, toujours le même compromis entre manque de percussion, de saignant défensif et de fiabilité dans l'occupation de sa zone. A sa place, Martin a fait apprécier son toucher de balle et un très beau coup franc dévié sur la barre (69e).
REMY (6) : Avant-centre puis joueur de couloir droit après l'heure de jeu, il lui a manqué de la précision dans la zone de vérité pour réussir son match. Son contrôle trop long après un beau dribble qui lui ouvrait le chemin du but (9e) aurait pu changer le cours de la soirée. Quand les Bleus ont souffert, il a été celui qui a semé le plus de doutes dans les esprits bosniens. Quelques gestes de classe, comme ce centre fort devant le but qui ne demandait qu'à trouver quelqu'un (51e). Il a cédé sa place à A. Diarra (81e), entré pour conserver le nul. Le temps de tacler Pjanic qui filait au but et de récolter une suspension pour le premier match de l'Euro 2012.
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France-Bosnie : un billet pour l'Euro gagné dans la douleur

C'est un billet pour l'Euro gagné dans la douleur, mais gagné quand même. La France s'est qualifiée pour la phase finale du Championnat d'Europe des nations en arrachant sur penalty dans le dernier quart d'heure le match nul (1-1) face à la Bosnie mardi au Stade de France. Le partage des points était suffisant aux Bleus pour aller en Ukraine et en Pologne l'été prochain, mais le compostage fut plus que laborieux face à des Bosniens supérieurs techniquement et qui ont pu croire à la qualification jusqu'à la 78e minute. La France disputera ainsi sa sixième phase finale consécutive de l'Euro depuis 1992, sa dixième phase consécutive d'un grand rendez-vous international si l'on y ajoute la Coupe du monde. Elle confirme en outre sa capacité à bien négocier les matches décisifs en phase qualificative, qu'elle a remportés désormais six fois sur sept depuis 1977.
Dès le coup d'envoi, la Bosnie annonce la couleur : elle est là pour se qualifier et Edin Dzeko, l'avant-centre de Manchester City, le fait savoir en tentant d'entrée sa chance de loin, mais sa frappe est contrée. Les Bosniens monopolisent le ballon et cherchent à marquer d'entrée, eux qui ont besoin d'une victoire pour éviter les barrages, contrairement à leurs adversaires. Et les hommes de Safet Susic sont bien prêts d'ouvrir la marque après cinq minutes de jeu, lorsque le tir à bout portant de Senad Lulic échoue sur le petit filet extérieur. Alors que la pression bosnienne est intense, les Bleus se créent sur contre-attaque la première grosse occasion du match. Après une bonne combinaison entre Florent Malouda et Loïc Rémy, l'attaquant marseillais se présente seul devant Kenan Hasagic mais pousse trop loin sa balle dont s'empare le portier adverse.

La Bosnie reprend sa domination face à des Bleus fébriles, qui éprouvent de grosses difficultés à poser le pied sur le ballon. Dzeko fait encore des siennes en éliminant Adil Rami et en obligeant Lloris à se coucher sur sa frappe. Dzeko, qui avec sa technique en mouvement et ses 192 centimètres pose de gros problèmes à la défense française, a un peu plus tard l'occasion de donner l'avantage à son équipe sur un contre, mais son tir part tout droit dans les tribunes. Petit à petit, les hommes de
Laurent Blanc commencent à desserrer l'étau bosnien et à faire circuler le ballon au milieu de terrain, mais le danger vient surtout des Blancs. Et il se concrétise à la 40e minute, quand Dzeko fait cettefois mouche aux seize mètres d'un tir du droit qui finit dans le petit filet des buts de Lloris. Les nombreux supporters bosniens exultent.
Penalty salvateur
Les hommes de Susic entament la seconde mi-temps avec un nouveau gardien, Asmir Begovic, qui remplace Kenan Hasagic. Les Français, qui n'ont pas cadré un seul tir en première période, n'ont désormais plus le choix et sont contraints d'attaquer, à l'image de Florent Malouda dont le centre tendu ne trouve pas preneur. Laurent Blanc décide à l'heure de jeu de donner plus de rapidité à une formation qui en manque singulièrement et fait rentrer le Parisien Kevin Gameiro et le Sochalien Marvin Martin à la place de Yohan Cabaye et Florent Malouda. La pression française, bien que brouillonne, se fait plus intense, obligeant la défense bosniaque à concéder corner sur corner. Mais les Bleus peinent à trouver l'ouverture.

Il faut un coup franc provoqué par une faute sur Jérémy Ménez pour que Marvin Martin oblige Begovic à détourner la balle en corner. Sur un nouveau coup franc,
Samir Nasri est bien près de qualifier son équipe mais sa frappe est déviée sur la transversale par le gardien bosnien. Le coéquipier de Dzeko à Manchester City prend une revanche éclatante quelques minutes plus tard. Accroché à l'entrée de la surface par l'ancien Montpelliérain Emir Spahic, il transforme lui-même le penalty pour son troisième but en sélection qui envoie les Bleus à l'Euro (1-1, 78e). Blanc renforce immédiatement son milieu en sortant Loïc Rémy pour le remplacer par Alou Diarra et s'accroche à son résultat malgré les dernières offensives bosniaques.
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