En une semaine, le LOSC va jouer trois matches clés pour la suite de sa saison. Trois rencontres qui devraient clarifier les ambitions des Nordistes. Rudi Garcia va devoir gérer son effectif en fonction des enjeux cruciaux de cette semaine. Premier rendez-vous majuscule, ce jeudi face au PSV.
Eindhoven, Lyon et Lorient. En une semaine, Lille joue son destin ou une partie de celui-ci sur tous les tableaux. Europe, Championnat, Coupe de France, le LOSC, si vorace depuis le début de saison, passe trois tests qui en diront long sur ses ambitions de fin de saison. La semaine passée a déjà raboté une partie des garanties nordistes. La faute à deux minutes de relâchement coupable face au PSV (2-2) et à une défaite concédée sans vraiment combattre à Montpellier (1-0), leur premier revers depuis le 24 octobre. Les 8e de finale de la Ligue Europa sont plus que jamais en suspens et Lille sent désormais le souffle de la meute de poursuivants en L1.
A travers ses compositions d'équipe, Rudi Garcia n'en fait aucun mystère, l'objectif numéro 1 demeure la Ligue 1. Et le sommet du triptyque reste la réception de Lyon ce dimanche. Même si, ce mercredi, il s'en défendait devant la presse : "Le groupe est déterminé. Le groupe est concentré. Nous, on a montré qu'on savait scinder les compétitions. Quand on joue un match, on est à fond dans cette compétition et on ne pense pas au match qui suit. Le message aux joueurs sera celui là: jouez à fond, ne calculez pas." Les joueurs sont décidés à ne rien lâcher. En témoigne la prestation convaincante des supposés coiffeurs face au PSV la semaine dernière. Les Dogues ont de la réserve et notamment en attaque (De Melo, Frau, Obraniak).
Dimanche, après la défaite face au MHSC, leur coach stigmatisait davantage l'usure des têtes que celle des corps, justifiant ainsi son turnover : "On avait l'impression de manquer un peu de peps. Je suis persuadé que cela vient plus du mental". Face au PSV, c'est une équipe bis, comme à l'aller, qui devrait débuter. Garcia d'admettre : "Jeudi, ce ne sera évidemment pas l'équipe qui a joué à Montpellier. Pour une bonne raison: c'est qu'à aller, en dehors de deux minutes pendant lesquelles le PSV a marqué deux buts, on a montré qu'on pouvait se qualifier".
Un palmarès vierge depuis...1955
L'autre raison : la réception de Lyon pourrait marquer un tournant dans la saison de la bande à Hazard et il s'agit de la préparer au mieux. Le top 5 de L1 se tient en quatre points et les Gones ne pointent qu'à quatre longueurs du LOSC. C'est un vrai test, un révélateur des ambitions nordistes. Depuis le début de saison, le LOSC n'a pris que deux points face aux quatre autres membres du top 5 et il n'en a toujours pas rencontré lors de la phase retour. Difficile de croire que Lille sera champion sans connaître plus de réussite dans ses confrontations directes avec les autres prétendants au titre.
Mais pour dépoussiérer un palmarès qui n'en finit plus de jaunir sous le poids des années de disette (dernier trophée décroché en 1955), le chemin le plus court reste la Coupe de France. Mercredi, Lille y jouera sa qualification pour sa première demi-finale depuis 1985, et clôturera une semaine cruciale. Avant de se déplacer le week-end suivant à...Marseille.
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Au beau fixe pour les Anglais, Donetsk et le Bayern
Deux surprises sont venues mettre un peu de piment dans cette phase aller des huitièmes de finale. Le Bayern est allé s'imposer sur le terrain de l'Inter (1-0) pour une mini revanche de la finale de l'an passé et a pris une belle option pour les quarts. Même chose, pour le Chakhtior Donetsk, invité inattendu de ces huitièmes de finale et brillants vainqueurs à Rome (3-2). De leur côté, les clubs anglais ont tenu leur rang avec un tir groupé des Londoniens. Tottenham, vainqueur 1-0 contre le Milan et Chelsea qui s'est imposé 2-0 à Copenhague ont déjà un pied en quarts de finale. En revanche, pour Arsenal, la tâche sera plus compliquée. Malgré leur victoire (2-1), les hommes d'Arsène Wenger devront se déplacer chez le favori barcelonais.
