Laurent Blanc sera privé de six titulaires pour la réception de Sedan, mardi, en quarts de finale retardé de la Coupe de la Ligue. En dehors de Mathieu Chalmé, suspendu, il a délibérément choisi de laisser au repos Mickaël Ciani, Marc Planus, Benoît Trémoulinas, Yoann Gourcuff et Marouane Chamakh. Seulement dix-sept joueurs ont été retenus. Parmi eux, cinq revenants, qui peuvent s'attendre à retrouver du temps de jeu à Chaban : le gardien Cédric Carrasso, Alou Diarra, Abdou Traoré, Grégory Sertic et Yoan Gouffran.
Après son résultat nul contre Boulogne (0-0), Laurent Blanc a répété qu'il n'était pas spécialement alarmé par ce manque à gagner, et que les prestations imparfaites de son équipe étaient dues au travail physique effectué cet hiver. «On n'est pas fin prêts, on fait en sorte d'être prêts pour le mois de février, a-t-il expique. Je ne suis pas inquiet outre mesure. On n'a aucune garantie attention, nous sommes comme toutes les équipes. Mais c'est au fur et à mesure, j'espère, qu'on amènera plus de potentiel physique, plus de vitesse. Il nous manque ça en ce moment.»
Le groupe : C. Carrasso, Ramé - Henrique, Jurietti, Placente, Sané - A. Diarra, Fernando, Plasil, Wendel, Sertic, A. Traoré - Bellion, Cavenaghi, Gouffran, Jussiê, Saivet
L'équipe
Au lendemain de la défaite à Lyon (2-1), dimanche, Claude Makelele n'a pas employé le mot de crise pour qualifier la quatorzième place de son équipe. Mais presque. «La situation devient dramatique, il faut arrêter l'hémorragie», implore-t-il, quitte à ne pas se préoccuper du contenu. Voici les mots du capitaine :
Paris joue mais perd
«On est dans une situation critique. Les victoires des adversaires, c'est nous. On relance les équipes comme Lyon alors qu'on devrait se relancer nous-mêmes. On manque de concentration, ça devient agaçant à la fin. On fait trop de cadeaux aux équipes, je parle de toute l'équipe et c'est inacceptable. On ne peut plus accepter ces cadeaux que l'on fait aux adversaires».
Des problèmes défensifs récurrents
«La base du football, c'est de ne pas prendre de buts. Il faut faire autre chose que ce qu'on fait. Les erreurs coûtent cher, il faut défendre ensemble. Cela fait six mois que ça dure et on a l'impression d'avoir toujours le même discours. Maintenant, il faut des actes, passer à autre chose. La situation devient dramatique».
Un mental déficient
«C'est chiant parce que à la mi-temps contre Lyon, on s'est senti capable de gagner le match. C'est une question de mentalité et il faut changer notre mentalité. On n'a plus le droit aux discours. Il faut sortir de cette position. Offensivement et défensivement, je répète, on fait trop de cadeaux mais il ne faut pas lâcher».
La suite de la saison
«Il faut se rendre à l'évidence, ce qui se passe reflète la saison, on ne peut pas faire pire que ça. Il faut jouer peut-être à l'encontre de ce que l'on fait pour avoir des résultats. Il n'y a plus d'excuses. Janvier est pourri, on peut le dire comme ça».
L'équipe
Hantise des staffs médicaux et des entraîneurs, la Coupe d’Afrique des Nations est à l’inverse l’un des tournois préférés des recruteurs européens. Cette 27e édition disputée en Angola du 10 au 31 janvier n’aura pas échappé à la règle. Quelques joueurs ont d’ailleurs sérieusement tapé dans l’œil de certaines écuries du Vieux Continent. Logique vainqueur de la compétition, l’Égypte et son football tout en maitrise collective ont beaucoup plu aux observateurs. Les Pharaons doivent également leur troisième succès consécutif à quelques individualités.
On citera bien évidemment Mohamed Zidan (28 ans, Borussia Dortmund), Ahmed Hassan (34, Al-Ahli, ex-Anderlecht) ou encore Essam El-Hadary (37 ans, Ismaily, ex-Sion), bien connus du football européen. Mais on aura également découvert l’attaquant Mohamed Nagy Gedo (25 ans, Ittihad), meilleur buteur de la CAN avec 5 unités au compteur, ou bien Ahmed Al-Muhammadi (22 ans, EPPPI), ailier déroutant auteur d’un but dans le tournoi. Des performances qui ont éveillé l’intérêt des clubs de Premier League. Wolverhampton et Fulham apprécieraient particulièrement le premier, tandis que le second serait tout proche de Sunderland. Les Égyptiens ne sont pas les seuls à s’être montrés sous leur meilleur jour.
Les Pharaons, mais pas que...
Les Fennecs d’Algérie ont eux aussi réussi un parcours satisfaisant, atteignant les demi-finales. Au sein de la sélection de Rabah Saâdane, les solides prestations du défenseur central Rafik Halliche (23 ans, Nacional Madère, prêté par Benfica), supervisé par l’AS Monaco, le Paris SG et des clubs italiens, et du milieu de terrain Hassan Yebda (25 ans, Portsmouth, prêté par Benfica), courtisé par les cadors de Serie A ainsi que Séville et Arsenal, ont séduit. Côté Ghana, les jeunes pousses championnes du monde des moins de 20 ans ont prouvé qu’ils étaient à la hauteur de l’évènement, à l’image d’André Ayew (20 ans, Arles-Avignon, prêté par l’OM).
