lundi 25 avril 2011

Deschamps prendra-t-il sa clé ?

« Je veux bien jouer le pépère Bisounours. » Dans l’euphorie de la victoire, samedi face à Montpellier (1-0), sur un but de Taiwo en finale de la Coupe de la Ligue, Jean-Claude Dassier a voulu prolonger ce moment « magique ». Il s’est comparé à ces nounours béni-oui-oui qui ont fait fureur dans les années 1980. Le président de l’OM risque de déchanter très vite et de ne plus se croire dans un monde merveilleux en cas de départ de Didier Deschamps en fin de la saison. Sous contrat jusqu’en 2012, le Basque est focalisé sur les objectifs de son club, comme il le dit, mais il n’a pas encore réglé la question de son avenir immédiat. A l’instar de son homologue bordelais Jean-Louis Triaud la saison dernière, Dassier a pris le pari que Deschamps serait bien présent à la Commanderie fin juin, au moment de la reprise de la saison. En Gironde, le dossier Blanc a mis sens dessus dessous tout un club. « Je ne me pose pas la question. Je sais qu’il restera. Si Chelsea, le Real Madrid ou l’Inter Milan viennent le chercher, s’ils sont dans la difficulté, je comprendrais qu’il vienne me voir pour en discuter. Il faut que Didier prenne un engagement assez tôt. Il faudrait que fin mai on sache où on va », a tempéré Dassier sur RMC.

« Mourinho le plus beau »


Le dirigeant marseillais sait que l’avenir ne s’annonce pas radieux du côté de la Canebière. Le budget sera amputé d’une partie des recettes aux guichets en raison des travaux du Vélodrome et par conséquence le mercato estival sera « modeste ». La marge de manœuvre de Deschamps est donc mince pour celui qui a permis à l’OM de remporter quatre trophées en moins d’un an. L’entraîneur possède l’étiquette d’un gagnant, au point même d’être surnommé le « Mourinho français » dans les couloirs du Stade de France samedi : « Merci du compliment. La seule différence, c’est qu’il est plus beau que moi ! » (Rire) Dassier pourrait être la victime du jeu des chaises musicales annoncés sur les bancs des plus grands clubs européens. Chelsea, Liverpool, l’Inter Milan, la Juventus et le Bayern devraient être concernés. Tous gardent à l’œil un élément comme Deschamps. Il leur en coûtera 3 millions d’euros, le montant de sa clause de départ, si le brillant CV du champion du monde 1998 est celui retenu par l’un d’entre eux.

Mandanda : “Que l’issue finale soit la même


FRANCE-SOIR L’OM n’est-il pas devenu une machine à gagner ?

STEVE MANDANDA Nous sommes tout simplement heureux d’avoir conservé ce trophée. Ce fut difficile. Je me rends compte que ça fait toujours autant plaisir de gagner et empiler les titres.

F.-S. Et soulever le trophée en tant que capitaine ?

S. M. Ça fait vraiment plaisir. C’est beaucoup d’émotion.

F.-S. L’OM ne produit pas de spectacle mais gagne…

S. M. Sincèrement, je préfère ne pas donner de spectacle et remporter des titres plutôt que faire du spectacle et ne rien avoir dans les mains.

F.-S. On a entendu beaucoup de bruits provenant du vestiaire…

S. M. On a vraiment savouré et pris un énorme plaisir tous ensemble dans le vestiaire. Ce fut un bon moment. J’espère qu’il y en aura d’autres.

F.-S. Etes-vous lancés pour réaliser encore le doublé ?

S. M. Il y a un objectif déjà atteint avec la Coupe. Il en reste un dernier. Le plus important. J’espère qu’on va le conserver. Il y a un an, on était resté sur la continuité de notre victoire en Coupe de la Ligue. En Championnat, on était bien lancé mais le fait de la gagner nous avait propulsés vers le titre. Toutes les saisons ne se ressemblent pas. Espérons que l’issue finale soit la même
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Lille ouvre la porte à l'OM

Accroché à Lorient (1-1), son troisième match de rang sans victoire, Lille perdra mercredi la place de leader qu'il occupe depuis le 5 décembre si Marseille s'impose face à Nice. Les Nordistes, heureux dans l'ouverture du score par Debuchy, n'ont pas résisté au 18e but de la saison de Kevin Gameiro
LORIENT - LILLE : 1-1