Variable pour Manchester, Schalke 04 et le Real
S'ils n'ont pu s'imposer, le Real (0-0), Manchester (1-1) et Schalke 04 (1-1) auront l'avantage de recevoir au match retour contre des équipes a priori dans leurs cordes. Les Madrilènes qui ont inscrit un but à Gerland partiront avec un avantage considérable face à Lyon tout comme Schalke qui recevra Valence. Pour Manchester, en revanche, le scénario est moins favorable avec un score vierge au Vélodrome.
Nuageux pour les Français et les Espagnols
En concédant le match nul à domicile, Lyon et l'OM n'ont pas tiré un trait sur la qualification mais ils ont considérablement réduit leurs chances. Un constat qui est d'autant plus valable pour les Gones qui ont encaissé un but à Gerland (1-1). Pour l'OM, l'exploit sera également difficile à réaliser mais en préservant leur but vierge, les Marseillais peuvent toujours songer à la qualification dans le Théâtre des rêves mancuniens. De l'autre côté des Pyrénées, Barcelone et Valence devront également s'employer pour se qualifier. Les Andalous qui ont concédé le nul à domicile (1-1) seront obligés au moins faire match nul en inscrivant deux buts alors que les Catalans devront impérativement s'imposer lors de la réception d'Arsenal après leur défaite du match aller (2-1).
Avis de tempête pour les Italiens
Les Transalpins ont été emportés par un tourbillon de défaites. Les trois clubs engagés (Inter, Milan et Roma) ont tous été battus alors qu'ils recevaient. Pour la Roma humiliée à domincile par Donetsk (3-2), la tâche semble presque impossible puisqu'ils devront s'imposer par au moins deux buts d'écart en Ukraine. Pour l'Inter et le Milan AC, respectivement battus par le Bayern et Tottenham (1-0), la qualification sera également dure à aller chercher. Notamment pour le club de Berlusconi qui devra affronter l'ambiance électrique de l'enceinte londonienne de White Hart Lane où Gareth Bale fera son retour après avoir manqué le match aller. La seule petite éclaircie pourrait finalement venir des Interistes, séduisant dans le jeu et qui n'ont encore jamais perdu à Munich, mais cette fois-ci il faudra gagner.
En revanche, pour Copenhague, il n'y a plus rien à espérer après la défaite à domicile face à Chelsea (2-0).
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Cela fait plus de quatre ans que Paris n’a plus perdu une rencontre de coupe européenne à domicile, depuis un PSG - Hapoël Tel-Aviv (2-4) de triste mémoire. Après leur résultat nul (2-2) à Minsk, les hommes de Kombouaré ont les cartes en main pour poursuivre cette série flatteuse et se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa et y rencontrer soit Benfica soit Stuttgart.
« On a pris un petit avantage en marquant deux buts à l’aller », concède Antoine Kombouaré, qui semble serein. L’entraîneur parisien a d’ailleurs décidé de laisser au repos Makelele, Giuly et Nene, trois cadres importants de son équipe type. « On a tout un tas de matchs à jouer et des échéances importantes. Ces joueurs-là ne peuvent pas tout enchaîner et cela ne sert à rien qu’ils soient fatigués s’ils sont sur le terrain. Donc, forcément, il faut faire des choix », argumente le coach parisien.
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Un but de Sébastien Squillaci a suffi à Arsenal pour venir à bout de Stoke City (1-0) en match en retard de la 18e journée de Premier League. Un succès précieux qui permet aux Gunners de revenir à un point de Manchester United dans la course au titre. Mais Arsenal a perdu Fabregas et Walcott.