Le Nigéria n’était pas non plus attendu à ce niveau de performance. Les Super Eagles se sont notamment illustrés par leur assise défensive. Le gardien de but Vincent Enyema (27 ans, Hapoël Tel-Aviv), déjà impérial en juin dernier face à l’équipe de France à Geoffroy Guichard (0-1), incarne parfaitement cette impression de solidité. Il pourrait d’ailleurs découvrir le haut niveau du côté du Rubin Kazan, révélation de l’année 2009 en C1. On peut également citer le Gabonais Bruno Ecuele-Manga (21 ans, Angers), le Béninois Pascal Angan (23 ans, WAC), le Zambien Jacob Mulenga (25 ans, FC Utrecht) et l’Angolais Ricardo Job (22 ans, Petro Atlético).
Alors, les révélations de la Coupe d’Afrique des Nations 2010, stars des futurs mercatos ? Il y a fort à parier que ça sera le cas. Certains ont déjà commencé à l’image de Valenciennes, qui a misé il y a quelques jours sur l’international ivoirien (latéral droit ou milieu défensif) Brou Benjamin Angoua (23 ans, ex-Honved Budapest). De quoi peut-être donner des idées aux autres clubs d’ici minuit...
footmercato
L'attaquant de Manchester United, Wayne Rooney (24 ans, 23 matchs et 20 buts en Premier League cette saison) est inarrêtable actuellement. Après son quadruplé réussi face à Hull City (4-0) le week-end dernier, après son but décisif contre l'ennemi Manchester City (3-2) mercredi en Carling Cup, l'international anglais a inscrit son 100ème but en Premier League dimanche, lors du choc au sommet face à Arsenal (1-3). La phase retour vient tout juste de commencer, mais Rooney a déjà dépassé Nicolas Anelka, sacré meilleur buteur du championnat la saison passée avec 19 buts !
Rooney n'est pas à vendre
Troisième joueur le plus jeune à avoir réalisé la performance d'atteindre la barre symbolique des cent buts, Rooney marche littéralement sur l'eau, permettant quasiment à lui tout seul de faire oublier le transfert de Cristiano Ronaldo au Real Madrid l'été dernier. Pas étonnant que les deux gros clubs espagnols, le Real justement, mais aussi le FC Barcelone, le suivent plus que d'un oeil et soient prêts à bondir pour proposer des dizaines de millions d'euros. Sous contrat jusqu'en juin 2012, l'international anglais (57 sélections et 25 buts) est en effet devenu l'un des tous meilleurs attaquants du monde.
Pris au piège par ses dettes abyssales, Manchester United pourrait être contraint de vendre en fin de saison pour se renflouer un peu. Mais pour l'heure, les dirigeants des Diables Rouges récusent toute possibilité de transfert. «A moins qu'Alex (Ferguson) ne l'autorise, nous n'accepterons aucune offre, quel que soit le prix, pour un joueur que nous voulons garder» , a déclaré le directeur exécutif David Gill à la BBC. L'ancien pensionnaire d'Everton devrait malgré tout être serré de près l'été prochain et faire l'objet de multiples offres. Si son transfert devrait rapporter gros à MU, il devrait surtout soulager ses concurrentspour les prochains titres, Chelsea et Arsenal en particulier.Maxifoot
EN HAUSSE
Auxerre (6e)
Discrètement, Auxerre est en train de s'imposer comme l'équipe en forme du moment en Ligue 1. L'AJA est en tout cas invaincue depuis sept matches en championnat après avoir difficilement vaincu Saint-Etienne à l'Abbé-Deschamps (1-0). Le dernier revers des Bourguignons remonte au 6 décembre 2009, face à Nancy (1-3). Depuis, les hommes de Jean Fernandez ont affiché une solidité indéniable, puisqu'ils n'ont concédé qu'un seul but en L1 lors de leurs sept dernières sorties. Mais l'entraineur auxerrois se veut prudent. "En ce moment, nous avons la réussite avec nous, puisqu'à Nice, on a marqué un but sur hors-jeu, ce qui nous fait 3 points et Saint-Etienne perd un point sur un but refusé pour un hors-jeu alors qu'il n'y avait pas hors-jeu", a-t-il souligné après le succès de ses joueurs sur les Verts. Auxerre n'en demeure pas moins bien placé à la sixième place du classement de Ligue 1 avant de se déplacer à Grenoble la semaine prochaine.