Buts : Gameiro (69e) pour Lorient. Debuchy (42e) pour Lille.
Le week-end parfait de l'OM. Marseille rêvait de s'offrir une nouvelle Coupe de la Ligue et ensuite de voir Lille s'incliner à Lorient. Les Olympiens ont rempli leur mission samedi soir au Stade de France contre Montpellier (1-0). Dimanche soir, les Lillois ont rajouté un noeud sur leur oeuf de pâques. Malmenés par les Lorientais, les Dogues n'ont certes pas perdu. Mais ils ont été tenus en échec par Lorient (1-1). Leur troisième contre-performance consécutive en L1 après leur défaite 1-0 à Monaco et leur nul 1-1 contre Bordeaux. Si Lille prend deux points d'avance sur l'OM, Marseille a l'occasion de s'installer dans le fauteuil de leader mercredi en cas de victoire contre Nice.
Sur le plan comptable, ce n'est pas une bonne affaire. Mais ce petit point est toujours ça de pris au vu de la physionomie du match. Sur la pelouse synthétique des Merlus, Lille a souffert. On a même rarement vu les Dogues aussi bousculés et dominés dans la possession. Après un début de match à l'avantage du LOSC, Lorient a mené la vie dure au leader du championnat. Contrarié par le jeu en mouvement morbihannais, son jeu court efficace et sa circulation rapide, Lille a courbé l'échine. Rudi Garcia, privé de Florent Balmont, a été obligé de changer son dispositif en cours de match. Le leader a même été contraint de défendre à dix dans sa partie de terrain en seconde mi-temps, après avoir trouvé l'ouverture du score contre le cours du jeu grâce à Cabaye (1-0, 42e).
Sans un grand Mickael Landreau et un peu de chance des Lillois, Lorient aurait d'ailleurs mérité de faire la course en tête en première mi-temps. Mais Gameiro a trouvé le poteau (11e) avant de voir Cabaye dévier une de ses tentatives (24e). Romao (13e) et Amalfitano (28e, 36e) n'ont pas eu plus de réussite. Sur un exceptionnel une-deux aérien avec Amalfitano, Gameiro a toutefois trouvé le chemin des filets pour marquer son 18e but de la saison - son meilleur total en L1 - et récompenser les efforts des Bretons (69e). Si Lille a ensuite cru s'offrir le hold-up parfait avec Hazard qui a vu sa tentative s'écraser sur le poteau, c'est en toute logique que Lorient s'offre son 16e match consécutif sans défaite à domicile toutes compétitions confondues pour rester à la 7e place et dans la course pour le dernier billet qualificatif pour la Ligue Europa. De son côté, Lille, qui n'avait plus lâché sa place de leader depuis le match aller face à Lorient, l'a peut-être perdu dimanche soir au Moustoir.
 Eurosport
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dimanche 24 avril 2011

Lorient Lille en live ici ce soir

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Un grand numéro de surplace

Le PSG a arraché un match nul à Brest (2-2) qui ne lui permet pas de devancer Lyon, toujours troisième à la différence. Rennes, dominé à Monaco (1-0) ne s'est pas réveillé et reste cinquième. Statu quo géant en bas : 1-1 lors de Caen - Toulouse et Auxerre - Lens, 0-0 entre Nancy et Arles.
La chaleur a étouffé les acteurs de la L1. Lille, qui se déplace à Lorient à 21h00 ce soir, Marseille et surtout Lyon doivent même se frotter les mains de ne pas avoir joué dimanche après-midi. Car il ne faisait pas bon être une équipe du Top 5 lors des matches de 17h00. Le PSG a été tenu en échec à Brest (2-2) et Rennes a chuté à Monaco (1-0). Les joueurs d'Antoine Kombouaré avaient une belle carte à jouer. Sur une belle dynamique, ils pouvaient mettre la pression sur Lyon, qui joue mercredi contre Montpellier, et s'installer à la troisième place. Mais à Brest, le PSG n'a pu ramener qu'un point après trois victoires consécutives toutes compétitions confondues. Tout a pourtant bien débuté pour le PSG. Mathieu Bodmer a ouvert le score sur coup franc à la 20e minute (1-0). Mais ensuite, la sortie de Grégory Coupet a été un grain de sable fatal dans la belle mécanique parisienne.
Obligé de quitter ses coéquipiers suite à des douleurs au dos (34e), l'ancien portier lyonnais a laissé un grand vide. Rentré à froid, Apoula Edel a concédé un penalty sur sa première intervention. S'il a arrêté la frappe de Grougi, il n'a rien pu faire sur la reprise de Touré (1-1, 37e). Quelques minutes plus tard, la défense parisienne, en difficulté devant la rapidité brestoise et notamment de Nolan Roux, a craqué et laissé Grougi se rattraper (2-1, 45e). Incapable de trouver la faille pendant de longues minutes, le PSG a certes réagi grâce à Hoarau (2-2, 86e) mais il reste quatrième et offre l'opportunité à Lyon de prendre un peu le large. Les Parisiens pourront toutefois se réjouir de leur réaction et du résultat de Rennes à Monaco. En plein doute, le Stade Rennais a concédé sa troisième défaite consécutive et son sixième match sans victoire. Toujours cinquièmes, les Bretons voient le PSG prendre deux points d'avance.
De son côté, l'ASM signe la belle opération dans le bas du tableau. Dans une situation délicate il y a quelques semaines, Monaco compte maintenant deux points d'avance sur le premier relégable Caen, tenu en échec par Toulouse (1-1). Si le Stade Malherbe a posé une réclamation sur le penalty de Moussa Sissoko, qui a permis aux Toulousains d'égaliser, l'ASM est la seule équipe du bas de tableau à prendre trois points. Nancy et Arles-Avignon (0-0) n'ont en effet pas pu se départager, Valenciennes a pris un point contre Sochaux (1-1) et le match Auxerre-Lens n'a pas vu de vainqueur non plus (1-1). Si les Nordistes ont trouvé les ressources pour égaliser, ils se rapprochent encore un peu plus de la L2 avec maintenant huit longueurs de retard sur le premier non relégable. Enfin, dans la course à la sixième place - sûrement qualificative pour la Ligue Europa -, Bordeaux s'est replacé en renouant avec la victoire contre Saint-Etienne (2-0). Sixièmes, les Girondins peuvent toutefois être dépassés par Lorient et Montpellier.
 Eurosport
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La 32 ° journée de ligue 1 en live ici