ARSENAL-STOKE CITY : 1-0
But : Squillaci (8e)
A l'ombre de Manchester United qui arrachait péniblement un match nul à Marseille en Ligue des Champions (0-0), Arsenal a profité de la discrétion d'un match à rejouer de la Premier League pour revenir à un point des Mancuniens. Certes, ces derniers ont encore un match de plus à jouer, le 1er mars prochain, mais ce sera à Chelsea... Tout n'a pourtant pas été facile pour les tombeurs du Barça, déjà poussifs en Cup ce week-end (Leyton Orient, 1-1) mais qui alignent l'artillerie lourde face à Stoke, modeste dixième au classement. Seuls manquent à l'appel van Persie et Koscielny, tous deux blessés. Malheureusement pour Arsène Wenger, deux autres joueurs viendront pointer à l'infirmerie à l'issue du match : Fabregas et Walcott. Si le cas de l'Espagnol, certainement préservé en vue du retour contre le Barça, laisse planer l'optimisme, le feu-follet anglais, lui, semble bien être éteint pour le rendez-vous du Camp Nou. Il est vrai que la cheville de l'Anglais a terriblement tourné après un contact violent avec Whitehead.
Si Arsenal recolle à MU, c'est bien à un "mal-aimé" qui le doit. Décrié depuis son arrivée à Londres, Sébastien Squillaci a inscrit un but qui pourrait être décisif dans la course au titre. Oublié au premier poteau, le Français profite d'une remise de Bendtner pour placer un coup de boule à bout portant qui ne laisse pas l'ombre d'une chance à Begovic (1-0, 8e). Flamboyants depuis le début du match, les Canonniers vont pourtant s'enrayer avec la sortie sur blessure de Fabregas au quart d'heure de jeu. Sans leur maître à jouer, les partenaires d'un Nasri relativement effacé peinent dans la dernière passe. Par chance, Stoke, en dépit d'une situation préoccupante (seulement six points d'avance sur Wigan, premier relégable), semble se contenter de cette défaite honorable.
Stoke ne lève pas l'option
Au final, les occasions d'aggraver le score seront rares pour Arsenal. Celles d'égaliser encore plus. Hormis une volée à la 36e minute de Carew qui, sur un geste, demeure un attaquant de classe, Stoke reste au pain sec durant la seconde période. Pas rassuré, ni rassurant, Arsenal tente mollement de se mettre à l'abri en faisant rentrer Chamakh pour les dix dernières minutes mais l'ex-Bordelais, déjà peu à son avantage en Cup, ne libère pas l'Emirates Stadium. Qu'importe, au coup de sifflet final, les fans retiendront uniquement que leurs protégés sont revenus ce soir à un point de Manchester United. Et que c'est un banni qui leur a offert ce droit. Espérons que leur mémoire ne soit pas sélective.
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L'Olympique de Marseille, qui a fait match nul avec Manchester United (0-0), n'a plus encaissé le moindre but depuis 512 minutes en Ligue des Champions. Trois semaines avant le match retour, cette solidité défensive offre quelques gages de sécurité. Même si à Old Trafford, il faudra aussi marquer.
Ce n'est pas que je voulais le 0-0. Je ne voulais surtout pas qu'on prenne des buts." Pour Didier Deschamps, cette exigence avait tourné à l'obsession. Son discours a été reçu cinq sur cinq : mercredi, l'OM a tenu le choc face à Manchester United (0-0). En gardant leur cage inviolée, les Marseillais ont préservé toutes leurs chances d'éliminer les Red Devils en huitième de finale de cette Ligue des Champions 2010/2011. Pour sortir le leader de la Premier League, ils devront - a priori - marquer à Old Trafford. Pas une mince affaire pour une attaque olympienne en manque panne sèche, mercredi au Vélodrome. Si l'OM devra quelque peu forcer sa nature dans trois semaines, il pourra au moins s'appuyer sur une certitude : derrière, ça tient.