EN BAISSE
PSG (14e)
Incorrigibles, ces Parisiens ! Dominateurs en première période, en tête au score à la pause, les hommes d'Antoine Kombouaré ont connu une deuxième période cauchemardesque pour finalement s'incliner à Lyon (2-1). Le club de la capitale, réduit à dix après l'expulsion de Mamadou Sakho, a une nouvelle fois sombré en fin de match, concédant deux buts dans le dernier quart d'heure. Le PSG a ainsi enregistré une troisième défaite consécutive et n'a toujours pas inscrit le moindre point en Ligue 1 en 2010. Plus grave, il pointe aujourd'hui à une inquiétante 14e place au classement, bien éloignée des ambitions européennes du début de saison. "Il y a eu pas mal de qualité mais en fin de match, nous commettons des erreurs sur coups de pied arrêtés qui nous font beaucoup de tort", reconnaît l'entraineur parisien. "Il faut se remobiliser et préparer la réception de Lorient le week-end prochain afin de renouer avec la victoire le plus vite possible et retrouver la confiance", a-t-il ajouté. Pas évident, quand on sait la faculté des Lorientais à réussir de bons résultats au Parc des Princes.
LE JOUEUR
Sylvain Marveaux (Rennes)
Le potentiel était là, il est en train d'éclater au grand jour. Face à Grenoble, Sylvain Marveaux a confirmé sa progression constante cette saison. A l'origine du premier but, le milieu offensif rennais a signé les deux suivants pour conduire son équipe vers un large succès (4-0) qui replace la formation bretonne à la huitième place du classement. Pour le plus grand plaisir de Frédéric Antonetti, qui attend encore davantage de son joueur, âgé de 23 ans, déjà auteur de six buts et trois passes décisives en Ligue 1 cette saison. "Sylvain est en train de prendre une autre dimension, mais il sait qu'il doit être encore plus décisif dans les rencontres plus compliquées. S'il réalise la même chose, contre Bordeaux, dans une semaine, alors il aura franchi un cap", estime l'entraineur rennais. Marveaux sait ce qu'il lui reste à faire.
LE BUT
Karim Aït-Fana (Montpellier)
Quelques grammes de finesse dans un monde de brute. Au cours d'une rencontre très engagée, parfois hachée, Karim Aït-Fana a fait parler son talent pour placer Montpellier sur les rails de la victoire face à Marseille (2-0). Après une action initiée côté gauche par Romain Pitau et Cyril Jeunechamp, l'international Espoirs a récupéré le ballon dans la surface, enrhumé Stéphane M'Bia puis crocheté Souleymane Diawara avant de tromper Steve Mandanda de l'extérieur du pied droit. Un but qui en dit long sur le potentiel du joueur, même si René Girard attend encore plus de lui. "Karim a de très belles qualités naturelles, mais il n'a pas atteint encore son plein régime. Il doit muscler son jeu pour être aussi constant à l'extérieur qu'à domicile", juge l'entraîneur montpelliérain. En attendant, le promu héraultais est deuxième du classement, à six longueurs du leader bordelais, et a déjà assuré son maintien.
LA STAT
30
Petit événement avec le 0-0 entre Bordeaux et Boulogne-sur-Mer en Gironde. Le stade Jacques Chaban-Delmas n'avait en effet plus connu de match nul et vierge depuis 30 rencontres. Il fallait remonter au 26 avril 2008 pour trouver la trace d'un tel résultat dans l'antre des Bordelais. C'était face à Nice. Le score de Bordeaux-Boulogne est d'autant plus surprenant que cette rencontre opposait la deuxième meilleure équipe à domicile et la deuxième moins bonne formation à l'extérieur, mais aussi la troisième meilleure attaque contre la deuxième défense la plus perméable. Comme quoi, les statistiques ne sont pas toujours révélatrices.
LA DECLA
Gilbert Stellardo (Président de Nice, suite aux incidents avec les supporters à Monaco)
"Je n'ai rien vu. Lorsque je suis passé, il n'y avait pas de problème, outre le fait qu'ils demandaient ma démission. S'il y a eu des problèmes avec les forces de l'ordre, j'espère qu'ils auront pris quelques coups sur la tête. Qu'est-ce que vous voulez y faire ? On ne peut pas les maîtriser. Je rêve d'avoir un public à l'anglaise. Je préfèrerais avoir des supporters d'une autre qualité que ceux que l'on a. J'en subis moi-même les conséquences. Ce n'est pas marrant. Quand on voit ce qu'on fait depuis des années pour le club, s'entendre dire par quelques rigolos: Démission ou autres, ce ne sont pas des attitudes que l'on apprécie. Ils se prennent tous pour des entraîneurs, des connaisseurs en football. Ils n'y connaissent pas grand chose. La seule chose dont ils aient envie, c'est finalement la bagarre. Et quand ils la trouvent, ils la font. Que voulez-vous que je fasse ? S'il y a des incidents, qu'on est responsable, on déposera plainte. Malheureusement, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est la qualité de ces gens-là. On n'est pas responsable de ces énergumènes. Naturellement, on ne les couvrent pas. C'est insupportable. Quelles actions peut-on mener? On essaie de les recevoir. On parle avec eux. Individuellement, on y arrive. Dès qu'ils sont en bande, on n'arrive pas à les maîtriser. C'est fini. On a l'impression de sauvages qui ne savent pas se maîtriser et qui cassent pour casser. Ce ne sont ni mes parents, ni mes enfants. Malheureusement, je n'ai pas de pouvoir sur eux." Eurosport