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Taiwo, son but du pied droit


Foot : Taye Taiwo marque le but de la victoire... par ODBruges

Ce sera cher pour Lille et Paris

Brest - PSG (17h) peut permettre au club de la capitale de dépasser l'OL, et Lille doit gagner à Lorient (21h) pour rester à coup sûr leader du Championnat. En attendant que l'OM et Lyon jouent mercredi, la L1 sera brûlante, dimanche. Pour le maintien, AJA-Lens et Caen-TFC sont hors de prix.
TITRE: LILLE NE VEUT PAS OUVRIR LA PORTE
Mine de rien, ce 32e acte pourrait avoir des allures de tournant. Car l'équation est simple pour les joueurs de Rudi Garcia. S'ils ne gagnent pas à Lorient dimanche soir (21h), ils laisseront l'opportunité à l'Olympique de Marseille de prendre le pouvoir mercredi, lors de la venue de Nice au vélodrome. Ce serait un évènement puisque le LOSC est en tête de la Ligue 1 depuis la 15e journée. Une éternité. Les Lillois avaient alors délogé... l'OM de la première place. Tout autre résultat qu'une victoire fragiliserait grandement la position du leader. Mais il y a plus simple qu'un déplacement à Lorient pour relancer une mécanique grippée. Certes, les Merlus restent sur trois nuls au Moustoir (contre Nancy, Saint-Etienne et Sochaux). Mais ils n'y ont plus perdu depuis douze rencontres en L1. Leur dernier revers remonte au mois de septembre. Pas simple, donc pour Lille. On sait que la bande à Mavuba a le talent pour aller au bout. Elle doit maintenant prouver qu'elle en a également le caractère.
EUROPE: PARIS, LA BELLE OCCASE
Lyon étant au chômage technique jusqu'à mercredi, le Paris-Saint-Germain a l'occasion de mettre un gros coup de pression sur le club rhodanien en le dépassant au classement. Un point sépare les deux équipes après la victoire du PSG la semaine dernière (1-0) face aux Gones. Une victoire à Brest (17h00) donnerait donc, au moins provisoirement, la main aux Parisiens. Leur défi? Aligner pour la première fois trois victoires de suite en championnat, ce qu'ils n'ont encore jamais réussi à faire cette saison. "Avec la saison que l'on réalise, il y aurait forcément de petits regrets si nous ne terminons pas dans les trois premiers", explique Clément Chantôme. Mais attention, le PSG, s'il regarde devant, doit aussi garder un oeil dans le rétro. Rennes, 5e, ne compte que deux points de retard sur Lyon, et un sur Paris. Mais les Bretons, qui n'ont pris que deux points lors des cinq dernières journées, sont dans une dynamique très négative avant d'aller à Monaco.
MAINTIEN: LENS, LA DERNIERE CHANCE?
Le RC Lens a déjà une jambe au-dessus du précipice. 19e avec 29 points, le club nordiste pointe à six longueurs de Caen et Monaco, qui le précèdent au classement. Deux adversaires chez qui les Lensois se rendront prochainement. En attendant, dimanche, ils sont à Auxerre, pas encore tiré d'affaire non plus mais sur une trajectoire nettement plus positive avec 11 points engrangés. En cas de défaite, le RCL se retrouverait à dix longueurs de son hôte. Comme Monaco et Caen jouent à domicile, on pourrait très bien imaginer que les joueurs de Boloni seraient à au moins huit points du premier non-relégable. Insurmontable à six journées de la fin. Lens devra réussir un exploit du même acabit que celui accompli à Montpellier voilà cinq semaines (victoire 4-1). L'unique victoire des Sang et Or ces trois derniers mois en Ligue 1...
Un succès permettrait aux Nordistes de se rapprocher de l'imposant wagon qui lutte pour le maintien. Huit équipes se tiennent en quatre points, de Brest, 11e, à Caen, 18e. Selon toute vraisemblance, au moins un de ces huit clubs descendra en fin de saison. Peut-être deux si Lens réussit un retour miraculeux. Le Caen-Toulouse de ce week-end vaudra donc particulièrement cher. A force de jouer avec le feu (5 points pris sur 27 possibles sur les neuf dernières journées), le "Téfécé" va finir par se brûler. Les Caennais reviendront à sa hauteur s'ils s'imposent dimanche. Comme Auxerre et Nancy (un point derrière Toulouse au classement pour l'instant) reçoivent les deux derniers, il ne fera pas bon perdre à D'Ornano...
 Eurosport
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Paris aime les promus