Au Vélodrome, le trio Nani-Berbatov-Rooney n'a pas existé. "Je suis déçu de ne pas avoir marqué de but à l'extérieur", a enragé Sir Alex Ferguson en conférence de presse. Il faut dire que Manchester s'est heurté à un mur. Dans son 4-2-3-1, l'OM s'est mué en forteresse imprenable. Le quatuor Fanni-Diawara-Mbia-Heinze a fait régner sa loi. Devant, le trio Rémy-Brandao-Ayew n'a pas ménagé ses efforts dans le repli défensif. "On savait qu'il fallait être vigilant par rapport aux attaquants qui étaient en face de nous, explique Benoît Cheyrou, entré en jeu à la 70e minute. En Ligue des Champions, chaque erreur se paye cash. On a donc essayé d'assurer le résultat."
Zéro but depuis le 28 septembre
Au coup de sifflet final, Steve Mandanda s'est empressé de souligner la robustesse défensive de son équipe. "On a été très solides, s'est félicité le gardien et capitaine phocéen au micro de TF1. On a répondu dans le défi physique." Cette solidité dure depuis suffisamment longtemps pour ne pas relever du hasard. Nicolas Anelka peut se targuer d'être le dernier joueur à avoir trompé Mandanda en Ligue des Champions. Et encore, c'était sur penalty. Surtout, cette défaite marseillaise sur la pelouse de Chelsea (0-2) commence sérieusement à dater. Depuis ce 28 septembre 2010, l'OM n'a donc plus encaissé le moindre but sur la scène européenne. Soit 512 minutes d'imperméabilité. Qui dit mieux ? En Europe, personne cette saison. Avec une telle solidité dans ses valises, Marseille peut voyager. Même au Théâtre des Rêves, où MU est invaincu ? Deschamps sait déjà ce qu'il l'attend. Son équipe devra "être aussi solide là-bas, et avoir une certaine réussite offensive". Vaste programme.
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Au terme d'un 8e de finale aller de Ligue des Champions fermé, Marseille et Manchester United se sont séparés sur un résultat nul (0-0), mercredi au Vélodrome. Les hommes de Didier Deschamps ont souvent manqué de percussion mais iront à Old Trafford avec leur destin entre les mains.
MARSEILLE - MANCHESTER UNITED : 0-0
A la mi-temps de sa double confrontation face à Manchester United, l'Olympique de Marseille est toujours en course pour rallier les quarts de finale de la Ligue des Champions. C'est déjà pas mal. Mercredi soir en 8e de finale aller, les Phocéens et les Anglais ont fait match nul (0-0). Score finalement logique alors que les deux formations ne se sont jamais véritablement livrées. Bousculé lors de l'entame, l'OM a mis quelques minutes à se mettre au niveau requis pour un match de C1 à élimination directe, jusqu'à connaitre une période relativement "faste" au début de la seconde période. Plus percutants, plus entreprenants, à l'image d'André Ayew ou de Loïc Rémy (qui a dû quitter ses partenaires avant la fin), les Olympiens n'ont cependant pas transformé leurs vingt bonnes minutes en but.
Il faut dire que sans se montrer intraitable, Manchester United a fait parler son expérience. Les hommes de Sir Alex Ferguson ne se sont jamais mis dans le rouge pour tenir en respect une équipe de Marseille à l'expérience européenne minimale. On a même longtemps - pour ne pas dire quasiment toujours - eu l'impression que le leader de Premier League jouait à son rythme, sans forcer. Ce fut le cas d'entrée de jeu. C'est d'ailleurs du pied droit de Fletcher qu'est partie la première banderille, bien stoppée par un Mandanda impeccable (9e).
Impeccable, van der Sar l'a également été tout au long de la soirée, même si ses interventions se comptent sur les doigts d'une main. On retiendra cette reprise mollassonne de Brandao (27e) ou bien ce corner rentrant d'Ayew que le quadragénaire néerlandais est allé chercher (40e). Pour le reste, nada. Finalement, la "meilleure" occasion olympienne n'aura même pas débouché sur un tir cadré. Juste après la pause, alors que Marseille avait pris les choses en main et que Manchester United laissait le ballon aux Phocéens, Ayew s'est retrouvé en position favorable mais n'a pu trouver la cible (63e). La dernière occasion d'un match fermé, pour ne pas dire ennuyeux, mais qui a d'ores et déjà un immense mérite : celui de ménager le suspense jusqu'au 15 mars prochain, jour où les Marseillais joueront leur peau à Old Trafford.