Je vous mets en copie cet article de Thierry Roland qui vient d'être publié dans France Soir
L’organisme qui gère la CAN n’a en effet rien trouvé de mieux que de suspendre le Togo pour les deux prochaines éditions de l’épreuve, l’équipe togolaise ayant regagné son pays après la mort de deux de ses membres, à la suite de l’attaque sanglante perpétrée par les rebelles du Flec (Front de libération de l’enclave de Cabinda). Pourtant, les autorités africaines avaient, tout de suite après le drame, laissé aux joueurs togolais le libre choix de leur action à venir, en précisant bien, par la voix de leur président, M. Issa Hayatou, qu’il n’y aurait pas de sanction quoi qu’il arrive. Le résultat se passe de commentaire. C’est un déni de justice, une honte intégrale. Ainsi, pour la CAF, deux morts et plusieurs blessés graves, à la suite d’un attentat à l’arme lourde, cela ne compte pas ou si peu…
Et comme si cela ne suffisait pas, le ministère des Sports de l’Angola, pays organisateur de la CAN 2010, s’est excusé pour « les petits incidents » qui ont marqué l’épreuve. Les familles des victimes apprécieront. Comme si la mort des deux Togolais était un accident naturel. C’est lamentable. Cela n’a pas de nom et c’est bien dommage pour l’Afrique, l’année où celle-ci organise la première Coupe du monde de football à se disputer sur son continent. Certes, le Togo a fait appel. Mais je crains fort que la CAF, empêtrée dans ces scandaleuses décisions, ne l’entende pas. Il faudra aller devant le Tribunal arbitral du sport. Mais tous les sportifs du monde, quelles que soient leurs origines ont, quant à eux, déjà condamné la CAF. Sans recours, et avec une énorme tristesse.
Lucho, Heinze, MBia, Diawara, Morientes... Les noms sont ronflants, les tarifs aussi... Mais l'OM, qui a choisi l'été dernier de confier les clés de la maison à Didier Deschamps, après le départ de Gerets pour l'Arabie Saoudite, lui a également donné les moyens de ses ambitions. Avec un seul objectif : reconquérir un titre de champion de France après lequel les Olympiens courent depuis maintenant 18 ans. Six mois plus tard, le dossier est déjà réglé. Défait samedi sur la pelouse du surprenant promu montpelliérain (0-2), l'OM, qui compte toutefois un match de retard (contre Sochaux à domicile), pointe à douze longueurs du leader girondin. Un gouffre.
Un recrutement décevant, un coaching discutable
Les raisons de ce mini-fiasco sont multiples. Mais nombre d'entre elles sont imputables à celui qui avait mené Monaco en finale de la Ligue des champions ou encore la Juve en Serie A. A peine arrivé, Deschamps a voulu imposer sa patte, et tirer un trait sur l'héritage pourtant solide laissé par Gerets. Cana, le capitaine emblématique, est parti. Valbuena, Hilton ou Ben Arfa ont eux été écartés pour laisser place à ses hommes. Mais ceux-ci n'ont pas suivi, hormis peut-être Abriel, le moins attendu de tous. Lucho, arrivé avec le statut de joueur de classe mondiale, commence tout juste à trouver ses marques. Morientes est tout simplement hors de forme. La charnière centrale Diawara-Heinze, tant désirée par DD, n'a jamais vraiment donné satisfaction. Mbia, posté seul devant la défense, n'a pas l'abattage d'un Alou Diarra à Bordeaux. Sans compter que Taiwo a connu une longue traversée du désert.
Alors Deschamps a ramé, tenté. Beaucoup, peut-être trop même. Pour un coaching au final peu souvent gagnant. Heureusement pour lui, sa légitimité du côté de la Canebière, née d'une victoire en Ligue des champions sous ce même maillot olympien, en 1993, lui épargne encore la colère de l'intransigeant public marseillais. Reste à savoir jusqu'à quand. France Football
«On est soulagés.» Rémy Vercoutre avait la mine des bons jours après la victoire contre le Paris-SG (2-1), dimanche soir à Gerland. Titulaire pour la quatrième fois cette saison, toutes compétitions confondues, le gardien lyonnais a largement contribué à ce résultat, mais c'est surtout le retournement de situation réussi par l'OL qui le réjouissait. «Il y avait une drôle d'ambiance et un drôle de parfum autour de ce match. C'était mal engagé. On aurait pu se retrouver avec un lourd handicap en termes de points.» Vercoutre a pu, du terrain pour une fois, apprécier le mental de ses partenaires. «Etre mené 1-0 et avoir la force de caractère et se dire qu'il ne faut rien lâcher, c'est bien pour la suite. Perdre cela aurait été embêtant, ne serait-ce que d'un point de vue psychologique», souligne-t-il.
De son côté, Bafé Gomis penchait un peu plus pour le facteur chance. «En deuxième période, je pense que les Dieux du football ont été avec nous, lâche le buteur lyonnais. Il y a eu des poteaux, mais aussi des buts. C'est ce qu'il faut retenir.» Pour lui, comme pour Vercoutre, c'est aussi clairement l'expulsion de Sakho à l'heure de jeu qui a fait basculer les choses. «A onze contre dix, c'était plus facile, indique encore le gardien. On a senti que les Parisiens baissaient de pied physiquement. Nous, on avait cette rage, cette envie.» Pas mal de confiance aussi. «C'est un peu les montagnes russes en ce moment sur ce plan», reprend Vercoutre qui attribue le meilleur état d'esprit au stage de Tunisie.