Pourquoi le PSG est-il confiant avant d'aller à Brest ? Sur qui Auxerre peut-il vraiment compter pour la réception de Lens ? Qui présente le pire bilan de l'année 2011 et pourquoi Rennes devrait tenter sa chance de loin à Monaco ? Pour le savoir, voici les statistiques décalées de la 32 journée.
PARIS ASSUME
Mauvaise nouvelle pour Brest qui reste sur 11 matches sans succès face au PSG (5 défaites, 6 nuls). Le club de la capitale a gagné ses cinq matches contre les clubs promus en L1 cette saison (13 buts marqués, 3 encaissés). La bonne nouvelle? Le PSG, qui reste sur deux succès consécutifs (Caen et Lyon), n’a plus aligné trois succès de rang dans l’élite depuis août 2009.
LILLE, LE BON SOUVENIR
A Lorient, Lille retrouvera un adversaire qu'il avait étrillé 6-3 au match aller avec un triplé de Moussa Sow. Cette rencontre reste à ce jour la plus prolifique en buts de la saison. La partie s'annonce toutefois corsée pour les Nordistes puisque les Merlus restent sur douze matches sans défaite dans leur stade. Mieux, ils n'ont plus perdu depuis huit journées (2 victoires, 6 nuls).
DUDKA, FACTEUR X DE l'AJA
Si Auxerre se sauve, il pourra remercier ses Polonais Jelen et Dudka, auteur de 7 des 9 derniers buts bourguignons. Mieux, Dudka a rapporté quatre points à son club avec seulement trois réalisations, toutes dans les dix dernières minutes: 1-1 contre Lille lors de la 22e journée (but à la 86e minute), 2-2 contre St Etienne à la 30e journée (80e), 1-0 contre Toulouse (90e +2), le week-end dernier.
BORDEAUX ETOUFFE A CHABAN
Si l'aéroport de Bordeaux a lancé une publicité étonnante ("Envie d'un match inoubliable ? Décollez de Bordeaux"), c'est qu'il y a une raison. Les Girondins ont déjà laissé filer 24 points chez eux (en 15 matches) contre 17 sur l’ensemble de la saison dernière. Ils n'ont pas marqué lors de leurs deux derniers matches à domicile. Et s'ils récidivent contre l’ASSE, ils égaleront le record du club dans l’élite de trois matches à domicile consécutif sans marquer.
TOULOUSE, LA GLISSADE
Toulouse est 18ème du championnat sur l’année civile 2011 (11 points, -4 de différence de buts). Seuls Brest (11 points, -8) et Arles-Avignon (5 points, -16) présentent un pire bilan. Le Téfécé n'a gagné qu'une seule fois sur les neuf dernières journées (à Lens, le 12 mars). Il a glissé de la 8e à la 14e place et ne compte plus que trois points d'avance sur Caen, premier relégable chez qui il se rend dimanche.
RENNES, PLUTÔT DE LOIN
Rennes est la formation qui a marqué le plus de buts depuis l’extérieur de la surface en L1 cette saison (12). Cependant, le club breton n’a inscrit que 21 buts dans les 16 mètres adverses. Seul Arles-Avignon (16) fait pire en L1 cette saison. Voilà de quoi donner des idées aux Bretons pour retrouver le goût du succès, à Monaco. Ou au moins du but.
VALENCIENNES NE TIENT PAS
Valenciennes a systématiquement ouvert le score lors de ses quatre derniers matches de L1 mais n’a jamais été mené durant cette période. Aucune autre équipe ne peut en dire autant. Cependant, les hommes de Philippe Montanier n’ont gagné qu’un seul de ces matches, pour 3 nuls.
FAUTE DE MIEUX?
Il y a eu 50 fautes sifflées par Lionel Jaffredo au Parc des Sports lors du match-aller (1-1) entre Arles-Avignon et Nancy le 4 décembre dernier. 23 l'avaient été contre Arles-Avignon et 27 contre Nancy. C'est un record lors d’un match de Ligue 1 cette saison. La rencontre avait été émaillée de 6 cartons jaunes.
 Eurosport
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Marseille par K.-O.

L'OM a conservé sa Coupe de la Ligue en dominant Montpellier (1-0), samedi, au terme d'un match serré et violent par séquences. La partie, très tendue en première période, a basculé sur un but de Taiwo (80e), après un second acte où le rouleau compresseur marseillais s'est mis en route
Taye Taïwo partira de Marseille à la fin de saison. Le Nigérian soigne ses adieux. Après avoir parfaitement maintenu l'OM dans la course au titre dimanche à la Mosson (1-2) en transformant son penalty, le latéral a offert à Marseille sa deuxième Coupe de la Ligue consécutive, une première pour un club français. Dans les dernières minutes (80e) d'un match âpre et pauvre en occasions, Taiwo a surgi à l’entrée de la surface et scellé le destin d'une rencontre jusqu'ici incertaine. Avec ce 1-0 qui ressemble à cet OM-là, Didier Deschamps aura remporté ainsi quatre des cinq derniers trophées domestiques mis en jeu. Sous la coupe de DD, l’OM est devenu une formidable machine à gagner. Souleymane Diawara en profite au passage pour décrocher sa quatrième Coupe de la Ligue, un record absolu. Grosse ombre au tableau, la blessure de Stéphane Mbia, victime d'un claquage aux adducteurs dès la 5e minute de la saison et très incertain pour la suite de la saison.
Après un combat rude et âpre première période où les deux formations se sont neutralisées malgré un poteau de Mathieu Valbuena (30e), l'OM a logiquement posé sa patte sur la Coupe de la Ligue au retour des vestiaires. Les Phocéens ont conservé leur trophée avec leurs armes du moment : densité physique et très grosse homogénéité défensive. Des arguments qui ont suffi à masquer le vide dans l'axe de l'attaque ou la nouvelle prestation anonyme de Lucho. Car pour la fluidité et la flamboyance dans le jeu, priez de repasser. Mais contrairement à ses dernières sorties en Ligue 1, Marseille a franchement dominé cette finale en terme d’occasions. Et Jordan Ayew aurait pu débrider cette rencontre dès le coup d'envoi de la seconde période (45e) sur le centre d'un Gignac, plutôt efficace à gauche.
La montée en puissance a été certes longue à se dessiner mais Montpellier n'a jamais vraiment semblé en mesure de s'imposer. Discipliné et rigoureux dans son placement, le MHSC a posé de gros problèmes à l'OM sur un terrain qu’il a tendance à maitriser en général : l’engagement physique. Mais c'est l'ambition dans le jeu qui lui a fait défaut. Manque d'expérience, peut-être, mais avec une seule vraie occasion au compteur, une frappe à bout portant de Saihi parfaitement repoussée par Mandanda (21e), difficile de dépoussiérer le palmarès héraultais. Celui de Marseille recommence à scintiller. La Coupe de la Ligue n'est pas l'objectif majeur de l'OM en cette fin de saison mais un trophée reste un trophée. Et depuis un an, Marseille a tendance à les empiler
http://fr.sports.yahoo.com/23042011/70/coupe-de-la-ligue-marseille-par-k-o.html
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samedi 23 avril 2011