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Le joueur du Bayern Munich ne répond plus qu'en allemand aux journalistes...
Après quatre ans en Allemagne, Franck Ribéry commence à atteindre une certaine maîtrise dans la langue de Goethe et d’Oliver Kahn. La star du Bayern refuse même de répondre en français aux questions qu’on peut lui poser en conférence de presse. Selon l’Equipe, Ribéry refuserait même la présence de journalistes français. Un journaliste d’Eurosport ayant bravé l’interdit a eu droit à une réponse en allemand. Après sa carrière, Ribéry pourra toujours postuler pour un poste dans un Goethe-Institut.
http://www.20minutes.fr/article/675207/sports-franck-ribery-veut-plus-parler-francais
L'Olympique de Marseille renoue avec les grandes affiches européennes. Les hommes de Didier Deschamps affrontent mercredi soir Manchester United. Les Français ne partent pas favoris.
Marseille vibre à nouveau. Sorti de la phase de poules de la Ligue des champions pour la première fois depuis onze ans - et de retour dans un match à élimination directe en C1 pour la première fois depuis 1993, l'année de son sacre - l'OM se frotte mercredi soir à Manchester United, le leader incontesté de Premier League. Un match qui en rappelle d'autres du côté du Vélodrome, tous un peu trop anciens pour qu'ils aient une quelconque influence sur ce huitième de finale aller. La défaite des Red Devils en octobre 1999 face à Fabrizio Ravanelli et consorts (0-1) est par exemple un bon souvenir dont les joueurs de Didier Deschamps ne peuvent, tout au plus, que s'inspirer.
Car à part Ryan Giggs et Alex Ferguson, l'équipe mancunienne n'a plus grand-chose à voir avec celle qui s'était inclinée en terre olympienne. L'inusable ailier gallois ne sera d'ailleurs pas de la partie, forfait comme une bonne poignée d'autres joueurs (Rio Ferdinand, Ji-Sung Park, Anderson, Jonny Evans, Michael Owen, Antonio Valencia). L'Olympique de Marseille a, lui aussi, bien changé: il a retrouvé de l'ambition. Ces matches à enjeu, la cité phocéenne les a tellement aimés qu'elle ne veut plus s'en passer. Il faudra pour cela compenser sur le terrain la différence de statut qui existe entre les deux clubs.
Malgré les nombreuses absences adverses, ce challenge reste un casse-tête pour Didier Deschamps. "Ils sont invaincus en phase de groupes. C'est une équipe qui a un grand talent devant mais c'est aussi une équipe qui défend très, très bien, analyse l'entraîneur de l'OM sur le site du club. Je ne pense pas qu'il y aura beaucoup de buts. Sachant qu'on aura le match aller chez nous, et sachant l'importance des buts marqués à l'extérieur, bien sûr qu'on fera tout pour marquer, mais on sait aussi qu'il sera important de ne pas prendre de but au Vélodrome." La solidité de la charnière sera donc la clé, pour une formation marseillaise qui ne doit surtout pas s'incliner en vue du match retour à Old Trafford.
Evra retrouvera son ancien entraîneur
Dans cette optique, un nul ne serait pas un mauvais résultat, un exploit étant possible en Angleterre. Mais si l'OM peut se mettre à l'abri, il ne va pas se gêner. Avec quel dispositif tactique ? En l'absence d'André-Pierre Gignac, blessé aux adducteurs contre Saint-Etienne ce week-end (2-1), Loïc Rémy et Brandao auront certainement la responsabilité de peser sur la défense des Red Devils, avec Lucho Gonzalez pour distribuer le jeu. Vu le potentiel offensif de Manchester United, qui pourra compter sur Wayne Rooney et Nani, Didier Deschamps a aussi tout intérêt à adopter la même stratégie que celle employée par Rolland Courbis en 1999, à savoir densifier le milieu de terrain.