«Arrêter de jouer petit bras !»
Au classement, l'OL revient à un point du podium, l'objectif majeur des Lyonnais pour cette deuxième partie de saison. «On avait deux matches difficiles en Championnat (à Nancy 2-0 et Lorient 3-1) sans compter le match de ce soir mais il me semble qu'en janvier on reprend quelques points sur les équipes de tête, notamment quatre sur Bordeaux, a bien noté Jean-Michel Aulas. Si le rythme se poursuivait comme ça, on pourrait espérer (pour le titre).» «On est encore dans la course à la Ligue des champions, au titre aussi, même si Bordeaux est encore loin», enchaîne Gomis quand Vercoutre met l'accent sur «la très bonne série lyonnaise en Championnat (trois victoires d'affilée)». Et le gardien lyonnais de prendre l'exemple de Lille «pour que ça dure le plus longtemps possible grâce à une longue période d'invincibilité». Avant de penser à la suite, Claude Puel espère surtout que ses joueurs « arrêteront de jouer petit bras !».
Globalement, comment sauver la saison de l'OL ou faire en sorte qu'elle ne soit pas blanche ? Les Lyonnais ne se posent pas vraiment la question. «Nous, on a envie de faire le maximum match après match et de gagner même si c'est tiré par les cheveux comme ce dimanche soir. A un moment donné, la lumière se rallumera peut-être et on rajoutera peut-être la manière», conclut Vercoutre. Cela tombe bien, la réception du Real approche à grands pas (le 16 février) L'équipe
Zoom : Henry n'est pas encore cuit
Auteur d'une saison peu glorieuse avec le FC Barcelone, Thierry Henry (32 ans, 13 matches de Liga cette saison, 2 buts) a de grandes chances de quitter la Catalogne à la fin de l'exercice, soit un an avant la fin de son contrat. Alors que de nombreuses rumeurs l'envoient aux Etats-Unis, le capitaine de l'équipe de France attise toujours des convoitises du côté de la Premier League. Selon The Daily Mail, Manchester City aurait fait de l'ancien Gunner l'une de ses priorités pour la saison prochaine. Les Citizens avaient déjà approché Henry l'été dernier mais à l'époque, Guardiola ne souhaitait pas le laisser partir.
Par ailleurs, plusieurs clubs américains se sont manifestés. «La venue de Thierry Henry en MLS est un sujet de conversation depuis plus d'un an» , a expliqué l'ancien président de l'AS Monaco, Jérôme de Bontin, qui s'occupe à présent de la Major League Soccer. «Tout le monde aimerait le voir venir, mais New York n'est pas le seul club. Chicago, Houston et DC United à Washington ont déjà annoncé qu'ils aimeraient voir Thierry Henry arriver. On en saura plus au printemps, ou après la Coupe du monde» , a-t-il prévenu. Terminer sa carrière de l'autre côté de l'Atlantique ne serait sûrement pas pour déplaire au meilleur buteur de l'histoire des Bleus.
Rémy maitrise son avenir et celui d'Ederson
A quelques heures de la fermeture du marché, le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a levé le voile sur le dossier Loïc Rémy (23 ans, 21 matchs et 7 buts en L1 cette saison). L'attaquant international français avait ouvert la porte à un transfert dès cet hiver suite à sa prise de bec avec des supporters niçois la semaine précédente. «Rennes a fait une offre pour Rémy très importante (estimée à 15 M€) et très supérieure à sa valeur sur le marché, sûrement pour nous obliger à faire valoir notre clause de préemption. Donc on va se réunir maintenant pour savoir si on suit ou pas» , a expliqué Aulas qui dispose d'une option prioritaire en cas d'offre émanant d'un autre club.
«En fait, c'est Loïc qui va décider. S'il veut absolument partir de Nice cet hiver, il ira sûrement à Rennes. S'il est capable d'attendre pour venir chez nous en juin, on peut lever l'option avant demain et le laisser à Nice pour la fin de saison» , a proposé Aulas. La décision de Rémy aura un impact direct sur l'avenir du milieu offensif lyonnais Ederson (24 ans, 13 apparitions et 1 but en L1 cette saison), que l'entraîneur Claude Puel ne retiendra pas. «En fonction de la décision de Loïc, suivra celle d'Ederson. La Lazio ne nous a pas donné de garanties donc on préfère qu'il aille à Rennes» , a émis le président de l'OL en conférence de presse. Le temps presse désormais.
La cote : Anderson prêté au PSG (0%)
Lyon ne serait pas le seul club français à s'intéresser à Anderson (21 ans, 13 matchs en Premier League cette saison, 1 but). Selon le quotidien L'Equipe, le Paris Saint-Germain aurait aussi tenté sa chance auprès de Manchester United. Mais les Diables Rouges ont refusé de laisser partir leur milieu de terrain brésilien sous la forme d'un prêt avec option d'achat. Anderson devrait donc bien terminer la saison avec United. Si ce n'est Kezman, le PSG devra quant à lui se passer de renforts cet hiver. MAXIFOOT
La nuit est tombée au stade du 11 novembre de Luanda, ce dimanche 31 janvier 2010, avec un troisième sacre continental consécutif des Pharaons d’Egypte, qui ont laissé jouer les jeunes Ghanéens tout au long du match, avant de les ‘’poignarder ‘’ à cinq minutes de la fin du temps réglementaire par Gedo, l’habituel joker du coach Hassan Shehata.