OM Montpellier en live ici ce soir

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Montpellier pour conclure

En quatre saisons, Montpellier a tout reconstruit. Des portes du National à la finale de la Coupe de la Ligue : le MHSC s'est rebâti une vraie légitimité parmi l'élite. Désormais, c'est l'heure de conclure. "Je savoure mais j'ai peur de perdre", nous a avoué Louis Nicollin avant d'affronter l'OM.
Lundi 7 mai 2007, 22h15. Montpellier s'incline sur la pelouse de Créteil (1-0), un concurrent direct pour le maintien en Ligue 2. Le MHSC s'enracine dans la zone rouge alors qu'il ne reste que trois journées de championnat. Le National lui tend les bras. Quatre ans plus tard, le club est plus vigoureux que jamais. Après une remontée parmi l'élite, les Héraultais ont décroché la Ligue Europa la saison passée. Samedi, c'est en finale de la Coupe de la Ligue que la bande à Nicollin tentera de concrétiser ce retour en force parmi l'élite en décrochant son premier trophée depuis 1992. A l'époque, c'était la Coupe de la Ligue ancienne formule...
Ce retour en grâce, le président Louis Nicollin attribue à trois hommes : "Rolland Courbis (entraineur de Montpellier de mai 2007 à juin 2009) est pour beaucoup dans le redressement du club avec Michel Mézy. René Girard fait un travail énorme désormais. Aujourd'hui, je savoure, je suis content", se félicite le charismatique président. Pour revenir au premier plan, Montpellier s'est appuyé sur ses fondamentaux : le fameux esprit pailladin et la prime à la jeunesse.
Retour aux sources
Samedi, au Stade de France, Montpellier s'appuiera sur ses jeunes formés au domaine de Grammont : les Jourdren, Yanga-Mbiwa, Belhanda, Stambouli. Certains connaissent déjà bien Saint-Denis pour avoir soulevé le Coupe Gambardella en 2009. Dix lauréats de la Gambardella ont d'ores et déjà signé chez les pros. Belhanda et Stambouli, habitués du onze chez les professionnels, en sont les symboles. "Il y a une vraie volonté du club de mettre en avant les jeunes. On essaie de leur insuffler l'esprit de la Paillade. On a un excellent centre de formation dont personne ne parle", poursuit Nicollin.
Une formation qui pourrait permettre au MHSC de dépoussiérer, face à l’OM, un palmarès qui commence à jaunir sous le poids des années de disette. Avec seulement une Coupe de France (1990) et une Coupe de la Ligue (1992) au compteur, Montpellier ne fait pas la fine bouche. "Je ne sais pas si c'est le plus important depuis vingt ans, dit Girard, mais on s'est aperçu qu'il prenait le pas sur le reste. Il y a toujours la finale qui revient. 17.000 Montpellierains qui vont venir. On prépare ca avec beaucoup d'envie, il n'y a qu'a voir ce que ca génère. En plus, contre Marseille au Stade de France."
"Pour moi, la Coupe de la Ligue, c'est un vrai titre, assène Louis Nicollin. Beaucoup aimeraient gagner ce titre 'au rabais', ça me fait rire. D'un point de vue financier, c'est plutôt intéressant même si on laisse la plupart des primes aux joueurs". Mais Loulou se méfie et se refuse de fanfaronner : "Quand on va en finale, c'est pour la gagner. J'ai toujours peur de la perdre." Et ne lui parlez pas d'un éventuel manque de motivation de l'OM, engagé dans le sprint final en L1 : "Tant mieux si Marseille a d'autres priorités. Que l'OM fasse jouer sa réserve, on prendra. Quand tu joues une finale, tu n'es pas motivé ? Laisse moi rire. Le tenant reste le favori. Nous, on est de bons trouble-fêtes. Vous pouvez dire aussi qu'on les a laissé gagner dimanche et qui nous laisseront gagner samedi. Si ça vous fait plaisir, on n'est plus à ça près... " Cyril Jeunechamp, interrogé sur la "valeur" de sa présence à Saint-Denis, montre qu'il a reçu le message : "C'est une valeur énorme. Ce serait la recompense de cinq-six ans de travail. Si on nous avait dit qu'on finirait 5e la première année, européen la seconde et en finale là, on y aurait pas cru. Il y a un engouement autour du club et il faut que cela continue. Si on gagnait, on ferait avancer le club."