S'ils sont costauds derrière, les Olympiens pourront réaliser un coup. "Ça va être un match difficile, Marseille est une grande équipe, puissante, craint Alex Ferguson sur MUTV. Ils jouent très bien chez eux, avec un public très passionné, avec notamment les virages derrière les buts où il y a une très grosse ambiance. Ça leur est très utile lors des grands matches. Je m'attends à un match difficile mais nous avons de bonnes chances." La presse britannique en donne même plus que ça aux Mancuniens. Mais "l'OM n'a rien à perdre", rappelle le latéral français de United, Patrice Evra, qui a gardé un souvenir précis de Didier Deschamps, son entraîneur lors de l'épopée de Monaco en C1 il y a sept ans: "Il n'est effrayé par aucune équipe, je sais qu'il arrivera à motiver ses hommes avant le match pour qu'ils jouent sans peur." Et sans véritable pression.
http://www.lejdd.fr/Sport/Football/Actualite/L-Olympique-de-Marseille-attend-Manchester-de-pied-ferme-273221
Ce soir, Gaby Heinze va retrouver Manchester United. Le défenseur marseillais a passé trois ans sous le maillot des Red Devils. Si sa relation avec Sir Alex Ferguson fut très forte, son départ d’Angleterre fut plus houleux. Mais Heinze reste un fan de MU.
Gaby Heinze n’est pas un tiède. Le défenseur argentin dit ce qu’il pense. Haut et fort. Même si ses propos détonnent dans un monde du foot bien souvent aseptisé. Invité à revenir sur son départ de MU par des journalistes anglais un brin provocateur, l’ancien Mancunien a été fidèle à lui-même : direct. "Oui, je regrette ce qui s’est passé à Manchester, a-t-il expliqué en conférence de presse. Dans les derniers mois, il y a eu des choses délicates. Je ne regrette que ça dans ma carrière. Mais je ne peux pas revenir en arrière. Parfois mon caractère me pousse à faire des mauvaises choses. J’ai un fort caractère. Tout comme Sir Alex Ferguson. Tout le monde le sait."
Courtisé par Liverpool, Heinze avait alors entamé un bras de fer avec ses dirigeants. Une épreuve de force dont Fergie se souvient très bien. "Il nous a quittés à cause de son agent qui était mauvais, explique ainsi le manager de MU. C’est mon opinion. Il est allé au clash avec nous. Son transfert à Liverpool ne s’est pas fait finalement et il est parti au Real Madrid. Mais sur le terrain, Heinze est un joueur fantastique. Un vrai guerrier."
"Plus fort que le Real Madrid"
Ce départ houleux de Manchester pèse peu dans la balance à l’heure de faire le bilan du passage de Heinze sous le maillot des Red Devils. "De Manchester, je ne garde que des bons souvenirs, disait récemment l’Argentin. J’y ai passé trois ans formidables. Cela me fait plaisir de retrouver MU en Ligue des champions et de retourner à Old Trafford, ce beau stade. C’est le plus grand club du monde. Ce club m’a donné beaucoup sportivement et personnellement. C’est plus fort que le Real Madrid. Il faut le vivre pour le comprendre. Le Real c’est différent. L’Espagne a une culture différente. C’est plus ouvert. MU est plus fermé, on travaille…" Une vision du foot toujours sans concession.
Si MU reste dans le cœur du défenseur marseillais, c’est parce que Ferguson l’a marqué au fer rouge. "Ferguson, c’est mon papa dans le foot, confiait il y a quelques semaines Heinze. Il est venu me chercher à Paris. Pendant trois ans, il m’a tout donné, la sérénité, la confiance… Il m’a fait jouer dans un très grand club. Quand je me suis blessé au genou, il a toujours été derrière moi. Je l’estime beaucoup. C’est lui qui commande là-bas. Le boss Ferguson fait tout. C’est plus clair." Les deux hommes s’estiment. Ils se sont croisés récemment au Qatar pour un match Brésil-Argentine. L’occasion d’échanger quelques compliments. "C’était un grand plaisir de parler avec lui", raconte Heinze. Si les deux hommes s’estiment et se respectent, à l’heure du coup d’envoi, ce soir, l’Argentin sera 100% marseillais. Il ne transige jamais avec le maillot qu’il porte.
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