Auparavant, alors que le rythme du match était marqué par la lenteur dans le jeu, ce sont les spectateurs qui ont mis des couleurs et de la voix dans les tribunes. Clairsemés au coup d’envoi de l’arbitre malien Koman Coulibaly, les gradins se sont progressivement garnis pour donner une ambiance de fête à la fin. Plus d’une fois, la ola a été exécutée par des fans du football heureux de terminer la fête du football africain en beauté ; et cette ola a fait le tour de l’ enceinte flamboyante du stade du 11 novembre, chaque spectateur y allant de sa partition au chant collectif de joie.
A la fin du match, remporté donc (1-0) par l’Egypte devant le Ghana, tandis que les Black Stars s’écroulaient en pleurs sur la pelouse, les Pharaons se sont répandus en embrassades, le maillot de champion 2010 fièrement dévoilé sur le torse. Les services de sécurités ont même dû jouer des coudes pour ramener les joueurs égyptiens à l’ordre protocolaire, notamment Mohamed Zidan en extase auprès des supporters des Pharaons.
Après quelques mouvements d’ensemble exécutés par un ballet angolais sous une lumière feutrée, les présidents de la FIFA et de la CAF, MM. Sepp Blatter et Issa Hayatou, accompagnés du président de la République angolaise José Eduardo Dos Santos, pouvaient alors procéder à la remise solennelle des médailles et des trophées de la CAN Orange 2010.
Rendez-vous dans deux ans, pour la 28ème édition de la CAN Orange, en Guinée équatoriale et au Gabon.
Dimanche soir, l'Egypte a été sacrée, pour la troisième fois consécutivement, championne d'Afrique des Nations en battant le Ghana (1-0) en finale. Pour Mohamed Zidan, ce succès acquis par les Pharaons a été le plus dur ce des dernières années. "Oui, ça a été très dur mais nous avons arraché l'essentiel: la victoire finale. Car la 2e ou la 16e place, c'est la même chose, ça n'a aucun intérêt. Nous nous sommes battus en équipe. Je suis très fier. Nous avons remporté les deux dernières CAN, nous sommes trois fois champions. C'est ce qui rend ce succès si important pour nos carrières. C'est incroyable. Je suis tellement heureux et fier d'être Egyptien. Nous avons vraiment la meilleure équipe d'Afrique et la meilleure équipe de l'histoire d'Egypte. Et ça, c'est parce que nous travaillons dur et parce que nous progressons sans cesse. Nous sommes une des seules équipes nationales en Afrique qui conserve toujours la même ossature. Les autres changent cinq ou six joueurs chaque année. Nous, nous misons sur la continuité. Un ou deux éléments peuvent être absents sur blessure mais nous pouvons maintenir notre niveau de jeu. Bien sûr, Mohamed Abu Trika, Amr Zaki et Mohamed Shawky nous ont manqué durant ce tournoi. Mais tout ne dépend pas d'un joueur car cette équipe en compte beaucoup de bons", a déclaré l'attaquant du Borussia Dortmund sur RFI.
Après la défaite du Paris Saint Germain à Lyon (2-1), hier soir en clôture de la 22ème journée de Ligue 1, l'entraîneur parisien ne décolérait pas contre les erreurs de marquage de ses joueurs. "C'est le match des regrets", a analysé Antoine Kombouaré.
ANTOINE KOMBOUARÉ, comment analysez-vous cette défaite à Lyon (2-1)?
A.K. : C'est le match des regrets. Ce soir (hier, Ndlr), nous avions la place pour au moins ramener un nul, si ce n'est la victoire. Nous avons beaucoup de regrets car nous pensions avoir fait le plus dur. Après avoir ouvert la marque, nous avons continué à aller de l'avant, nous nous sommes procurés beaucoup d'occasions mais nous sommes tombés sur un grand Vercoutre, comme nous étions tombés sur un grand Lloris au match aller. À 0-1, l'OL pouvait entretenir l'espoir Dans un deuxième temps, l'expulsion de Sakho nous fait beaucoup de mal. Ceci étant, je pense que nous aurions pu tenir, même à dix, mais nous prenons deux buts sur deux coups de pied arrêtés. C'est inacceptable à ce niveau.
Quel discours avez-vous tenu à vos joueurs?
A.K. : On a fait trop de cadeaux. Nous n'avons pas été capables de marquer le deuxième but et de tuer le match. Et, surtout, sur une action anodine, on se fait surprendre et on se retrouve avec un joueur expulsé. Ensuite, on subit et on encaisse deux buts sur coups de pied arrêtés. On ne peut s'en prendre qu'à nous.
Le PSG est désormais 14ème de la Ligue 1, êtes-vous inquiet?