 Eurosport
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Paris rêve de podium... Lille à la relance en Bretagne...

Le tour des stades de la 32e journée de championnat...
Le programme
Dimanche, à 19h
Brest-PSG
Bordeaux-Saint-Etienne
Nancy-Arles-Avignon
Caen-Toulouse
Monaco-Rennes
Valenciennes-Sochaux
Auxerre-Lens
A 21h: Lorient-Lille
Mercredi 27 à 19h00
Marseille-Nice
A 20h40: Lyon-Montpellier
Le classement du championnat est ici
Le défi
Gagner quatre matchs d’affilée, c’est beaucoup demander aux joueurs du PSG cette année. A chaque fois qu’ils ont enchaîné trois succès, toutes compétition confondues, les joueurs d’Antoine Kombouaré se sont plantés le match suivant. En cas de victoire face à Brest, après trois victoires face à Caen, Lyon et Angers, ils innoveraient. Et à six journées de la fin, personne n’est contre au PSG.
La question
Le stade rennais va-t-il couler? Depuis deux ans, l’équipe bretonne s’effondre dans le sprint final, ce que Frédéric Antonetti redoute encore une fois. Le coach corse a bien compris que quelque chose s’était cassé lors de la défaite à domicile contre Lorient. Un cinquième match sans victoire pour les Rouge et Noir, qui conservent tout de même la meilleure défense du championnat. Face à Monaco, ils joueront pourtant sans Kana-Biyik et Souprayen, les deux expulsés du week-end dernier. Sans un réveil des cadres, dont le gardien Nicolas Douchez, la Ligue des champions pourrait dangereusement s’éloigner.
La série
Après la sardine du Vieux-Port de Marseille, voilà le merlu qui bouche le but de Lorient. Depuis douze matchs, les joueurs de Christian Gourcuff ne perdent plus domicile, soit sept mois d’invincibilité en championnat. Les Lorientais possèdent aussi la meilleure défense à domicile de L1 (8 buts). Bref, Lille ne devrait pas avoir la vie si facile, dimanche en Bretagne.
La supplique
Anthony Modeste n’en peut plus. Jouer au stade Chaban-Delmas est devenu une punition pour des joueurs raillés par leur propre public. L’attaquant des Girondins demande donc une trêve des sifflets et des «On se fait chier, on se fait chier» en tribunes. «Nous évoluons sous une pression défavorable à domicile, regrette le buteur bordelais sur le site de son club. Je demande au public de nous soutenir. Même si parfois nous ne sommes pas beaux à voir jouer, nous aimerions pouvoir compter sur eux».
La phrase
Après 31 journées, le public lyonnais attend toujours le réveil de Yoann Gourcuff. Son coach aussi d’ailleurs, même s’il ne perd pas espoir. Selon Claude Puel, la fin de saison pourrait pourtant être celle du meneur de l’OL: «Je le trouve bien avec ses coéquipiers et son environnement, ce qui n'a pas tout le temps été le cas car c'est un garçon qui était beaucoup sur la réserve. Depuis quelques semaines, je le trouve plus relâché et j'aime bien son implication dans le groupe. Bien sûr, il faut maintenant que cela se traduise sur le terrain.»
Le faire-part
A grand match, grand remue-ménage. Le Stade brestois a choisi la réception du PSG pour lancer son nouveau site Internet. B29.com vient de vivre une remise à jour complète. Le club profite également de l’occasion pour lancer sa web TV. On attend plus que les reportages sur les parties de pêche en haute mer de Nolan Roux.
http://www.20minutes.fr/article/712095/sports-ligue-1-paris-reve-podium-lille-relance-bretagne
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L'OM chasse sur son territoire

Depuis qu'il a soulevé la Coupe de la Ligue il y a un an, Marseille est devenu une véritable bête de compétition, quelles que soient les contraintes et les commentaires sur son jeu. Face à Montpellier (20h45), c'est le trophée virtuel de meilleur club français du moment que l'OM pourrait soulever
La disette de 17 ans? Un vieux souvenir. Les finales perdues face à Sochaux*? Oubliées ! En un an, Marseille, petit animal écrasé par la pression de l'histoire et de l'attente s'est transformé en dévoreur de titres. Avec la Coupe de la Ligue 2010, le dernier titre en Ligue 1 et le trophée des champions, le club phocéen s'est adjugé trois des quatre derniers trophées nationaux. Une culture de la gagne inculquée par Didier Deschamps bien évidemment et que René Girard a résumé par cette déclaration vendredi: "C'est moins pétillant que Lille mais c'est du costaud. Les Marseillais font ce qu'il faut quand il faut. Ils sont là au bon moment." Le bon moment, ce sera ce soir 20h45, au Stade de France, où DD a gagné ses derniers galons de gagneur et de commandeur en 1998.
L'équipe de Didier Deschamps a encore montré un aperçu du talent décrit par Girard dimanche dernier dans l'Hérault. Menée 1-0, elle a renversé la situation (2-1) pour empocher trois points cruciaux. Une performance réussie trois fois sur ses cinq derniers déplacements et qui permet au tenant du titre d'être en bonne position pour un nouveau doublé. Pendant que le leader lillois lâche des points précieux, Marseille est en phase ascendante (29 points sur 36 possibles depuis la reprise). Et ajouter une ligne de plus à son palmarès ce soir devant Montpellier assoirait sa supériorité nationale tout en le confortant pour le sprint final. "Une victoire apporterait de la sérénité", reconnaît Deschamps.
Calme, le Vieux-Port?
Autre signe qui ne trompe pas chez ce Marseille affamé de titres, la quiétude justement. Chez les Olympiens, on commence à s'habituer aux rendez-vous importants. Pendant que Montpellier, sevré de titre depuis 20 ans (tiens, tiens,..), se préparait cette semaine à huis clos, les Marseillais s'entraînaient devant 1200 personnes à Senlis. Ils ne sont d'ailleurs arrivés que jeudi midi dans la région parisienne contre mercredi aux Héraultais. Tous s'accordent à dire qu'il y a moins d'effervescence autour de cette finale et Didier Deschamps n'a même "pas de problème" avec l'étiquette de favori collée sur le dos de ses joueurs. Zen, Marseille? C'est presque antinomique.
En cas de succès au Stade de France le Vieux-Port ne devrait pas s'enflammer comme il l'a fait l'an passé et les Marseillais ne défileront pas avec le trophée. Pas parce qu'ils sont blasés mais parce qu'il ne faudra pas "gaspiller d'énergie" selon DD, avant la réception de Nice dès mercredi en match retardé de la 32e journée. Le voilà donc le nouvel OM. Plus raisonnable que passionné. Plus efficace que spectaculaire. Des qualités qui permettent de remporter des titres et que confirme cette phrase de Benoit Cheyrou prononcée il y a quelques jours. "Il y a deux ans, notre qualité de jeu était meilleure, mais nous avions fini deuxième..." Ou finaliste...
*Coupe de France 2007, Marseille s'incline aux tirs au but face à Sochaux après avoir mené deux fois au score (2-2, 5-4).
http://fr.sports.yahoo.com/22042011/70/coupe-de-la-ligue-l-om-chasse-sur-son-territoire.html
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vendredi 22 avril 2011

Deschamps: "Ne pas banaliser l'évènement"

Didier Deschamps a senti que l'engouement était moins fort cette saison à Marseille autour de la Coupe de la Ligue. Mais pour l'entraîneur de l'OM, il y a un titre supplémentaire à aller chercher face à Montpellier samedi. Une bonne raison selon lui pour ne pas prendre à la légère cette rencontre.
DIDIER DESCHAMPS, qu'est ce que ça vous fait de revenir ici ?

D.D. : C'est toujours un lieu que j'apprécie même si j'y reviens moins souvent qu'il y a quelques années. C'est un plaisir énorme de revenir. Pour moi, le club, le staff et les supporters.

Pensez-vous que le résultat aura une incidence sur la fin de saison comme il y a un an ?

D.D. : C'est différent car l'an dernier, la finale de la Coupe de la Ligue avait eu lieu un mois avant dans la saison (en raison de la Coupe du monde, ndlr). Forcément, une victoire apporterait de la sérénité et même si le championnat revient vite, ce sont deux compétitions différentes. Nos esprits sont sur le match de samedi face à Montpellier. Ce n'est qu'ensuite qu'on basculera sur la Ligue 1.

L'entraîneur de Montpellier René Girard a fait de vous son favori. Etes-vous d'accord ?

D.D. : Même si ça ne me convient pas, je ne vais pas le faire changer d'avis ! Montpellier a aussi sa chance de gagner un titre et de se qualifier pour la Ligue Europa. On verra sur le terrain. Mais ça ne me pose pas de problème si on nous donne cette étiquette de favori.

Jouer deux fois de suite Montpellier, c'est un plus ou pas ?

D.D. : C'est le hasard du calendrier. Le temps a été court. Ils nous connaissent, on les connait. Je n'aurais pas besoin de rafraichir la mémoire de mes joueurs. Mais ce n'est pas à Montpellier, ce n'est pas le championnat. C'est une finale au Stade de France.

Que pensez-vous de la suspension de Loïc Rémy (3 matches, ndlr) et quel sera son incidence sur le jeu ?

D.D. : La sanction de Loïc est lourde et sévère. Son geste est condamnable. Ce n'est pas le fait que ce soit en fin de championnat mais trois matches, c'est beaucoup. C'est une petite gifle je dirais. Mais à côté de certains gestes dangereux qui amènent des blessures... Même si pour l'image ce ne sont pas des gestes que l'on doit voir. J'aurais voulu que la commission prenne cela en compte. Ce sera préjudiciable pour nous dans un secteur ou j'ai déjà perdu pas mal de joueurs et demain je ferais mes choix... sans Rémy.

On sent moins d'effervescence à Marseille que l'an dernier. Est-ce un danger ?

D.D. : C'est la réalité. L'an dernier, c'était le premier titre possible après une longue période de disette et cette fois, il y a moins d'engouement. L'important, c'est de ne pas banaliser cet évènement. C'est un titre à aller chercher. Il ne faut pas sous-estimer cette Coupe. Les festivités ne seront pas les mêmes évidemment mais parce qu'on jouera dès mercredi. Il ne faudra pas perdre d'énergie.
http://fr.sports.yahoo.com/22042011/70/coupe-de-la-ligue-deschamps-ne-pas-banaliser-l-evenement.html
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Le calme olympien après la tempête ?