A.K. : Non, ce qui m'inquiète, c'est surtout de ne pas être capable de tenir un résultat. Ne pas renouer avec la victoire m'embête aussi. Après, concernant le classement, nous allons être capables de remonter la pente en renouant avec le succès. C'est ce que j'attends de mes joueurs dès samedi prochain à domicile devant Lorient. Il faut se remobiliser. Individuellement, il faut que tous les joueurs évoluent à leur niveau, ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Eurosport
Le PSG a perdu à Lyon un match qui lui tendait les bras (2 - 1). Longtemps en mesure de signer leur première victoire de l'année 2010 en championnat grâce à un but rapide d'Erding, les Parisiens ont certainement livré pendant 60 minutes leur prestation la plus convaincante de la saison. Mais l'expulsion logique de Sakho à l'heure de jeu a mis à mal tous leurs efforts.
Désormais quatorzième, le PSG n'a désormais plus grand chose à espérer de cette fin de championnat. La Coupe de France est désormais leur seul espoir de retrouver l'Europe la saison prochaine.
Une belle complémentarité Hoarau - Erding
Antoine Kombouaré peut en tous cas désésperer de ne pas avoir pu compter plus tôt sur son duo d'attaquants Hoarau - Erding. Blessés tour à tour, les deux joueurs ont pour la première fois été alignés ensemble d'entrée en championnat. Leur complémentarité a sauté aux yeux et laisse d'énormes regrets pour les Parisiens. Sur leur première action conjointe, les compères sont tout près de se gêner au moment de reprendre un corner de Sessegnon au premier poteaau mais le Réunionais s'écarte juste ce qu'il faut pour laisser le Turc ouvrir le score du droit (0-1, 10e). Son neuvième but cette saison en L1.
Quelques minutes plus tard, Erding remet de la tête vers Hoarau qui se joue de Cris avant d'obliger Vercoutre à détourner le ballon au ras de son poteau (14e). Le gardien lyonnais qui remplace Lloris, malade, est de nouveau décisif sur une tête d'Hoarau (22e) puis une frappe d'Erding (35e).
Très en jambes, Paris bouscule une formation lyonnaise particulièrement apathique et seulement dangereuse sur un coup franc de Pjanic (7e) et une frappe puissante de Kallstrom (36e) qu'Edel détourne avec assurance. La blessure à la cuisse gauche qui l'a obligé à rester aux soins cette semaine ne semble pas le gêner. Et lorsque le portier semble battu sur une frappe de Toulalan détournée involontairement par Traoré, c'est le poteau puis Hoarau sur sa ligne qui sauvent le PSG (40e).
Insatiables, le duo d'attaquants parisiens poursuit son travail de sape. Et sur un corner de Sessegnon, Vercoutre doit réaliser une incroyable triple parade pour repousser une frappe d'Hoarau, une autre d'Erding avant de sortir une ultime tête du deuxième sur un tir du premier (51e).
L'expulsion de Sakho change tout
Mais il était écrit que rien de serait facile pour le PSG cette saison. Après une faute de Sakho sur Gomis en position de dernier défenseur, l'arbitre exclut logiquement le défenseur parisien (60e). Antoine Kombouaré lance alors Jallet à la place de Giuly. L'ancien Lorientais prend place sur la gauche de la défense tandis qu'Armand passe dans l'axe.
Le PSG se lance alors dans un combat quasi perdu d'avance. Souvent à neuf derrière, les Parisiens se battent comme des morts de faim pour repousser les assauts de Lyonnais revigorés par ce renversement de situation. Mais l'édifice de la capitale a perdu de sa superbe.
Edel fait reculer l'échéance en repoussant sur son poteau une frappe de Gomis (74e) mais le gardien ne peut rien lorsque l'international tricolore reprend à bout portant un ballon remisé par Lovren sur corner (1-1, 77e). Quatre minutes plus tard, Cris crucifie le PSG en lobant Edel d'un puissant coup de boule (2-1, 81e). Le chemin de croix des Parisiens n'est pas terminé. Le Parisien
A quelques heures de la fermeture du marché, le président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a levé le voile sur le dossier Loïc Rémy (23 ans, 21 matchs et 7 buts en L1 cette saison). Sorti blessé du derby contre Monaco (3-2) samedi, l'attaquant international français avait ouvert la porte à un transfert dès cet hiver suite à sa prise de bec avec des supporters niçois la semaine précédente. Le Stade Rennais - et son entraîneur Frédéric Antonetti qui connait bien ses qualités pour l'avoir coaché pendant la saison 2008/09 - s'est rapidement positionné et aurait formulé une offre alléchante de 15 millions d'euros.
Rennes, le grand gagnant ?
«Rennes a fait une offre pour Rémy très importante et très supérieure à sa valeur sur le marché, sûrement pour nous obliger à faire valoir notre clause de préemption. Donc on va se réunir maintenant pour savoir si on suit ou pas» , a expliqué Aulas qui dispose d'une option prioritaire en cas d'offre émanant d'un autre club. L'OL va-t-il ressortir le chéquier pour empêcher Rémy de rejoindre la Bretagne ? «En fait, c'est Loïc qui va décider. S'il veut absolument partir de Nice cet hiver, il ira sûrement à Rennes. S'il est capable d'attendre pour venir chez nous en juin, on peut lever l'option avant demain et le laisser à Nice pour la fin de saison» , a proposé Aulas.