Même si c'est la Coupe à moustache, ça reste un trophée." Décriée à Marseille pour son manque de prestige, la Coupe de la Ligue avait suscité en 2010 une liesse presque irrationnelle et inconcevable. Il ne se passera rien de comparable en cas de victoire cette année. Normalement...
Dimanche 28 mars 2010. Marseille fête sa libération. La veille, l'OM a battu Bordeaux (3-1) et remporté la Coupe de la Ligue. Raillée depuis dix-sept longues années, la cité phocéenne se défait d'un fardeau et d'une étiquette de loser qui lui collait au paletot depuis le 26 mai 1993, date de son dernier titre. L'attente a été si longue que l'atmosphère a un caractère irréel en ce lendemain de finale dans les rues de la cité phocéenne. Certes, Marseille est une ville de foot et sait célébrer ses champions. Mais les scènes de liesse qui accompagnent le bus à impériale sur lequel défilent Souleymane Diawara et compagnie paraissent disproportionnées alors que l'OM vient de remporter sa première Coupe de la Ligue. Un an après, de l'eau a coulé sous les ponts. Et si 20 000 supporters olympiens vont monter au Stade de France, on ne peut pas dire que la Coupe de la Ligue 2010/2011 ait fait recette jusqu'au rendez-vous de samedi.
Cette saison, les supporters sont même allés jusqu'à bouder le quart de finale face à Monaco, profitant de la rencontre pour envoyer quelques mots doux à la Ligue sur des banderoles déployées dans des virages désespérément vides ("Coupe des figues", "LFP : trop de pognon tue la passion", "Un stade sans passion : ce spectacle vous est offert par la LFP"). Difficile à croire que les mêmes personnes exultaient quelques mois plus tôt sur le Vieux Port. Et pourtant... Jean-Claude Dassier, lui, n'a jamais boudé son plaisir. Pour le magazine de la LFP, le président de l'OM est revenu sur l'après-finale de 2010 : "Nous étions au pied d'une montagne et pour l'OM, qui n'avait plus rien gagné depuis près de 20 ans. (...) Une joie profonde nous a envahis au coup de sifflet final. Je me souviendrai longtemps de la joie des Marseillais. J'ai embrassé le maire, Margarita."
Diouf : "On n'enlèvera pas ça aux gens"
L'ancien président de l'Olympique de Marseille, Pape Diouf, a vécu tout cela de l'extérieur mais en observateur averti. "Je ne tiens pas à parler de l'OM", nous a-t-il dit cette semaine, avant de prendre une minute pour défendre le club qu'il a servi naguère. "Une victoire reste une victoire. On ne peut pas faire de hiérarchie dans le bonheur. Ça me rappelle que les gens s'étaient un peu moqués de nous quand nous avions remporté... (il cherche le nom) la Coupe Intertoto (NDLR : en 2005, après un incroyable renversement contre La Corogne). Mais pourquoi ? On n'a pas le droit d'avoir ses propres émotions ? Seuls les riches ont le droit d'être émus ? Cette victoire en Coupe de la Ligue a été un moment de bonheur et de liesse et on n'enlèvera pas ça aux gens."
Même son de cloche du côté de Benoit Cheyrou. Le milieu de terrain olympien reconnait qu'il "préférerait disputer la finale de la Ligue des Champions" mais ne crache pas sur la finale de samedi ni sur les festivités du printemps dernier. "Cela faisait tellement longtemps que l'OM n'avait rien gagné ! C'était démesuré mais on était content de partager cette joie." Si Marseille fait coup double samedi soir et bat Montpellier, la ferveur ne sera sans doute pas aussi grande qu'en 2010 alors que 15 000 supporters du club avaient tapissé les rues et mis le feu dans à Marseille. La force de l'habitude*.

Pour l'instant, rien n'est prévu...

Pour preuve, rien n'est prévu pour célébrer les éventuels doubles vainqueurs de la Coupe de la Ligue dimanche. Pas de visite à l'hôtel de ville. Rien du tout, sinon un peu de repos. "On a un match quatre jours après contre Nice, qui lui aussi sera compliqué. Je suis donc partisan de ne rien faire, ou bien d'aller au minimum. Par exemple 'faire coucou' à tous nos supporters avant le match de Nice mais, même pour cela, je sais que Didier n'est pas trop favorable car ça nous déconcentre. On va voir, on le fera peut-être après. Gagnons d'abord cette coupe et on aura toujours le temps de voir ce que l'on va faire", a révélé Jean-Claude Dassier sur le site officiel du club.
Rod Fanni, qui n'était pas de la fête la saison dernière, le regretterait presque : "Démesuré l'an dernier ? C'est comme ça à Marseille. C'est justement beau pour ça." Samuel, membre des Winners, ne dira pas le contraire. "De l'extérieur, on a peut-être l'impression qu'on est des bouffons. Mais on vit les succès à 3000% à Marseille. La joie a été à la hauteur de notre frustration pendant dix-sept ans. Même si c'est la Coupe à moustache, ça reste un trophée."
*Si Marseille gagnait la Coupe de la Ligue 2011, le club phocéen décrocherait un quatrième titre en douze mois après la Coupe de la Ligue 2010, le Championnat de France 2010 et le Trophée des Champions 2010.
 Eurosport
http://fr.sports.yahoo.com/22042011/70/coupe-de-la-ligue-le-calme-olympien-apres-la-tempete.html
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