Rémy a désormais très peu de temps pour trancher la question. Sa décision est attendue, par les dirigeants et supporters niçois, rennais et lyonnais en particuliers, mais aussi pour le milieu offensif de l'OL, Ederson (24 ans, 13 apparitions et 1 but en L1 cette saison). Le choix du Niçois et ancien Lyonnais aura un impact direct sur l'avenir du Lyonnais et ancien… Niçois, désireux d'étoffer son temps de jeu et qui ne sera pas retenu par Claude Puel. «En fonction de la décision de Loïc, suivra celle d'Ederson. La Lazio ne nous a pas donné de garanties donc on préfère qu'il aille à Rennes» , a émis le président de l'OL en conférence de presse. S'il se débrouille bien, Rennes aura donc soit Rémy, soit EdersonMAXIFOOT
LYON - PARIS SG : 2-1
Buts : Gomis (77e), Cris (81e) pour Lyon et Erding (10e) pour Paris
Tous deux en recherche de confiance, Lyon et Paris n'ont pas obtenu les mêmes réponses, dimanche au terme d'une victoire lyonnaise acquise en fin de match (2-1). Si l'OL a enchaîné un troisième succès d'affilée en Championnat en 2010, confirmant ainsi son retour au premier plan, du moins au niveau comptable, le PSG s'est un peu plus enlisé dans ses doutes. Néanmoins le score est paradoxal, puisque c'est sans conteste les Parisiens qui ont laissé la meilleure impression dans le jeu. Que serait-il advenu si Mamadou Sakho n'avait pas quitté ses partenaires en pleine bataille ? Le sentiment serait-il identique ? Sans doute pas. Réduire ce match à l'expulsion du défenseur parisien (60e) est difficile, mais inévitable, car elle marque le tournant de la rencontre. C'est le moment à partir duquel Lyon s'est révolté face à une formation parisienne jusque-là maître de son sujet.
Durant la première heure en effet, grâce notamment à son duo d'attaquants Hoarau-Erding, très remuant, le PSG a tout réussi ou presque. Après dix premières minutes d'adaptation, le club de la capitale a même ouvert le score sur corner, par l'international turc (11e), profitant des largesses dans la défense adverse. Malgré de nombreuses occasions (14e, 22e, 26e et 49e), les hommes d'Antoine Kombouaré ont ensuite commis leure première erreur : ne pas inscrire ce but du break, qui les aurait mis à l'abri. Face à des Lyonnais sans idée et désorganisés, ce n'est pourtant pas la place qui a manqué. Mais comme depuis le début de saison, la réussite a fui Giuly et ses partenaires.
Deux erreurs fatales pour le PSG
La deuxième erreur s'est alors produite, au moment où personne ne l'attendait, au plus fort de la maîtrise parisienne sur la partie. Sur un long ballon de Toulalan plein axe, Traoré s'est fait lober, laissant Gomis partir seul en direction de la cage d'Edel. Sakho n'a pas eu d'autre solution de le tacler irrégulièrement, un geste qui a curieusement échappé à Monsieur Kalt mais pas à son assistant. Malgré les changements de Kombouaré pour tenter de conserver le score, l'inévitable n'a pu être évité par ses joueurs. En quatre minutes, ils ont cédé face aux assauts de leurs adversaires, transfigurés. Gomis (77e) puis Cris (81e), tous les deux sur coups de pied arrêtés, ont enfin fait vibrer un stade de Gerland jusque-là muet. Il était temps. Et si l'ancien Stéphanois n'a pas réussi le triplé, il doit s'en prendre aux montants, touchés à deux reprises (74e et 90e).
Mais qu'importe, après ses deux éliminations en coupes, l'OL reprend sa marche en avant. Désormais quatrième de Ligue 1, l'équipe de Claude Puel est plus que jamais dans la course à la Ligue des champions, son objectif avoué. Pour la manière, l'ancien coach lillois attendra encore un peu. "On a fait preuve de caractère, on n'est pas encore morts", a crié Cris après la partie. Ce qui suffit sans doute largement à son entraîneur. Dans le vestiaire adverse, le discours a dû être bien différent. Relégué à la 14e place, le PSG n'a à présent quasiment plus rien à jouer cette saison. Une sale habitude diront certains, qui malgré les progrès entrevus, ne cesse de perdurer.
LA DECLA : Claude Puel (entraîneur de Lyon)
"En seconde période, nous sommes rentrés dans d'autres dispositions. L'exclusion est venue naturellement car nous dominions avec des situations. Nous mettions la pression. C'est une récompense. Il faut que ce match soit un véritable tournant pour nous. Il faut arrêter de jouer petit bras et que nous nous lâchions un peu. L'objectif est toujours le même : retrouver le podium le plus vite possible et le défendre et, au vu de la soirée, il était important de prendre les trois points. Cela ne dépend que de nous et de ce que l'on peut mettre dans notre jeu. La victoire est importante ce soir et j'espère qu'elle le sera pour la suite. Cela voudra dire que nous avons pris le bon tournant".
Eurosport